Automne 1999. La crise est passée. La croissance est repartie. La Bourse euphorise. On respire. On a eu peur. Mais tout va bien. Plus des trois-quarts des populations de la planète décrochent des wagons de tête que tracte la locomotive chauffée à blanc du capital financier, mais tout va bien. Dans un monde où, sur les ruines de l'étatisme totalitaire, le libéralisme s'impose et l'économie de marché triomphe, chaque jour de nouvelles informations indiquent que la propriété se concentre, la pluralité se rétrécit, la diversité se rétracte ou se dissout dans les fusions impériales, la pensée s'uniformise, les marchés verrouillent leur accès, les capacités de l'Etat inquisiteur se renforcent et l'esprit d'entreprise s'étiole. Mais, tout va bien... Et la révolution, celle à laquelle ont renoncé nos intellectuels, semble plus que jamais lointaine, voire impossible. Donc, tout va bien. Mais jusqu'à quand les peuples de la planète terre accepteront-ils de se plier à cette logique qui veut que tout aille bien précisément parce que ça va mal ? Qu'on y songe : depuis des siècles a toujours été posé - et résolu - en termes révolutionnaires, le problème de la centralité. Au centre, quoi ? Dieu ou la société civile ? Le roi ou le peuple ? Le tyran ou le Sénat ? L'Etat ou l'individu ? L'argent ou le citoyen ? Aujourd'hui, c'est évidemment en termes révolutionnaires que se résoudra la question de ce qu'il convient de placer au centre : l'homme démiurgique ou le capital financier ... S'appuyant tant sur sa réflexion que sur des exemples historiques lus sans apriorisme dogmatique, Jean-François Kahn bouscule le conformisme de l'orthodoxie dominante et annonce : demain la révolution.
Nombre de pages
239
Date de parution
07/05/1999
Poids
210g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782080676092
Titre
De la révolution
Auteur
Kahn Jean-François
Editeur
FLAMMARION
Largeur
120
Poids
210
Date de parution
19990507
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quel est le pari que je tente...Montrer d'abord que la poésie peut de nouveau être lue.Ensuite, qu'elle peut se libérer de l'ésotérisme et de l'élitisme.Enfin, qu'elle peut de nouveau véhiculer un discours explicite!Qu'elle est en quelque sorte une forme toujours moderne permettant de dire, à côté de l'essai, du roman, du pamphlet, de la biographie, éventuellement la même chose mais d'une autre façon. Et, pour cela, j'ai voulu dépasser les polémiques archaïques et subalternes sur le classicisme, le néo-classicisme, le vers libre, la poésie en prose, la chanson.La poésie est un tout qui englobe toutes ses composantes d'hier, d'aujourd'hui, de demain... Comme la musique. Ce qui est moderne, c'est ce que nous avons à dire, et qui justement intègre parfois trop de complexité, de contradiction, d'interrogation pour être enfermé dans une prose carrée et sèche.En ce sens, en cette période de gigantesque remise en question, la politique tout naturellement redevient poésie...Pour le reste...J.-F. K.
Le lecteur se souvient sans doute qu'en 1936 André Gide, alors en pleine gloire littéraire, avait entrepris de se rendre en Union soviétique pour témoigner des bienfaits du communisme, mais qu'une fois sur place il avait été envahi par un immense désarroi tant le spectacle qui s'offrait à ses yeux était éloigné de l'idéal.Quelques mois plus tard, il avait publié à Paris son Retour d'URSS, terrible réquisitoire contre le socialisme réel. Ses amis communistes ne devaient jamais le lui pardonner.En 1996, sur Saturne, où des sociaux-démocrates autrichiens fuyant le nazisme ont construit une société fondée sur l'économie mixte, le fameux romancier Djid Andrew décide, à la demande pressante du parti libéral d'opposition dont il est un compagnon de route, de se rendre sur Terre, cette planète entièrement acquise à la logique capitaliste, pour témoigner des bienfaits de l'économie libre.Djid consacre une année entière à la découverte de l'ancien monde, dont il parcourt tous les continents. Son constat n'est pas moins accablant que celui de son glorieux prédécesseur. La logique capitaliste n'a-t-elle pas eu raison du libéralisme de ses rêves? Que faire maintenant face à un tel désastre? Ses amis lui pardonneront-ils ce Retour de Terre qu'il envisage d'écrire une fois rentré chez lui...