La forêt pacifiée - Sylviculture et sociologie au XIXe siècle
Kalaora Bernard
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782858025398
Au tournant du siècle, dans les régions de montagne, des agents de l'administration forestière prennent conscience des implications économiques et sociales de leur mission sylvicole. S'inspirant des travaux sociologiques de Le Play et de son Ecole dont ils partagent l'idéologie de paix sociale, ils forgent pour les besoins de leur pratique des méthodes d'analyse originales et élaborent des stratégies de développement. Véritables experts sociaux, ils proposent et mettent en oeuvre des moyens d'action pour concilier la conservation des forêts et la sauvegarde des sociétés pastorales. Loin des universités où Durkheim et ses disciples élaborent la sociologie abstraite, ces praticiens chercheurs, à l'épreuve des hommes et des faits, expérimentent une sociologie concrète préfigurant par bien des aspects les pratiques actuelles d'économie sociale.
Nombre de pages
134
Date de parution
03/05/2000
Poids
218g
Largeur
135mm
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EAN
9782858025398
Titre
La forêt pacifiée - Sylviculture et sociologie au XIXe siècle
Auteur
Kalaora Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
218
Date de parution
20000503
Nombre de pages
134,00 €
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La forêt n'échappe pas aux déterminismes sociaux, elle est le reflet des styles et modes de vie, de l'air du temps. Le public y vient moins pour rencontrer la nature que pour y retrouver les marques de son environnement social, de ses rêves, de ses nostalgies. Les loisirs apparaissent d'excellents révélateurs des valeurs d'une société. Si durant les "trente glorieuses" régnaient la consommation de biens et le plaisir d'acquérir, aujourd'hui, l'accroissement des richesses économiques et symboliques ne peut plus être le seul déterminant d'une bonne vie. L'empathie avec la nature, la soumission à son égard, sont les nouveaux idéaux qui renvoient à une éthique fondée sur la reconnaissance des droits de la nature et non plus du droit à la nature.Sommes-nous à la veille de l'avènement d'une culture environnementaliste ? La forêt ne serait-elle plus seulement un support de pratiques de consommation mais un espace fréquenté pour ses attributs écologiques ? L'adhésion à ces valeurs implique-t-elle une modification en profondeur des comportements ou n'est-elle qu'un effet passager de la mode verte ...Du musée vert à la forêt-écosystème, cet ouvrage montre combien les modes de fréquentation de la forêt reflètent l'esprit du temps et racontent l'évolution des valeurs d'une société.B. Kalaora, sociologue à l'INRA, a été responsable de la "Mission Sciences Sociales" du ministère de l'Environnement. Il est actuellement conseiller scientifique du Conservatoire du Littoral. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et de plusieurs publications sur les relations entre société-nature-technique et environnement. Avec A. Savoye, il a notamment publié La forêt pacifiée (L'Harmattan, 1986) et Les inventeurs oubliés (Champvallon, 1989) ; avec J. Theys, il a dirigé l'ouvrage collectif La terre outragée : les experts sont formels! (Autrement, collection sciences en société, N°1, 1992).
La crise environnementale a transformé le statut de la nature dans la société; d'espace de loisirs et de récréation elle est devenue un milieu vivant et dynamique qu'il faut protéger des hommes et de leur activité. A la nature utilitaire, s'est substituée la nature écologique et autour de cette rhétorique s'est structuré un nouvel imaginaire social de la nature et de nouveaux équipements du territoire.
Cet ouvrage souligne le caractère à la fois paradoxal et multiple de la relation des hommes au désert. Celle-ci ne saurait être unique, elle n'est pas la même selon la géographie (il y a des déserts chauds et des déserts froids par exemple), le " génie des lieux ", les hommes (selon qu'ils sont gens du désert, voyageurs, touristes, nationaux ou étrangers) ou les cultures en présence. Mais ces singularités ne sauraient nous faire oublier l'existence de figures ou motifs idéaux-typiques caractérisant l'expérience du désert dont la signification, le sens et la place varient selon le contexte historique. Le désert comme lieu du divin et du sacré et du monothéisme est sans doute l'une des modalités les plus partagées de l'imaginaire collectif. L'avènement de l'environnement et la prise de conscience de la biodiversité redéfinissent le statut et la place du désert au sein de la planète terre. Plutôt que de la détruire et de la domestiquer, il revient à l'homme d'en comprendre les enjeux environnementaux, en préservant un lieu relevant à la fois du vivant et du sacré.