
Petit éloge du catholicisme
« Le désir de l'éloge, comme tout vrai désir, est sortie, abandon joyeux de soi. L'éloge suppose l'existence, la consistance de la personne (ou de la chose) dont on veut dire et chanter les mérites, l'intérêt, l'intelligence, la séduction, la beauté, la hauteur, la profondeur, etc. Cette personne il faut d'abord la nommer ? ou échouer à la nommer ?, l'invoquer, se placer, corps et âme, face à elle. Les pièces qui composent cet ouvrage, à partir des entrées choisies, ne forment pas un dessin complet, pas davantage une synthèse. Encore moins un guide. Il y a des omissions criantes, des trous profonds, des impasses. Le contournement d'immenses massifs. Ces manques seraient injustifiables n'était la volonté qui m'anime et peut-être me justifie: témoigner d'un bouleversement intérieur, la foi, qui, peu à peu, s'est constituée, dans ma vie, en lignes de pensée, de conduite ? et partant d'inconduite ?, en morale, en horizon. »
| Nombre de pages | 127 |
|---|---|
| Date de parution | 03/09/2009 |
| Poids | 94g |
| Largeur | 109mm |
| EAN | 9782070359738 |
|---|---|
| Titre | Petit éloge du catholicisme |
| Auteur | Kéchichian Patrick |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 109 |
| Poids | 94 |
| Date de parution | 20090903 |
| Nombre de pages | 127,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Paulhan et son contraire
Kéchichian PatrickJean Paulhan (1884-1968) fut « l'autre » grande figure fondatrice des Éditions Gallimard, auxcôtés de Gaston Gallimard.Philosophe et psychologue de formation, sympathisant anarchiste, chercheur d'or, enseignant àTananarive, blessé de guerre, il entre à la NRF en 1919 comme secrétaire de Jacques Rivière etne la quittera plus. Mais qui était vraiment Jean Paulhan...Pour Patrick Kéchichian, il n'est possible d'approcher cette personnalité déconcertante qu'àtravers ses multiples facettes, qu'il s'agisse des temps forts de son existence (le voyageur, lerésistant?) ou d'aspects moins connus de son caractère, ainsi son humour et son esprit juvénile,qu'il gardera jusqu'à la fin de sa vie. Il en ressort un Paulhan inattendu: un homme extrêmement sensible, humain, jamais pervers, alors qu'on l'a souvent dit manipulateur. Mais un homme capable, aussi, de se mouvoir selon des chemins obliques parfois difficiles à suivre: dans ses écrits, il se montre un brillant manipulateur de paradoxes, se plaît à émettre une hypothèse, à la contredire, à la réfuter? Il fait preuve d'une volonté permanente de revenir à une certaine vérité (utopique) du langage, et sa manière bien à lui de jongler avec la grammaire des idées le rend tout aussi fascinant qu'agaçant. Mais le plus étonnant est peut-être son côté iconoclaste: ainsi, celui qu'on appelait volontiers « l'éminence grise des lettres françaises » considérait que l?« homme de lettres » n'était pas un être d'exception, mais un personnage d'une grande banalité, le premier venu, rien de plus...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,30 € -

La défaveur
Kéchichian PatrickC'est l'histoire intérieure d'un enfant, puis d'un jeune homme, de sa formation, ou plus précisément de son édification. Elle est racontée par un narrateur, à la fois intéressé, avisé et impatienté, qui tente de rassembler des fils épars, de construire une sorte de cohérence dans un parcours fort chaotique. Fils d'immigrés, l'enfant en question a vingt ans au début des années 1970 et vit à Paris, au Quartier Latin. Là, il observe avec mélancolie, réfléchit autant qu'il le peut, lit et écrit d'une manière désordonnée, tente de s'éduquer dans la langue et la culture de son pays d'adoption. L'action de la grâce vient donner à l'usage de cette langue et à la parole qui en procède une importance et une centralité décisives. Il se convertit alors au catholicisme et entre dans la demeure que constitue désormais l'Eglise. Dieu, le langage, la parole et la littérature, la critique enfin, traceront, pour lui, des voies d'accès au monde et à son prochain. Patrick Kéchichian est né à Paris en 1951. Il est critique littéraire et écrivain.EpuiséVOIR PRODUIT18,95 € -

Les usages de l'éternité. Essai sur Ernest Hello
Kéchichian PatrickUn homme qui pleure a-t-iI quelque chose à espérer de la gloire? Née dans les larmes et l'humiliation, sa parole peut-elle s'affranchir de la faiblesse pour dire la puissance? Dans quelle mesure sa plainte et son tremblement sont-ils conformes aux « usages de l'éternité »? Ernest Hello (1828-1885), né et mort à Lorient, catholique radical, contemporain de Renan et de Louis Veuillot, créa un journal - Le Croisé -, publia de nombreux articles et des livres - L 'Homme (1872), Physionomie de saints (1875), Paroles de Dieu (1877)... Il transposa également en français des auteurs mystiques comme Ruysbrock et Angèle de Foligno. Dans ses écrits comme dans le désert que fut sa vie, il se lamenta beaucoup, tout en rêvant à la gloire. Mais c'est surtout de l'oubli et de l'effacement qu'Hello eut à souffrir. Barbey d'Aurevilly, le premier, rendit hommage au génie mystique de celui qu'il appelait le «démantibulé sublime». Léon Bloy, qui entretint quelque temps avec lui un étrange commerce spirituel, tenta de sauver sa mémoire, de rappeler son nom et de se souvenir de son visage. Dans notre siècle, Paul Claudel, Georges Bernanos ou Henri Michaux l'ont lu et admiré. Rien cependant ne pouvait empêcher le destin d'Hello de s'accomplir, ni le silence de l'ensevelir.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 € -

Les origines de l'alpinisme. Exercices spirituels
Kéchichian PatrickCe livre est composé de brefs dialogues ou bien de répliques isolées. Mais rarement les réponses correspondent aux questions... Entre panique et loufoquerie, divers sujets sont abordés : la vie, l'amour et la mort ; le langage et le vide ; Dieu ; les guerres larvées que l'on mène les uns contre les autres sans toujours les déclarer; la faiblesse, surtout la faiblesse... Ce que l'auteur veut donner à entendre, c'est un certain affolement devant les problèmes ainsi dévoilés, une sorte de cacophonie spirituelle, car les voix se superposent et les identités des locuteurs restent improbables : même le « je » du narrateur s'y perd. De plus, à chaque détour de phrase, les malentendus menacent... Un alpiniste en quête des origines de son art est le personnage principal. Silencieux, il fait beaucoup jaser. Patrick Kéchichian, né en 1951, publie ici son deuxième livre après Les Usages de l'éternité. Il est critique littéraire au Monde.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,80 €
Du même éditeur
-

Le monde à côté
Chraïbi DrissAprès avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.EpuiséVOIR PRODUIT8,10 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.En stockCOMMANDER8,60 € -

Les marécages
Lansdale Joe R. ; Blanc BernardDans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.EpuiséVOIR PRODUIT10,50 € -

Hurlevent
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle JacqueEmily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper PowysEpuiséVOIR PRODUIT8,60 €
