Le samedi 18 septembre 1982, l'opinion publique israélienne ? et avec elle le reste du monde ? apprend avec stupeur qu'un massacre vient d'être commis dans les camps palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth. Trois jours auparavant, à l'issue d'un siège de plusieurs mois, l'armée israélienne a pris le contrôle de cette partie ouest de la capitale libanaise où se trouvent les camps. Immédiatement, la question de la responsabilité directe ou indirecte d'Israël dans ce massacre est posée. De virulentes polémiques vont agiter, les jours suivants, l'opinion internationale et déchirer la diaspora. En Israël, la presse et une partie importante de la population exigent des explications et finissent par imposer, après des manifestations de rues sans précédent, la création d'une commission d'enquête que le premier ministre, Menahem Begin, avait d'abord refusée. Mais les journaux israéliens n'avaient pas attendu pour apporter leurs témoignages, fournir des informations et récuser les premières dénégations officielles. Le scénario précis de ces journées tragiques n'avait cependant jamais été reconstitué. C'est ce qu'a entrepris de faire Amnon Kapeliouk, né à Jérusalem, journaliste et arabisant, membre du comité de rédaction du New Outlook de Tel-Aviv et collaborateur du Monde . Après une minutieuse enquête, menée tant en Israël qu'au Liban, s'appuyant sur de très nombreux documents, exclusivement soucieux des faits, il retrace ici, heure par heure, ce qui s'est réellement passé à Beyrouth entre l'assassinat de Bechir Gemayel et la découverte, quatre jours plus tard, de centaines de corps dans les ruines de Sabra et Chatila. Qui sont les assassins ? Quelles sont les responsabilités d'Israël ...
Nombre de pages
392
Date de parution
01/11/1982
Poids
201g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020063913
Titre
SABRA ET CHATILA. ENQUETE SUR UN MASSACRE
ISBN
2020063913
Auteur
KAPELIOUK AMNON
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
201
Date de parution
19821101
Nombre de pages
392,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'homme sera longtemps resté un mystère.Où est-il né ? Sait-on qu'il a passé une partie de son enfance à deux pas du mur des Lamentations et sa jeunesse en Egypte ? Par quoi furent motivés les premiers engagements de celui qui fonda en 1959, avec une poignée d'amis, un mouvement de fedayins, le Fath, et qui devint président de l'OLP en 1969 ...Une vie d'errance et de combat. Une vie passée à échapper aux attentats, à brouiller les pistes. Et à semer ses biographes...C'est pourquoi Amnon Kapeliouk n'aurait pu écrire cette première biographie complète de Yasser Arafat, depuis sa naissance en 1929 jusqu'aux événements les plus récents, s'il n'avait entretenu avec l'Irréductible des rapports de confiance depuis plus de vingt ans. A Beyrouth, en Tunisie, en Palestine et ailleurs, il l'a rencontré près de cent cinquante fois, et tout récemment à Ramallah, où le vieux combattant vit assiégé, un revolver au ceinturon. Bien entendu, ce livre s'appuie également sur les conversations que l'auteur a eues depuis tout ce temps avec des centaines de personnes, des Palestiniens bien sûr (qui, à l'occasion, sont devenus des opposants), mais aussi des Israéliens (notamment plusieurs officiers des renseignements militaires). Et sur une masse considérable de documents.Comme celui du général de Gaulle, que le résistant palestinien admire tant, le nom d'Arafat est indissolublement lié à la cause nationale de son peuple, et c'est pourquoi cette biographie est fondamentalement politique. Du coup, en refermant ce livre, chacun aura compris les raisons pour lesquelles aucune solution équitable du conflit du Proche-Orient ne saurait aboutir sans le concours de celui qui incarne, pour le meilleur et pour le pire, la tragédie et l'espoir des siens.Né à Jérusalem, journaliste et arabisant, Amnon Kapeliouk, collaborateur depuis de nombreuses années du Monde et du Monde diplomatique, ainsi que du quotidien israélien Yedioth Aharonoth, est un spécialiste reconnu du Proche-Orient, du conflit israélo-arabe et de la question palestinienne. Il a notamment publié Israël : La Fin des mythes (1975), Sabra et Chatila : Enquête sur un massacre (1982, traduit en neuf langues), Hébron : Un massacre annoncé (1994), Rabin : Un assassinat politique (1996).
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
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