LA RHETORIQUE AU SERVICE DE L'ANTIJUDAISME (IVE SIECLE-VIIE SIECLE).
KECSKEMETI JUDIT
CHAMPION
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EAN :9782745312372
Cet ouvrage est consacré à un genre d'homélie propre aux orateurs des IVe-VIIe siècles dont les oeuvres ont été conservées sous le nom de Jean Chrysostome. Commentant l'Ecriture, ces auteurs, nommés pseudo-chrysostomiens, récrivent le texte biblique en prêtant des paroles aux personnages bibliques, paroles inventées par eux-mêmes. Ces propos extra bibliques qui sont présentés comme des passages authentiques de l'Ecriture, tendent à transformer différents épisodes bibliques en autant de petits drames. Le livre s'attache à analyser un des aspects de la psychologie du commentateur qui, en s'attribuant l'autorité de l'auteur, s'interpose entre le texte et le public. Sincère ou trompeur, il met le texte soit au service de la compréhension par le public, soit au service de son propre message. Mais sincère ou trompeur, il veut toujours renouveler le texte pour le faire sien. Une grande partie du livre est consacrée à Sévérien de Gabala, auteur du Ve siècle. Son homélie qui est publiée ici pour la première fois témoigne d'une toute première manifestation de l'antijudaïsme prenant pour cible les apôtres.
Date de parution
30/08/2005
Poids
540g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782745312372
Titre
LA RHETORIQUE AU SERVICE DE L'ANTIJUDAISME (IVE SIECLE-VIIE SIECLE).
ISBN
2745312375
Auteur
KECSKEMETI JUDIT
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
540
Date de parution
20050830
Disponibilité
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Ce livre dessine le portrait d'un des mouvements libéraux les plus vigoureux de l'Europe au temps de la Sainte-Alliance : le libéralisme hongrois. Ce mouvement, dont les racines plongent dans l'ère des Lumières, les règnes de Joseph II et de Léopold II et l'élan réformiste déclenché par la Révolution française, ne put s'exprimer en public durant trois décennies de régime de censure et de surveillance policière. A partir de 1830, il s'épanouit à la Diète et dans les comitats, les institutions représentatives du pays, donne le ton dans la presse et aboutit au démontage de l'Ancien Régime, en mars avril 1848. Les dix chapitres du livre présentent la pensée libérale sur les grands thèmes institutionnels, sociaux et politiques de l'époque, tels l'affranchissement de la paysannerie, la suppression de la franchise fiscale de la noblesse, la liberté de la presse, l'émancipation des juifs, le nationalisme linguistique, l'abolition de la peine de mort ou l'introduction de la responsabilité ministérielle.
Ce recueil, rassemble dix-huit essais se complétant les uns les autres mais devenus à peu près inaccessibles. Tous portent sur l'Europe entre Allemagne et Russie, et visent à lever de quelques obstacles auxquels se heurte le décryptage de l'histoire de l'Europe centrale. Le premier obstacle est celui des clichés, issus de l'imagination d'historiens d'Europe centrale pour apporter une justification historique à des thèses de nature politique. L'autre obstacle auquel se trouve confronté tout chercheur s'intéressant à la moitié de l'Europe située à l'est de l'empire de Charlemagne, est un préjugé bâti hors de la région que constitue l'Europe occidentale. Il s'en est suivi que l'histoire du droit, des institutions et des idées politiques dans l'autre Europe, est reléguée dans l'espèce de "réserve" attribuée à l'histoire des peuples marginaux. Chacun des écrits publiés dans ce volume vise à montrer qu'il est temps de se libérer de ce préjugé et de renouer avec la tradition du siècle des humanistes. Les papiers réunis ici portent témoignage de l'urgence de replacer l'histoire européenne de la pensée dans son cadre géographique véritable.
Kecskeméti Charles ; Csernus Sandor ; Tonnerre Noë
Entre la mort de Joseph II et l'attentat de Sarajevo, la Hongrie, intégrée dans la Monarchie des Habsbourg, est entrée dans la modernité économique, politique et culturelle, non sans souffrir de la tutelle viennoise jusqu'à 1867. Préparée par la pensée éclairée solidement enracinée et vingt ans d'efforts réformistes sous l'étouffant gouverneraient de l'ère Metternich (1815-1848), la révolution de 1848 liquida le système féodal et instaura un régime parlementaire. Ni la brutale répression de 1849, ni les efforts du néo-absolutisme ne purent toutefois plier la résistance des vaincus et en 1867, François-Joseph fut contraint d'accepter le Compromis qui transforma l'Empire d'Autriche en une Double Monarchie et entérina les règles de fonctionnement du dualisme. Dans la période du dualisme (1867-1914), l'action des gouvernements libéraux a valu à la Hongrie une croissance économique soutenue, un système éducatif performant, une justice humanisée, et aussi le respect de la liberté de conscience, encouragée par une presse libre et dynamique. Ces profondes transformations trouvèrent leur expression dans l'essor de Budapest qui devint une grande capitale européenne, sur le modèle de Paris, de Vienne ou de Berlin. L'Exposition de 1896, organisée pour marquer le Millénaire de l'arrivée des Hongrois dans le Bassin des Carpates, célébra les succès du présent et témoigna de la foi dans l'avenir. Mais le poids des archaïsmes sociaux et l'appréhension de risques que faisait courir au pays le conflit avec les nationalités empêchèrent même après 1900 l'adoption du suffrage universel dans un pays profondément attaché à sa tradition parlementaire. Ces querelles ont malheureusement occulté l'image de la Hongrie libérale et son rayonnement dans le domaine littéraire, musical, artistique et n'ont laissé apparaître qu'une image malveillante de "prison des peuples" persécutant les nationalités minoritaires.