Karinthy Frigyes ; Karinthy Judith ; Karinthy Pier
DENOEL
20,30 €
Epuisé
EAN :9782207258699
En mars dernier, ce devait être autour du 10, je prenais le thé un après-midi au Café Central, place de l'Université (...) C'est alors que les trains sont partis. Avec précision, à l'heure, à sept heures dix. J'ai levé la tête avec étonnement. Qu'est-ce que c'est ? (...) Par trois fois j'ai levé la tête, et au quatrième train je me suis rendu compte que j'hallucinais. C'est ainsi que commence l'étonnant récit que Karinthy rédige après avoir été opéré d'une tumeur au cerveau en 1936. Les locomotives qu'il croit entendre, assis au café sur une place de Budapest, bien loin de toute gare, sont le premier symptôme du mal qui le ronge et qu'il va traquer dans ses moindres détails, dans sa moindre avancée avec un humour ravageur. Le monde autour de lui vacille, devient de plus en plus étrange, mais le narrateur Karinthy résiste : il nie, il tremble, il refuse, il lutte. Petit à petit, l'univers que lui impose la maladie devient sien : il l'explore sans relâche, s'acharne à en découvrir le sens, à l'apprivoiser.Rien ne lui échappe, de sa volonté de ne pas accepter ce qui lui arrive au déroulement de l'ablation de sa tumeur, réalisée sous anesthésie locale, en passant par le lyrisme des hallucinations qui le frappent. Vertigineux.
Nombre de pages
283
Date de parution
08/06/2006
Poids
292g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782207258699
Titre
Voyage autour de mon crâne
Auteur
Karinthy Frigyes ; Karinthy Judith ; Karinthy Pier
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
292
Date de parution
20060608
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Femme - Déjà connue des anciens Grecs. Selon la légende elle a été découverte par un Arabe nommé Adam, contrairement aux contes médiévaux qui, eux, attribuent sa découverte à Berthold Schwarz. Puis on l'a de nouveau perdue de vue, ce qui est attesté par le dicton : "Cherchez la femme..." Il fut un temps où on croyait l'avoir déjà trouvée ; un savant grec nommé Archimède la découvrit dans une baignoire, mais apparemment il ne put se mettre d'accord avec elle car il finit par sauter de la baignoire en criant : "Eurêka, Eurêka !", c'est-à-dire : "Bon, d'accord, je t'épouse." Il lui a couru après dans la rue avec ce cri, mais apparemment il n'a pas pu la rattraper. "
Un jour de 1936, Frigyes Karinthy, assis au Café Central, entend démarrer un train. Il n'y a pas de gare aux environs. C'est le premier symptôme de sa maladie, une tumeur au cerveau, et la première scène de "Voyage autour de mon crâne" que Karinthy écrira après avoir subi l'ablation de cette tumeur dans une clinique de Stockholm.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...