Etudes théâtrales N° 44-45/2009 : Mémoires de l'oubli. Aux marges du répertoire de l'Antiquité à nos
Karsenti Tiphaine ; Poirson Martial
ET THEATRALES
22,00 €
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EAN :9782930416298
Le présent volume s'interroge sur une notion clef des pratiques de mise en scène historiques et contemporaines, celle de répertoire, en la prenant à revers, à partir de ses silences et de ses marges. Aux confluents de la politique culturelle, de la sociologie des pratiques théâtrales, de l'histoire littéraire, de l'histoire de l'édition et de l'analyse des spectacles, ce recueil d'articles et d'entretiens articule paroles de chercheurs en arts du spectacle et de praticiens du plateau : il ouvre la voie à une réflexion nouvelle sur les processus de légitimation, parfois implicites, qui orientent aussi bien la forme de nos pratiques artistiques que la façon dont se constituent nos jugements esthétiques, nos catégories de pensée et de perception, nos systèmes de représentation. Il s'agit, à partir de cas symptomatiques puisés dans les oubliés du répertoire théâtral depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, de tenter de cerner les mécanismes d'accréditation et d'identifier les acteurs de processus de sélection et d'exclusion qui conduisent à reléguer certaines pièces, certains auteurs et certaines cultures dans les limbes de nos théâtres. Au fil de ces études se dessinent en outre les contours d'un autre répertoire possible à travers lequel se révèlent les traits d'une contre-histoire des pratiques scéniques, réelle et continue, à défaut d'être officielle et reconnue, qui témoigne de tensions toujours à l'oeuvre au sein d'un champ artistique, pris en étau entre besoin de reconnaissance symbolique et potentiel de mise en question du monde et des principes qui l'organisent.
Nombre de pages
176
Date de parution
19/06/2015
Poids
300g
Largeur
150mm
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EAN
9782930416298
Titre
Etudes théâtrales N° 44-45/2009 : Mémoires de l'oubli. Aux marges du répertoire de l'Antiquité à nos
Auteur
Karsenti Tiphaine ; Poirson Martial
Editeur
ET THEATRALES
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20150619
Nombre de pages
176,00 €
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La fortune connue par le mythe de Troie dans le théâtre français des XVIe et XVIIe siècles dépasse celle de toutes les autres fables antiques. Sans doute n’y a-t-il pas lieu de s’en étonner au regard du succès intertextuel de cette légende à travers les siècles. Cette étude s’attache cependant à dégager les traits spécifiques de sa réception en France à l’époque moderne pour mieux cerner les enjeux de son utilisation dans ce cadre historique et esthétique précis. Le système sémiotique mythologique apparaît alors comme un objet historique, chargé du poids des discours qui ont accompagné et filtré sa transmission au fil du temps. La matière troyenne offre en l’occurrence aux auteurs dramatiques de l’époque moderne une matrice apte à traduire les problématiques singulières d’un moment marqué par une transformation profonde des modèles culturel et politique français : dans la deuxième moitié du XVIe siècle naissent à la fois le théâtre et l’État modernes. L’utilisation du mythe de Troie dans les différentes formes dramatiques au cours du siècle et demi suivant cette double naissance s’éclaire ainsi à la lumière de l’évolution des débats esthétiques, politiques et éthico-théologiques qui accompagnent la transition culturelle alors à l’œuvre.
Résumé : La Thébaïde (1664), coup d'essai passé inaperçu ; Britannicus (1669), violemment critiquée à sa création avant de devenir l'une des pièces essentielles du répertoire racinien ; Mithridate (1672), véritable triomphe en son temps sans que son succès soit aussi éclatant de nos jours : ces tragédies sont emblématiques de la dramaturgie foncièrement complexe de Racine. Dans ce théâtre hanté par la rivalité fraternelle, le déchaînement des passions et la déroute de l'amour galant, le tragique, fondé sur les alliances brisées chères à Aristote, naît de l'alchimie des cadres poétiques, des exigences scéniques et d'un questionnement idéologique. Cet ouvrage se propose de montrer comment, chez Racine, la crise est toujours le produit d'un entrelacement du dramatique et de la rhétorique, du politique et du spectaculaire, du déploiement du verbe et du mouvement des corps.
Il n'est bruit parmi les gens de théâtre que de la crise du théâtre. Crise de la profession, dont le malaise suscité par le statut des intermittents n'est qu'un des aspects. Crise aussi de l'institution théâtrale et du modèle de "service public" dont l'hégémonie est récente mais qui accomplissait au fond un très ancien v?u des Lumières, celui d'une scène civique, mi-école et mi-agora. Certes, le théâtre a toujours vécu aussi de ses crises. Celle-ci a pourtant une dimension qui paraît nouvelle et pourrait être symptomatique d'un ébranlement en profondeur. Depuis au moins un demi-siècle, le théâtre le plus "moderne", le plus vivant en tout cas, a été dominé par la figure du metteur en scène - flanquée à partir des années 60-70 par celle du "dramaturge". Or c'est bien cette figure qui paraît aujourd'hui compromise ou dévaluée. C'est toute une manière de faire du théâtre et surtout de le "diriger" qui est mise en cause dans ce qu'on appelle parfois le "postdramatique". C'est ce dossier dans le dossier, cette crise à l'intérieur de la crise, qui fait l'objet des articles ici réunis. Pour l'instruire, nous avons fait appel à deux spécialistes des études théâtrales: Christian Biet retrace, à travers trois ouvrages récents, la généalogie de cet étrange personnage qu'est le metteur en scène; Tiphaine Karsenti, à partir d'un important ouvrage d'Isabelle Barbéris, montre comment la crise théorique et pratique du théâtre contemporain pourrait bien cacher une autre, celle de la mise en scène. Et tandis que Thomas Pavel, professeur à l'université de Chicago, revient sur la dramaturgie de Claudel (dont l'?uvre théâtrale paraît dans la Pléiade), Elena Galtsova, chercheuse à l'Académie des sciences de Russie, nous parle des heurs et malheurs du théâtre français contemporain dans son pays. Nous souhaitions évidemment recueillir aussi les réactions d'un metteur en scène: Jacques Lassalle, que son parcours et ses livres désignaient pour être celui-là, répond dans un entretien accordé à Critique aux questions de Christian Biet et Yves Hersant.
Le mixage des arts affirmé, le désir de «prendre l'air» en échappant aux formes connues et reconnues ne sont plus le fait d'une avant-garde. Bousculant les légitimités et les conventions, le théâtre, la danse, le cirque, les arts technologiques empruntent l'un à l'autre principes esthétiques et modes de fonctionnement. Quel espace, c'est-à-dire à la fois quels plateaux et quelle place pour toutes ces démarches ? Le mixage des arts affirmé, le désir de «prendre l'air» en échappant aux formes connues et reconnues ne sont plus en territoire singulier ou commun.
Canizares Nathalie ; Etchecopar Etchart Hélène ; H
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sut lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
Les travaux publiés sont le résultat d'une recherche menée sur l'oeuvre d'Antoine Vitez à l'Institut d'études théâtrales de l'Université de Paris III-la Sorbonne Nouvelle et au Centre d'études théâtrales de l'Université catholique de Louvain. Ici, pour la première fois, des étudiants qui ne l'ont pas connu s'emploient à écrire sur lui et son théâtre. A partir de l'expérience de son spectacle testamentaire, LE SOULIER DE SATIN, de traductions, de documents, s'amorce le combat de la nouvelle génération avec l'oubli du théâtre et l'évanouissement progressif de ses artistes. A plusieurs titres, ce numéro trouve sa légitimité dans la démarche de Vitez lui-même, qui n'a jamais failli à la confiance faite aux jeunes. Ni aux vertus de l'école.
Le volume «Actualité du théâtre expressionniste» est le reflet de l'intérêt d'universitaires, de traducteurs, de metteurs mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions». En scène pour le théâtre expressionniste. Il est question de traductions en français et de publications nouvelles ; d'actualité de la mise en scène expressionniste à travers des réalisations récentes ; de résurgences de l'expressionnisme dans les écritures dramatiques d'aujourd'hui -la preuve de ce qu'avançait naguère Ernst Bloch à propos de l'expressionnisme, à savoir que «le rougeoiement de jadis soulève encore des passions».