Au coeur du coeur de l'écrin, je cherche ce que je trouve, est un recueil de poèmes écrit à partir d'une commande passée à Anne Kawala par la maison de la poésie de Nantes et le musée Dobrée, pour l'écriture et la lecture, en janvier 2016, d'un texte composé à partir de l'écrin du coeur de Anne de Bretagne (réalisé en 1514 ? au moyen-âge finissant, à la renaissance s'annonçant). La première image qui a ouvert la recherche fut celle de l'extraction du coeur du corps de Anne de Bretagne. Comment ? Qui ? Sous quelles connaissances médicales ? Quelles autorisations religieuses ? Le corps d'une femme, d'une reine, ainsi exposé à cette époque ? A sa propre demande ? ! ? Ces premières questions ont immédiatement amené Anne Kawala à reconsidérer l'enseignement de l'Histoire, de la médecine et de l'influence des femmes (cf. poème de mes souvenirs du moyen-âge). La médecine l'a emmenée en pays arabes, lors des croisades, au mos teutonicus (une technique permettant de ne ramener que les os et les organes importants en terre sainte, technique précédant à l'extraction et la conservation du coeur). Ses recherches sur les croisades lui ont permis d'apprendre que les femmes savaient les plantes et la chirurgie (un des chirurgiens de Louis IX était une chirurgienne) et partaient en croisade avec les hommes, également pour se battre. La poésie des pays arabes est amorce à l'amour courtois, lequel donne place d'importance à la femme dans la société du moyen-âge. Comment face à la poésie courtoise existe la matière de Bretagne ? Comment la poésie, arabe, comme européenne, a-t-elle permis d'asseoir un ordre social ? Dans celui du moyen-âge, le commun était réel (par ex : les seigneurs possédant les terres avaient devoir de laisser les paysans les cultiver) puis a disparu : comment, pourquoi ? Comment les communs disparaissent alors qu'un sexocide des femmes sachant soigner, les dites sorcières, a lieu ? Quelle est cette charnière à laquelle Anne de Bretagne vit ? Nous apprend-on qu'elle négocie avec son troisième mari, Louis XII, dans son contrat de mariage que son deuxième enfant, fille ou garçon, héritera du duché de Bretagne avec les privilèges qu'elle-même a ? Au coeur du coeur de l'écrin, je cherche ce que je trouve, est une traduction des trouvailles faites sur ces chemins historiques, trouvailles qui comme sur un chemin arrête l'oeil parce que l'oeil, médical, alchimiste, féministe, social, poétique est préparé à être attentif à ces trouvailles sur lesquelles d'autres yeux glissent.
Nombre de pages
240
Date de parution
16/05/2017
Poids
383g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791090491427
Titre
Au coeur du coeur de l'écrin
Auteur
Kawala Anne
Editeur
LANSKINE ED
Largeur
150
Poids
383
Date de parution
20170516
Nombre de pages
240,00 €
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Résumé : Au départ, Les Aventures d'Orphée foëne à Dos Romeirosest un texte-partition écrit et interprété à l'occasion de l'exposition K. Acker : The Office (Friche la Belle de Mai, Marseille, 2011). Ce texte, retravaillé depuis pour l'espace du livre, fait le récit d'un rendez-vous donné, d'un départ et d'un voyage jusqu'à une île fantôme cartographiée par erreur au XVIIe siècle. Orphée Foëne est le personnage central, le moteur du texte, personnage ambigu, multiple, au genre trouble et à l'identité mouvante. C'est d'ailleurs tout l'enjeu de ce livre d'Anne Kawala, une réflexion sur l'identité, le genre, la réalité des êtres, mais aussi des lieux, des noms. Se mêlent ainsi éléments biographiques authentiques, légendes, rêves et fiction, dans un récit à voix multiples qui emprunte parfois à d'autres auteurs, comme Kathy Acker bien sûr mais aussi Marguerite Duras ou Hermann Hesse.
Trois lectures possibles : l'épopée du cow-boy, le poème du poète ou l'épopépoème polyphonique des deux joués simultanément. S'amusant de clichés comme de références, ont été mis en regard de façon burlesque et ironique, le mythe du Far-West et un questionnement du travail d'écriture. Une interprétation à deux voix (Anne Kawala et Esther Salmona) est ici restituée sur CD.
Darrieusecq Marie - Giannechini Hélène - Kawala An
Co-édité par le musée d'Art moderne de Fontevraud et Bernard Chauveau Edition, ce catalogue d'exposition constitue le second ouvrage d'une collection de publications Connexions\Collections. Publié à l'occasion de l'exposition "Agnès Thurnauer. Aliénor l'Ouragane" qui se tiendra au musée d'Art moderne de Fontevraud du 1er avril au 16 juillet 2023, sous le commissariat de Dominique Gagneux (directrice du musée) et Gatien du Bois (chargé de projets). Agnès Thurnauer a souhaité lier la figure d'Aliénor d'Aquitaine, très présente à l'abbaye, à la sculpture L'ouragane de Germaine Richier, artiste majeure du musée. L'ouragane sortira des salles pour venir se poster dans la grande nef de l'abbatiale de Fontevraud et se confronter au gisant d'Aliénor lisant. Dans l'ouvrage nous retrouvons les trois séries présentées : Big-big et Bang-bang, des dessins préparatoires et des Prédelles - en regard des oeuvres de la collection. Ainsi se créera une conversation entre des principes complémentaires : verticalité/horizontalité, clair/obscur, intellectuel/tellurique, action-inaction, instant/éternité... L'artiste a convié 4 autrices : Marie Darrieusecq, Hélène Giannecchini, Anne Kawala, Tiphaine Samoyault à écrire un texte sur Aliénor d'Aquitaine, figure connue, mais nébuleuse, faisant écho à sa rencontre avec L'Ouragane. Lors d'une performance inaugurale, les textes seront lus, à tour de rôle, par les quatre femmes déambulant autour des deux sculptures. Les illustrations de l'ouvrage sont des prises de vue réalisées lors de cet événement.
L'auteure découvre au détour d'une route en montagne à Taïwan, un miroir convexe qui reflète l'image d'un paysage inversé. Il montre un fragment du paysage auquel le regardeur tourne le dos. Il le cadre en éliminant tout le contexte environnant. Le miroir superpose deux paysages situés de part et d'autre de l'observateur, tout en ignorant son propre arrière-plan, dont il masque une portion. Le miroir montre et dissimule tout à la fois. . Elle va alors parcourir l'île à la recherche de ces objets et de leurs reflets paradoxaux, les photographiant. Elle va alors décrire ce qui se déploie au-delà de miroir, le hors champ.
Je reçois des messages de Paris. Un homme a peur que je disparaisse avec l'argent. Il me menace. Il me traite de voleur. Je n'ai rien à répondre à ses accusations. 15 °C. Vent faible. Nous découpons la galette des Rois.
Louise est une petite fille qui comme beaucoup de petites filles aime les robes qui tournent, les rubans dans les cheveux, et sauter à pieds joints dans les flaques. En grandissant, elle devra aussi apprendre à guetter le grincement de la poignée de la porte. Tenter d'écrire là où les regards se détournent. Un récit poétique écrit à la première personne du singulier disloquée, où identité, temporalité et écriture se détraquent. Un texte empli de douceur et de douleur.
Un renard, un jour, a dressé la tête vers moi. Je crois l'avoir aimé autant que toi ; je l'aime en toi, qui es fait comme lui, d'eau et d'un peu de sel. Parfois, je m'entraîne à le dire, variant les tons, faisant claquer un peu ma langue ou chuchotant à mots couverts ; je t'aime. Par miracle, il semble qu'un rien de ce qui m'appelle à toi traverse le son de mon murmure.