Les codes de la différence. Race-Origine-Religion France-Allemagne-Etats-Unis
Kastoryano Riva
SCIENCES PO
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EAN :9782724609615
Comment définit-on l'Autre en France, aux Etats-Unis et en Allemagne? Les analyses d'historiens, de politistes et de sociologues réunies dans cet ouvragemontrent comment chaque société définit ses codes de la différence en fonction de son projet national. Cette différence transparaît dans les concepts - et leur évolution - élaborés pour désigner l'Autre, et les politiques qui lui sont appliquées. Elle se révèle également dans les interactions entre groupes et individus. La "race" demeure aux Etats-Unis le fondement d'une altérité permanente. En France, en revanche, la religion s'est instaurée comme différence institutionnelle, alors qu'en Allemagne, la religion et la langue ont remplacé la nationalité dans la définition de l'étranger. Les pays doivent gérer une diversité qui s'impose en termes de reconnaissance, qu'elle soit culturelle et/ou institutionnelle. Ils avancent par tâtonnement et mêlent principes historiques et pragmatisme politique. Pour ces démocraties, le défi est le même: valoriser la différence sans engendrer l'exclusion.
Nombre de pages
321
Date de parution
08/12/2005
Poids
390g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724609615
Titre
Les codes de la différence. Race-Origine-Religion France-Allemagne-Etats-Unis
Auteur
Kastoryano Riva
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
390
Date de parution
20051208
Nombre de pages
321,00 €
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Que faire des restes de corps des auteurs des attentats suicides de New York (2001), de Madrid (2004) et de Londres (2005) ? Cet ouvrage analyse la réponse apportée à cette question par les Etats-Unis, l'Espagne et la Grande-Bretagne à partir des rapports officiels qui retracent les trajectoires de ces djihadistes entre 2001 et 2005 en Occident, mais aussi d'entretiens menés dans chacun des pays avec des autorités publiques, des acteurs locaux, des représentants des communautés locales dans le pays d'immigration et dans le pays d'origine. Pour ces Etats, l'enterrement des bombes humaines explosées sur leur territoire n'est pas un enjeu : ni juridique, ni politique, ni diplomatique. Leur réaction vis-à-vis de ces corps a une portée symbolique et morale. Elle renvoie à la légitimité de l'ennemi et à la reconnaissance de sa cause comme de sa mort. L'enterrement de ces jeunes qui, animés par une narration identitaire sur leur appartenance à l'Oumma - une nation globale sans frontières -, rejettent tout attachement à une terre, pose la question du territoire comme appartenance. Les trois cas étudiés ici renvoient en fait à la notion de guerre non territoriale, avec le corps comme arme échappant au contrôle de l'Etat et rendant la justice inapplicable.
Poirier Jean-Louis ; Kastoryano Riva ; Jaffrelot C
« La petite guerre » imaginée par Clausewitz suscite l?effroi : guerre qui échappe aux Etats ; guerre de partisans où les terroristes, ces lointains héritiers des nihilistes russes dont la mort n?est pas « le maître absolu », méconnaissant la mort, ne reculent pas devant l?extrême violence. Le terrorisme relève en cela d?« une région originaire et obscure », comme le rappelle Jean-Louis Poirier à propos d?un récent ouvrage d?Hélène L?Heuillet : quelque chose en lui reste « incompréhensible ». L?analyse des formes contemporaines du terrorisme n?en est pas moins devenue, dans le sillage du 11 septembre, un champ d?études à part entière et son aspect le plus débattu, aujourd?hui, réside sans doute dans l?ambiguïté de son fonctionnement, entre territorialisation et transnationalité : c?est le paradoxe exploré dans notre dossier par Riva Kastoryano. Mais le terrorisme, qui apparaît souvent solitaire et toujours clandestin, peut aussi être le fidèle allié d?un État. Ainsi du Pakistan qui, à travers des actions spectaculaires et meurtrières comme l?attaque commise à Mumbai en novembre 2008, entend « saigner l?Inde ». Christophe Jaffrelot examine ici le cas singulier du groupe responsable de ces attentats, le Lashkar-e-Taiba. Il y a un autre effet « global » de l?extrême violence terroriste, qui est de pousser les Etats à adopter, en retour, des politiques sécuritaires et à instaurer des régimes d?exception qui bafouent les libertés, portant du même coup atteinte à l?universalisme des normes juridiques internationales. Le terrorisme s?invite ainsi dans le débat juridique : on en trouvera l?écho dans l?entretien que Mireille Delmas-Marty nous a accordé, au moment où paraît Vers une communauté de valeurs, quatrième et dernier volet de son vaste polyptique de théorie du droit.
Ce numéro a pour thème la fabrique du besoin éducatif qui accompagne le développement de politiques éducatives visant l'accessibilisation des systèmes scolaires. Il associe l'institutionnalisation de cette notion à la redéfinition du rôle de l'élève et de l'enseignant liée à des politiques éducatives promouvant l'efficacité du l'institution scolaire. Il porte par ailleurs le regard sur le rôle joué par la généralisation de dispositifs de soutien ciblant les élèves à risque d'échec scolaire. Il s'intéresse enfin aux conventions développées par les acteurs de l'école pour mettre en sens et en scène les principes revendiqués par l'école inclusive tels que la différentiation pédagogique ou les pratiques collaboratives.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.