«C'est l'esprit de l'architecture qui dit que l'architecture n'existe absolument pas... voilà ce que dit l'esprit. Il ne connaît ni style ni méthode. Il est disposé à tout. Et ainsi, l'homme doit cultiver cette humilité qui consiste à offrir quelque chose, à faire une offrande à l'architecture. Un architecte fait partie de ce trésor de l'architecture auquel appartiennent le Parthénon, le Panthéon, les grandes oeuvres de la Renaissance. Toutes ces choses appartiennent à l'architecture et la rendent plus riche, ce sont des offrandes.»La main de Louis I. Kahn, qu'elle balaye l'espace, dessine au tableau noir ou rythme ses paroles posées comme les vers d'un poème, est le symbole de l'attachement de l'architecte pour l'enseignement et la transmission. Tout au long de sa carrière, il n'aura jamais renoncé à ces «conversations» et conférences qui constituent désormais un important corpus d'écrits théoriques. Au cours de l'une de ses toutes premières rencontres avec des étudiants, à l'école d'architecture de la Rice University à Houston en 1968, Kahn aborde déjà l'essentiel des grands thèmes qui vont marquer son oeuvre : la lumière, les volumes, les espaces et leurs connexions, une approche personnelle de la programmation, une ouverture sur l'histoire et la culture populaire, et en fin de compte la remise en question de la profession d'architecte. Louis I. Kahn, architecte américain, est né en 1901 en Estonie. Il est considéré comme l'un des plus grands architectes du XXe siècle. Sa fin tragique en 1974 est symptomatique de la complexité du personnage révélée par le documentaire que lui a consacré son fils (My Architect). Malgré l'importance et la diversité de ses constructions, Kahn n'aura jamais renoncé à l'écriture et à l'enseignement, et ses textes restent inclassables, entre poésie et théorie architecturale.
Nombre de pages
96
Date de parution
15/09/2016
Poids
212g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782863646410
Titre
Lumière blanche, ombre noire
Auteur
Kahn Louis I. ; Bosser Jacques
Editeur
PARENTHESES
Largeur
150
Poids
212
Date de parution
20160915
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est consacré à la conférence Silence and Light que Louis I. Kahn tient à Zurich le 12 février 1969 à l'EPF lors de l'inauguration de l'exposition de ses travaux. Celle-ci est préparée et organisée sous la direction conjointe du professeur Heinz Ronner aidé de ses assistants, et de Ralph Bänziger, architecte. Cette conférence est publiée dans le catalogue Arbeitsbericht A1 du 10 février 1969. Ce document a été à maintes reprises réédité et complété pour constituer un catalogue raisonné de l'oeuvre de Kahn. Si trente ans nous séparent de cet événement, ce n'est pourtant pas un anniversaire qui est célébré ici. Il s'agit tout d'abord de proposer une traduction française de la conférence zurichoise pour mieux la divulguer dans le monde culturel et universitaire francophone. Sommaire La portée théorique du discours Patrick Mestelan La conférence - Discours d'introduction à la conférence Bernhard Hoesti - Silence et lumière Louis I. Kahn Autour du texte - Entretien avec Alessandro Anselmi - Entretien avec Marlo Botta - A propos de Silence et lumière Mauro Galantino - Entretien avec Bernard Huet - You know what I mean... Jean-Marc Lamunière - A la recherche d'un système universel de l'ordre Peter Mc Cleary - Entretien avec Livio Vacchini De la décomposition de la fenêtre à la pièce de lumière Jacques Lucan Bibliographie sélective Tableau synoptique des oeuvres de Kahn
Bien que Kahn ait construit tous ses bâtiments en Amérique et en Asie, son oeuvre a aussi connu un grand retentissement en Europe ; sans doute parce que, à côté des querelles d'école, il s'est façonné une architecture personnelle, qui allie les apports de l'architecture moderne aux formes élémentaires qui nous viennent du fond des âges. Silencieuse et lumineuse, elle préfigure certaines tendances majeures de la création artistique de la seconde moitié du siècle. Il est en outre le dernier des grands théoriciens dans la mesure où il pose les questions fondamentales : qu'est-ce que le projet ? comment lier les différentes parties d'une ?uvre ? quelle est la substance et le rôle de l'espace ? quels rapports unissent la forme, la structure, la lumière et la matière ?
Komendant August ; Bellaigue Mathilde ; Kahn Louis
Ingénieur de haut niveau, Komendant raconte quelle fut sa collaboration avec Louis Kahn. Tout en disant son amertume d'avoir été laissé dans l'ombre, Komendant exprime son amitié et son admiration pour le génie de Kahn. Il témoigne du souci qu'avait Kahn d'employer les matériaux au mieux de leur qualité et au maximum de leurs possibilités. Il met en lumière l'exigence de Kahn, sa passion et sa dureté parfois, à l'égard de ses collaborateurs et nous révèle combien cette architecture, sous son apparente simplicité, est en fait techniquement très élaborée. Il montre aussi, comme rarement on a l'occasion de le lire, ce que peut être la collaboration d'un architecte et d'un ingénieur, avec ses bonheurs mais aussi ses désaccords et ses ruptures.
Komendant August ; Bellaigue Mathilde ; Kahn Louis
Deux hommes. Et quels hommes ! Kahn et Komendant, l'architecte et l'ingénieur, l'un célèbre, l'autre pratiquement inconnu. Tout en disant son amertume d'être laissé dans l'ombre, Komendant exprime son amitié et son admiration pour le génie de Kahn. Il témoigne aussi du souci qu'avait Kahn d'employer les matériaux au mieux de leur qualité et au maximum de leurs possibilités. Il met en lumière l'exigence de Kahn, sa passion et sa dureté parfois, à l'égard de ses collaborateurs et nous révèle combien cette architecture, sous son apparente simplicité, est en fait techniquement très élaborée. Il montre aussi, comme rarement on a l'occasion de le lire, ce que peut être la collaboration d'un architecte et d'un ingénieur, avec ses bonheurs mais aussi ses désaccords et ses ruptures. Traduit de l'américain par Mathilde Bellaigue.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?