A la fin du Moyen-Age, dans un village français, la truie d'un couple de paysans dévore leur enfant. Mais cette truie, au lieu d'être tuée et oubliée, est jugée telle un être humain, vêtue de hauts-de-chausses et exécutée dans un spectacle pénal surréaliste. Ce procès, qui tient autant de la manoeuvre politique que du carnaval antique, est vigoureusement contesté par le prêtre Jean qui s'oppose, au milieu des débats chicaneurs des avocats et des juristes, au Vicomte Rigaud qui voit dans cette affaire le moyen de révolutionner son pouvoir. Confronté à l'étude académique du droit et notamment de la révolution médiévale du droit romano-canonique, Falaise tente de donner un récit à cet événement fondateur de la politique occidentale, pourtant mal connu. Ce que perçoit le Vicomte dans le procès d'une truie meurtrière, c'est la possibilité de régler les conditions aléatoires du vivant par le recours à une technique au sens premier du terme, le droit et ses syllogismes savants. Le Vicomte est la première victime des procédures de domination qu'il importe à Falaise et des fascinations puissantes qu'elles recèlent : comiquement attiré par un savoir qui promet à son pouvoir les décorations froides du juridisme romain et des raisonnements logiques, il se fait l'instrument du Siècle contre les arguments théologiques du prêtre Jean. Le prêtre Jean est une création littéraire dont aucun recueil d'archive ne nous donne d'exemple : il incarne une volonté désespérée de s'opposer à la marche politique du monde, sous l'égide des récits héroïco-scientifiques. Et il perd, car sa méthode est celle des martyrs. Falaise n'est pas une chronique historique : il est une tentative de faire pièce à certains mécanismes inconscients de la brutalité quotidienne. Sa fin est tragique et son ton comique et ridicule, comme il sied en politique.
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Nombre de pages
96
Date de parution
09/03/2022
Poids
126g
Largeur
195mm
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EAN
9782372090971
Titre
Falaise
Auteur
Kalsa Clement
Editeur
CORLEVOUR
Largeur
195
Poids
126
Date de parution
20220309
Nombre de pages
96,00 €
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Résumé : Lorsque la grand-mère de Minh donne un spectacle mettant en scène une marionnette vietnamienne à la fête de l'école, personne ne soupçonne que le quartier de Prenzlauer Berg va en être bouleversé. Et pourtant, dans ces rues de l'ancien Berlin-Est, la part d'Asie ressurgit, insufflant un nouveau sens de la communauté. C'est l'effet papillon assuré. Bientôt, les habitants sont coiffés de chapeaux de paille pointus, des légumes méconnus apparaissent dans les assiettes, des ponts de bambou relient les maisons de toit en toit. De belles vibrations, une vraie révolution ! Ode à la diversité et à la différence, La Mélodie familière de la boutique de Sung est un livre à l'optimisme contagieux, qui cache derrière sa candeur une merveilleuse subtilité. Un magnifique premier roman qui met le sourire aux lèvres. Lire.
Ce récit permet d'assoir définitivement Kasa-Vubu comme le Père de l'Indépendance nationale congolaise. Le lecteur mesure au fil des pages les qualités qui ont fait de ce grand homme le premier Président de la République du Congo. Dans un style inimitable qui lui est propre, Justine Kasa-Vubu retrace, avec panache et rigueur historique, le parcours intime et politique de son père. Une biographie essentielle à la compréhension du Congo, elle se lit comme un roman.
Résumé : Trois femmes, Marie, sa mère Astrid et sa grand-mère Sabine, habitent ensemble dans la Plaine, à la périphérie de la Ville, où elles ont été déplacées pour une raison qu'on leur tait. Dans cette banlieue végète une population misérable qui travaille dans de grandes usines de recyclage pour alimenter en matières premières utilisables la Ville peuplée de nantis paisibles. La Ville et la Plaine sont séparées par un no man's land, la Zone, réputée infranchissable. Marie, Astrid et Sabine tentent de survivre, chacune à leur façon, dans une société qui empêche toute forme de solidarité. Sabine, passionnée par la botanique, est porteuse d'un savoir qui n'intéresse plus personne ; au fil des ans, elle transforme une ancienne usine en une serre immense où elle implante des végétaux glanés dans la Plaine. Astrid se nourrit des souvenirs de l'histoire d'amour qu'elle a vécue avec un homme marié, directeur de la plus grande bibliothèque de la Ville. Marie, 14 ans, travaille au tri dans l'usine de papier où elle vole des morceaux de livres et cherche une échappatoire à l'univers glauque dans lequel elle est enfermée. Chacune de ces trois femmes puise dans les ressources dont elle dispose pour sauvegarder ce qui continue de donner sens à sa vie : le monde du savoir pour Sabine, le monde des sentiments pour Astrid, celui de l'imaginaire pour Marie. Un jour, Astrid et sa fille décident de franchir la Zone pour rejoindre le père de Marie... On retrouve dans la maîtrise de ce récit polyphonique, aux temporalités juxtaposées, la marque d'un auteur très singulier. L'univers imaginé par Katrina Kalda, oppressant et désolé, possède une grande force d'évocation et un charme puissant, instillant chez le lecteur un malaise et une fascination qui ne se dissipent pas.
Ma vie jusqu'à la tienne est unlivre constitué d'un seul poème, écrit par un père pour son fils mortaccidentellement au lendemain de ses vingt ans. Un unique poème donc en formed'adresse à ce fils : cri devant l'immense douleur de sa mort, de son enlèvement ; étonnement face à l'invincible force de l'amour, qui fait découvrir la vie etrenaître la parole là où la mort semblait avoir dit le dernier mot. L'auteur, jusqu'alors adepte d'unverset ample et musical, recourt cette fois à une succession de vers brefs etsecs, lapidaires, parfois même cliniques, seuls à même de dire le hurlementintérieur que provoque la mort d'un fils, seuls à même de faire entendrel'horreur, l'immense mutilation que constitue pour un parent la perte de sonenfant. Les vers disent donc d'abord la douleur du père. Mais ils évoluentensuite vers une adresse de celui-ci à son fils. Un dialogue entre euxs'engage, étrange et neuf : le père découvre que son fils, mystérieusement, luiouvre une voie, l'invite à le suivre dans son nouvel état, sa nouvelle vie, cherche à lui faire comprendre que leur amour, s'il s'est transformé, transformé par la mort, est cependant entré dans une nouvelle dimension où ilest destiné à croître toujours plus, à renaître différemment mais sans cesse. à mesure que le père accepte ainsi devoir son fils le précéder, l'enseigner et l'appeler à le suivre pour l'aimerautrement, le vers se fait plus doux, plus tendre, plus lumineux, retrouveaussi plus d'ampleur et de chair. En sorte que ce qui commence par et sousl'empire de la mort, d'une mort odieuse et inacceptable tant elle estcontre-nature, s'achève en déclaration d'amour. " Un cri que je ne connais pas. Un cri qui ne teconnaît pas. Un cri qui ne sortira pas, plus insoutenable pourcela. La mort, ta mort, impensable impossible. La sentence la peine capitale dans la lumière pure defévrier. " Frédéric Dieu : Poète et critique littéraire pour Les Lettres françaises, Frédéric Dieua publié deux recueils de poèmes chez Ad Solem : Processions (2012) et Matièreà joie (2016) puis, aux éditions de Corlevour, Seule chair, Prixinternational de poésie francophone Yvan-Goll 2022, et Car le jour touche àson terme, Prix Ganzo révélation 2024.
Ce texte poétique à la structure ouverte ancre le récit dans un passé mythique méditerranéen en même temps qu'intensément actuel (le Cap Corse). A travers la voix de Minoa, qui confie son désarroi, ses doutes, ses perplexités face à la vie et à l'amour, toute une réflexion sur l'écriture est engagée. Pour explorer le monde intérieur qui la fonde et dans lequel elle se débat, la narratrice choisit des modalités d'écriture et des tonalités volontairement diversifiées. L'ensemble épistolaire des Feuillets de Minoa (première partie), est ponctué par de brefs poèmes dont la tonalité sagement érotique rompt avec la prose des lettres tout imprégnées du "sentimentalisme" du XVIIIe siècle. Les Journuits (seconde partie) combinent récits oniriques et prose journalistique. Les Petites fantaisies minoennes (3e partie), brefs textes en vers, jouent le rôle d'intermède ludique. La dernière partie, Chants de Minoa, rassemble des poèmes inspirés par la même ferveur lyrique. Avec en ouverture une sextine écrite selon les règles mises en place au XIIe siècle et en chant final, le "Brame de la Minotaure", l'ouvrage, tendu à l'extrême, constitue une partition surprenante. Si la voix dominante est celle de Minoa, les différents modes d'expression qu'elle emploie pour la faire résonner, rendent compte d'une intériorité polyphonique d'une grande intensité.
John Henry Newman, né à Londres en1801 et mort en 1890, est un théologien et écrivain britannique, converti au catholicisme en 1845. Etudiant à l'Université d'Oxford, il est ordonné prêtre anglican. Ses travaux sur les Pères de l'Eglise le conduisent à analyser les racines chrétiennes de l'anglicanisme et à défendre l'indépendance de sa religion face à l'Etat. Ainsi naît le Mouvement d'Oxford, dont John Newman est l'un des principaux acteurs. Ses recherches et sa conception de l'Eglise l'amènent à se convertir au catholicisme, qu'il voit comme la confession la plus fidèle aux racines du christianisme. C'est au cours de cette période qu'il écrit son célèbre poème Lead, kindly Light. Il part pour l'Irlande afin de fonder une université catholique à Dublin, à la demande des évêques de ce pays. Pour mieux faire comprendre sa conception de l'éducation et de la science, il donne un cycle de conférences : L'Idée d'université, avant de démissionner en 1857 à cause du manque de confiance de la part des évêques irlandais face à son entreprise. Sa conversion au catholicisme est incomprise et critiquée par ses anciens amis anglicans. Il est aussi regardé avec méfiance par une partie du clergé catholique anglais du fait de ses positions considérées comme très libérales. En réaction à des calomnies, John Newman décrit sa conversion au catholicisme dans Apologia Pro Vita Sua. Cet ouvrage change la perception des anglicans à son égard et accroît sa notoriété. L'incompréhension suscitée par la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale conduit Newman à défendre l'Eglise et la place primordiale de la conscience dans sa Lettre au duc de Norfolk. Sa conception de la conscience sera en partie développée lors du Concile Vatican II. Il écrit par la suite la Grammaire de l'assentiment, qui se veut une défense de la foi face au développement du positivisme. Théologien reconnu, il est l'une des figures majeures du catholicisme britannique, avec Thomas More, Henry Edward Manning et Ronald Knox. Il a exercé une influence considérable sur les intellectuels catholiques, notamment les auteurs venus de l'anglicanisme. Ses oeuvres, dont la Grammaire de l'assentiment et l'Apologia Pro Vita Sua, sont une référence chez des écrivains tels que G K Chesterton, Evelyn Waugh ou Julien Green, mais aussi pour des théologiens et des philosophes comme Avery Dulles, Erich Przywara et Edith Stein, qui a traduit en allemand son ouvrage L'Idée d'université.