En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Pensées en chemin. Ma France, des Ardennes au Pays basque
Kahn Axel
STOCK
23,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782234070103
Extrait Extrait de l'introduction Toute ma vie, j'ai aimé marcher. Petit garçon, j'ai passé les cinq premières années de ma vie dans un village du sud de la Touraine, Le Petit-Pressigny, où les circonstances familiales et celles de la guerre m'avaient fait naître en septembre 1944. La villageoise qui s'occupa de moi, mère de quatre enfants dont trois grandes filles, avait perdu deux époux, l'un à chacune des deux guerres mondiales. C'était une famille paysanne pauvre dans laquelle la marche à pied restait le moyen presque unique de se déplacer lors des visites à la famille ou aux amis des villages environnants dans un rayon de près de dix kilomètres. Dès mes trois à quatre ans j'accompagnais le mouvement, parfois pomponné et endimanché, au moins au départ, lorsque la troupe se rendait à une noce. Certes, les épaules secourables des adultes étaient là pour pallier la fatigue de mon jeune âge, mais je me rappelle ne pas en avoir abusé. Après que j'ai rejoint mes parents à Paris, ma mère m'inscrivit bien vite aux organisations scoutes de la paroisse, les louveteaux puis les scouts de France. Je m'y épanouis vraiment, adorant les camps en pleine nature, les jeux de nuit et les longues marches. Toutes mes longues vacances scolaires de l'époque (trois mois !) furent campagnardes. Je crois bien avoir très tôt ressenti que mon milieu naturel, ma matrice en quelque sorte, était constitué des chemins et des forêts, des prairies fleuries et des animaux de la ferme. Au petit matin, ce n'est pas le coq fêtant le jour nouveau qui m'a jamais gêné, c'est son silence lorsque j'en étais tenu éloigné. Plus tard, mes goûts d'adolescent puis de très jeune homme m'ont sans cesse amené à me replonger chaque fois que possible dans ce monde de nature d'où je venais et loin duquel je ne me suis jamais senti vraiment à l'aise. Sac au dos, j'ai ainsi commencé, dès mes quinze ans, à profiter de mes vacances pour partir, en auto-stop et à pied, d'une auberge de jeunesse à l'autre, à travers la France, l'Allemagne et les pays voisins. Cette passion des espaces et paysages non urbanisés me conduisit ensuite à consacrer plusieurs semaines chaque année, au printemps et en été, à la randonnée en moyenne et haute montagnes, d'abord avec un groupe d'amis puis en couple. C'étaient alors des parenthèses enchantées à mes longues études puis à une vie professionnelle et publique de plus en plus trépidante. En totale autonomie, campant près des torrents et des lacs de montagne, progressivement le plus à l'écart possible des itinéraires balisés, j'aspirais, tel un cétacé avant sa plongée, l'air pur, le seul que je respire volontiers, nécessaire à ma survie dans la longue immersion qui m'attendait en ville dans la «vie ordinaire». Le souvenir des randonnées passées et la préparation des suivantes contribuaient aussi à me donner les ressources me permettant de supporter les longs mois aux horizons limités par les murs de l'université et des laboratoires, dans les atmosphères aseptisées et normalisées des hôtels du monde entier dans lesquels je descendais à l'occasion des congrès, d'échapper à la ligne des rues et à l'enfilade des immeubles de la cité.
Résumé : Comment devient-on humain ? Le succès des précédents titres de l'auteur au catalogue, avec Pensées en chemin et Entre deux mers qui totalisent plus de 50 000 ex vendus. Le talent de conteur d'un grand scientifique. " Une passionnante fable scientifique, qui mêle fiction et réflexion ", Marianne.
Résumé : Marcher n'est pas une activité pour Axel Kahn, c'est une manière d'être. Il se définit comme un homme qui marche, un chemineau de la vie. Au rythme de son pas, sur les chemins et les sentiers, sur les pavés parfois, il a pensé, cherché, douté, le cas échéant, trouvé. Il a aimé, aussi, passionnément. Son ouvrage est un hymne à l'esprit, à la beauté et à la liberté. Un hymne à l'amour. L'existence d'un homme en chemin, au fil de ses souvenirs de l'enfance à la vieillesse. Cent cinquante ans après Julien et André dans Le Tour de la France par deux enfants, Axel Kahn, marcheur obstiné et attentif, peint de ce pays un tableau émerveillé mais lucide.
Avec son double point de vue de lecteur fi dèle depuis ses six ans et de journaliste qui l'incarne aujourd'hui, Vincent Duluc nous raconte le "roman de L'Equipe" qui, en 2026, fête ses quatre-vingts ans. Une institution à l'origine de multiples événements comme le Tour de France ou la Coupe d'Europe de football, et riche en succès innombrables - jusqu'à 1, 6 million d'exemplaires vendus en 1998. Un laboratoire incomparable du journalisme de sport, spécialité longtemps marginalisée, qui grâce à une cohorte de personnalités hautes en couleur - Jacques Goddet, son directeur historique, en premier lieu - a su gagner ses lettres de noblesse. Car ce que rapporte Vincent Duluc, avec la ferveur d'une plume souvent drôle, c'est aussi une profession en constante évolution, des reportages d'exception, et les coulisses trépidantes d'un journal. Des exploits de nos footballeurs en Coupe du monde à l'épiphanie olympique de 2024, des poings levés de Smith et Carlos au pouce baissé de l'affaire Jacquet, L'Equipe rend compte du monde. Avec ses mots, son expertise et son indéfectible passion.
Cédric Gras livre un récit de voyage sur l'effondrement écologique de l'ère post-soviétique. ??? ? Depuis les bords de la mer d'Aral, aujourd'hui presque asséchée, Cédric Gras remonte aux sources du mythique fleuve Amou-Daria. En traversant les républiques ex-soviétiques d'Ouzbékistan, du Turkménistan ou du Tadjikistan, il pêche avec des braconniers, rencontre les ramasseuses de coton et admire les cités des routes de la soie. Là un dictateur fantasque a fait bâtir une capitale de marbre dans les sables. Ailleurs, un président érige des barrages records. Plus loin les Talibans creusent un canal qui achève de saigner le fleuve. Dans le terrible désert du Karakoum, la Sécurité d'Etat entrave son voyage, mais il parvient, au terme de 2 500 kilomètres, au plus long glacier du monde, niché dans le Pamir et véritable château d'eau d'une Asie centrale menacée par la soif... "Un passionnant thriller post-soviétique sur les origines de ce désastre écologique" Le Nouvel Obs Né en 1982, Cédric Gras a suivi des études de géographie entre la France et la Russie avant de diriger plusieurs Alliances françaises en Russie et en Ukraine puis de se consacrer à l'écriture. Il a notamment publié chez Points Alpinistes de Staline (2023) et Alpinistes de Mao (2024).