Pendant quatre siècles, la peinture ne cesse d'accentuer son but historiographique qui se manifeste aussi bien par la peinture d'histoire proprement dite - et qui doit comprendre logiquement le portrait - que par la "peinture de genre" qui est la "petite histoire". Puis, au XIX ? siècle, le but apparent et le but profond de la peinture arrivent presque à se confondre, dans le paysage et la nature morte qui sont étude désintéressée du monde extérieur et d'où tout caractère épique, narratif, est absent. C'est après 1850 que la peinture abandonne l'historiographie ; c'est la photographie et plus tard la cinématographie qui vont s'en charger. [... ]Ce sont les mouvements picturaux de 1860 à 1920, de l'impressionnisme au cubisme, qui représentent l'aboutissement ultime de cette investigation. Dans le cubisme, elle finit par se muer en son antithèse. Poussée à son extrême, elle arrive à anéantir la croyance en l'existence matérielle de ce monde extérieur à l'étude duquel elle s'était acharnée. Elle le replace dans l'imagination de l'artiste créateur. Un des buts de ce livre sera de montrer comment s'est opéré ce retournement chez les peintres cubistes, et dans quelle mesure Juan Gris en a été l'artisan". Daniel-Henry Kahnweiler.
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Nombre de pages
416
Date de parution
04/01/1991
Poids
230g
Largeur
108mm
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EAN
9782070326099
Titre
Juan Gris. Sa vie, son oeuvre, ses écrits
Auteur
Kahnweiler Daniel-Henry
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
230
Date de parution
19910104
Nombre de pages
416,00 €
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Ces entretiens sont un document de premier ordre sur la vie artistique de la première moitié du siècle, sur la naissance du cubisme, sur les collectionneurs, les règles du jeu ou la condition des peintres. Que de détails à propos de Léger, de Picasso et du caractère «fanatiquement autobiographique» de son ?uvre, de Juan Gris...Kahnweiler a commencé par Derain et Braque, qui eut sa première exposition personnelle en novembre 1908 chez lui, avec un catalogue préfacé par Apollinaire, et a continué avec Picasso, Laurens, Léger, Juan Gris, Masson.C'est une grande et belle histoire.
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.
Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.