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Falaise
Kalsa Clement
CORLEVOUR
15,05 €
Épuisé
EAN :9782372090971
A la fin du Moyen-Age, dans un village français, la truie d'un couple de paysans dévore leur enfant. Mais cette truie, au lieu d'être tuée et oubliée, est jugée telle un être humain, vêtue de hauts-de-chausses et exécutée dans un spectacle pénal surréaliste. Ce procès, qui tient autant de la manoeuvre politique que du carnaval antique, est vigoureusement contesté par le prêtre Jean qui s'oppose, au milieu des débats chicaneurs des avocats et des juristes, au Vicomte Rigaud qui voit dans cette affaire le moyen de révolutionner son pouvoir. Confronté à l'étude académique du droit et notamment de la révolution médiévale du droit romano-canonique, Falaise tente de donner un récit à cet événement fondateur de la politique occidentale, pourtant mal connu. Ce que perçoit le Vicomte dans le procès d'une truie meurtrière, c'est la possibilité de régler les conditions aléatoires du vivant par le recours à une technique au sens premier du terme, le droit et ses syllogismes savants. Le Vicomte est la première victime des procédures de domination qu'il importe à Falaise et des fascinations puissantes qu'elles recèlent : comiquement attiré par un savoir qui promet à son pouvoir les décorations froides du juridisme romain et des raisonnements logiques, il se fait l'instrument du Siècle contre les arguments théologiques du prêtre Jean. Le prêtre Jean est une création littéraire dont aucun recueil d'archive ne nous donne d'exemple : il incarne une volonté désespérée de s'opposer à la marche politique du monde, sous l'égide des récits héroïco-scientifiques. Et il perd, car sa méthode est celle des martyrs. Falaise n'est pas une chronique historique : il est une tentative de faire pièce à certains mécanismes inconscients de la brutalité quotidienne. Sa fin est tragique et son ton comique et ridicule, comme il sied en politique.
Nombre de pages
96
Date de parution
09/03/2022
Poids
126g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782372090971
Titre
Falaise
Auteur
Kalsa Clement
Editeur
CORLEVOUR
Largeur
195
Poids
126
Date de parution
20220309
Nombre de pages
96,00 €
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Ma vie jusqu'à la tienne est unlivre constitué d'un seul poème, écrit par un père pour son fils mortaccidentellement au lendemain de ses vingt ans. Un unique poème donc en formed'adresse à ce fils : cri devant l'immense douleur de sa mort, de son enlèvement ; étonnement face à l'invincible force de l'amour, qui fait découvrir la vie etrenaître la parole là où la mort semblait avoir dit le dernier mot. L'auteur, jusqu'alors adepte d'unverset ample et musical, recourt cette fois à une succession de vers brefs etsecs, lapidaires, parfois même cliniques, seuls à même de dire le hurlementintérieur que provoque la mort d'un fils, seuls à même de faire entendrel'horreur, l'immense mutilation que constitue pour un parent la perte de sonenfant. Les vers disent donc d'abord la douleur du père. Mais ils évoluentensuite vers une adresse de celui-ci à son fils. Un dialogue entre euxs'engage, étrange et neuf : le père découvre que son fils, mystérieusement, luiouvre une voie, l'invite à le suivre dans son nouvel état, sa nouvelle vie, cherche à lui faire comprendre que leur amour, s'il s'est transformé, transformé par la mort, est cependant entré dans une nouvelle dimension où ilest destiné à croître toujours plus, à renaître différemment mais sans cesse. à mesure que le père accepte ainsi devoir son fils le précéder, l'enseigner et l'appeler à le suivre pour l'aimerautrement, le vers se fait plus doux, plus tendre, plus lumineux, retrouveaussi plus d'ampleur et de chair. En sorte que ce qui commence par et sousl'empire de la mort, d'une mort odieuse et inacceptable tant elle estcontre-nature, s'achève en déclaration d'amour. " Un cri que je ne connais pas. Un cri qui ne teconnaît pas. Un cri qui ne sortira pas, plus insoutenable pourcela. La mort, ta mort, impensable impossible. La sentence la peine capitale dans la lumière pure defévrier. "
Plazenet Laurence ; Rastoin Marc ; Kéchichian Patr
Quand je parlerais toutes les langues des hommes, et le langage des anges mêmes, si je n'ai point la charité, je ne suis que comme un airain sonnant, ou une cymbale retentissante. Et quand j'aurais le don de prophétie, que je pénétrerais tous les mystères, et que j'aurais une parfaite science de toutes choses ; quand j'aurais encore toute la foi possible, jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai point la charité, je ne suis rien. Et quand j'aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres, et que j'aurais livré mon corps pour être brûlé, si je n'ai point la charité, tout cela ne me sert de rien. La charité est patiente ; elle est douce et bienfaisante ; la charité n'est point envieuse ; elle n'est point téméraire et précipitée ; elle ne s'enfle point d'orgueil ; elle n'est point dédaigneuse, elle ne cherche point ses propres intérêts, elle ne se pique et ne s'aigrit de rien, elle n'a point de mauvais soupçons ; elle ne se réjouit point de l'injustice ; mais elle se réjouit de la vérité ; elle supporte tout, elle croit tout, elle espère tout, elle souffre tout. La charité ne finira jamais.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.