Par petites touches, Brett Kahr montre de l'extérieur ce qu'était la vie de D. W. Winnicott. Nous le voyons en action, comme suivi par une caméra à l'épaule. Nous le surprenons sortant du métro pour se rendre cinq à six fois par semaine au coeur de Bloomsbury, chez son analyste James Strachey. Nous l'imaginons conduisant sa vieille Rolls à deux places, roulant à 30 km à l'heure, tant il est absorbé dans ses pensées ou dans une conversation avec son passager ; nous l'observons, lors de ses consultations dans une pièce remplie d'élèves, d'enfants et de parents ; nous le retrouvons à son séminaire du jeudi soir improvisant sur un cas puis offrant des fraises et des cerises à tout le monde ; nous l'entendons jouer du piano à la fin de sa journée de travail ; enfin, nous le voyons lutter contre la maladie dans ses dernières années, sans jamais réduire ses activités... Dans son autobiographie à peine esquissée, il écrivait : "Oh Dieu, faites que je sois vivant quand je mourrai." On peut penser que ce voeu fut exaucé, car jusqu'à son dernier souffle Winnicott travailla, aima, se réjouit et poursuivit de multiples projets."
Nombre de pages
208
Date de parution
21/06/2018
Poids
310g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782916120812
Titre
D.W. Winnicott. Une esquisse biographique
Auteur
Kahr Brett ; Montagnol Mage ; Dethiville Laura
Editeur
ITHAQUE
Largeur
153
Poids
310
Date de parution
20180621
Nombre de pages
208,00 €
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Au terme de la plus vaste enquête jamais réalisée sur les fantasmes, plus d'un demi-siècle après le célèbre rapport Kinsey sur la sexualité, voici enfin levé le voile sur l'un des derniers grands tabous de notre époque prétendument libérée. Cette étude passionnante et iconoclaste vous révélera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les fantasmes sans oser le demander. Qu'est-ce qu'une sexualité "normale"? Est-ce avoir l'esprit occupé par des images sexuelles qui expriment des désirs inassouvis, inavoués et souvent inavouables? A quoi servent les fantasmes, souvent sources de profondes angoisses autant que de plaisirs? Quel rôle jouent-ils dans notre équilibre psychique? Tous les récits scrupuleusement consignés et analysés par Brett Kahr dressent le panorama exhaustif de nos passions dans leur diversité, leur inventivité, leur crudité mais aussi leur drôlerie, démontrant que le plus puissant organe sexuel de l'humain n'est autre que le cerveau. Biographie: Brett Kahr est psychothérapeute et exerce dans différentes institutions cliniques à Londres. Biographe du pionnier de la pédopsychiatrie Donald Winnicott, il est également le consultant permanent de la BBC pour les questions psychologiques. Le livre des fantasmes est son premier ouvrage publié en France.
En 1952, dans son article sur "Les difficultés narcissiques de l'observateur devant le problème psychosomatique", Pierre Marty postule la capacité humaine de s'autodétruire "de façon pratique, effective", à savoir au moyen des affections et des maladies physiques. Introduisant une pensée révolutionnaire dans le champ des relations corps-esprit, cette hypothèse marque une rupture non pas avec la psychanalyse mais avec toutes les approches psychosomatiques qui l'ont précédée. Rigoureux, le corpus théorique de l'Ecole de Paris est un édifice d'une extrême cohérence. S'il est aujourd'hui fort connu et enseigné dans le monde, il n'est pas certain que sa complexité soit toujours pleinement saisie. A la différence de l'Ecole de Chicago et des thèses de Franz Alexander, le modèle français récuse l'idée d'un parallélisme entre certains profils de personnalités et des maladies spécifiques. Présentant le symptôme comme une probable trace du non-symbolisé, il réfute aussi toute idée d'une généralisation de la symbolisation. Ancré dans la métapsychologie freudienne et fondé sur l'économie des mouvements de la libido et sur le conflit psychique, il aborde la maladie principalement autour de trois axes : ridée d'une énergie commune aux fonctions psychiques et somatiques ; l'hypothèse d'une insuffisance des mécanismes névrotiques et de la faiblesse des défenses du moi ; enfin, la notion de "défenses somatiques" qui, en cas de surcharge de l'appareil psychique, pourraient suppléer aux insuffisances de la mentalisation. En réunissant quinze textes fondateurs de l'Ecole de Paris, ce volume nous offre une vision panoramique d'un demi-siècle de dialogue entre la psychanalyse et la psychosomatique sur les souffrances du corps et les spécificités de leur traitement.
Qu'appelle-t-on "symptôme" en psychiatrie ? Et de quel talent d'observateur faut-il créditer le clinicien qui essaie de regrouper les symptômes en syndromes, voire en maladies mentales ? Steeves Demazeux, après son enquête sur les classifications contemporaines (Qu'est-ce que le DSM ? , Ithaque, 2013), continue ici sa remontée dans le temps, en examinant l'émergence de la clinique psychiatrique, de ses origines chez Pinel à la crise qui la secoue au tournant des années 1950. A cette fin, il fouille le sol de la relation clinique, en amont du diagnostic, quand, au plus proche du patient, le psychiatre se met en quête des "signes" de la maladie. Les aliénistes ont longtemps cherché à constituer une "sémiologie" de la folie aussi respectable que celle des autres branches de la médecine. Très vite, cependant, ils ont hésité. Fallait-il voir dans ces signes et ces symptômes les éléments formels d'un tableau, les indices d'un trouble sous-jacent qui en serait la cause, ou les lettres d'un texte dont le sens nous échappe ? Une sémiologie psychiatrique n'est-elle pas au fond une chimère ? La psychanalyse n'a-t-elle pas hérité de ses impasses ? Et si c'était à des auteurs méconnus, voire méprisés, "numéristes" et modestes statisticiens d'asile, qu'il fallait enfin accorder la palme de l'objectivité ? L'histoire et la philosophie des sciences croisent ici des personnages inattendus, et pourtant tous nécessaires : Edgar Poe et Jacques Lacan, Carlo Ginzburg et Michel Foucault, les habitants de Manhattan, un photographe victorien spécialisé dans les gouttelettes, et plusieurs neurologues le marteau à la main. Au terme de ce parcours, Steeves Demazeux propose une refondation vigoureuse de notre épistémologie de la psychiatrie, qui doit changer et d'objet et de but
Bion W-R ; Bion Francesca ; Green André ; Staal An
En avril 1976, au Veterans Administration Hospital, à Los Angeles, vingt-cinq psychiatres, psychothérapeutes et psychologues se réunissent pour quatre discussions avec le psychanalyste britannique W. R. Bion (1897-1979), l'un des penseurs les plus marquants de la psychanalyse. Ce livre est la retranscription de la quasi-totalité des propos recueillis lors de cette rencontre.
Une légende tenace tient l'hystérie freudienne pour disparue - trop viennoise, trop misogyne, trop confuse. Christopher Bollas, témoin aux premières loges de l'épidémie de personnalités multiples aux Etats-Unis dans les années 1980, et de la diffusion incontrôlée du diagnostic d'état-limite montre ici qu'il n'en est rien. Et pour en retrouver le sens et la raison, il puise chez les grands auteurs de la psychanalyse : Fairbairn, Winnicott, Masud Khan, Lacan... Cette hystérie profondément repensée n'est plus, comme chez Freud, centrée sur le père. Elle procède, en amont, des rapports des mères avec leurs tout-petits. Elle n'est pas plus féminine que masculine. On ne saurait enfin la soigner sans faire part aux patients de la théorie qu'on s'en fait. A l'appui de ses thèses audacieuses, Christopher Bollas livre ici une foule d'exemples cliniques, où la plume du clinicien trempe dans l'encrier du scénariste et du dramaturge.