La protection des civils en République centrafricaine. Les déboires d'une mission de paix onusienne
Kanabo Josué ; Prince-Agbodjan Didier
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782343143699
En mars 2013 éclata en République centrafricaine un conflit armé à l'issue d'un coup d'Etat anticonstitutionnel. Cette dernière crise est la preuve indiscutable de l'insuccès des politiques destinées à asseoir dans ce pays d'Afrique centrale un Etat de droit respectueux des droits et libertés fondamentaux. Trois années après le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), très peu d'avancées ont été réalisées dans les domaines de la protection des civils, de la justice, de la réconciliation nationale, du désarmement. Que l'on soit à Bambari, à Bossangoa, à Birao ou à Obo, le discours de la déception est le même : "Ils nous avaient promis la paix." Qu'est-ce qui explique ce résultat peu satisfaisant ? La Mission a-t-elle les moyens de son mandat ? Bénéficie-t-elle de la bonne volonté des divers acteurs politiques impliqués dans la recherche de la paix ? Quel mandat pour quelle efficacité ? C'est à ces questions, parmi tant d'autres, que tente de répondre cet ouvrage, fruit d'une recherche universitaire.
Nombre de pages
254
Date de parution
05/04/2018
Poids
303g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343143699
Titre
La protection des civils en République centrafricaine. Les déboires d'une mission de paix onusienne
Auteur
Kanabo Josué ; Prince-Agbodjan Didier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
303
Date de parution
20180405
Nombre de pages
254,00 €
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
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