Entreprises publiques en République Démocratique du Congo. La nécessité d'un cadre de bonne gouverna
Kabeya I. Tenda Jacques ; Kambayi Bwatshia Jean
L'HARMATTAN
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EAN :9782343149936
L'espoir suscité auprès des Congolais par l'accession de la République Démocratique du Congo à l'indépendance en 1960 s'est vite estompé pour laisser place à la désolation dans tous les secteurs de la vie nationale. Les entreprises publiques qui du temps de la colonisation avaient grandement contribué au budget de la colonie et à la construction des infrastructures dans l'espace Congo-belge, sont devenues après l'indépendance des pesanteurs socio-économiques incapables de répondre aux attentes de Congolais. Gangrénées par la mauvaise gestion, une faible productivité et des services de qualité médiocre elles sont incapables de produire la richesse souhaitée. Les réformes successives initiées depuis 1960 ont montré leurs limites. Pour relever ce défi de la mal gouvernance, l'économiste financier, Jacques Kabeya Ilunga Tenda recommande la mise en place, par le Gouvernement, d'un cadre de bonne gouvernance de responsabilisation et de performance.
Nombre de pages
216
Date de parution
31/05/2018
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343149936
Titre
Entreprises publiques en République Démocratique du Congo. La nécessité d'un cadre de bonne gouverna
Auteur
Kabeya I. Tenda Jacques ; Kambayi Bwatshia Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
20180531
Nombre de pages
216,00 €
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Lors d'une visite officielle à Kinshasa, en avril 2008, le ministre belge des Affaires étrangères d'alors, Karel De Gucht - devenu depuis juillet 2009 commissaire européen -, prononça une véritable philippique contre les autorités congolaises, excipant du fait que les " 200 millions d'euros investis " en République démocratique du Congo - au titre de l'aide au développement - donnaient à la Belgique un " droit de regard moral " sur la politique de son ex-colonie ! S'estimant - à tort ou à raison - lésé dans sa souveraineté, le gouvernement congolais exigea de remettre à plat les relations belgo-congolaises et de réévaluer la politique de coopération entre les deux pays. Mais de belgo-congolaise, la querelle devint rapidement belgo-belge entre partis politiques francophones et néerlandophones, jusqu'au sein de la majorité gouvernementale. Après neuf mois de crise diplomatique et des tractations en coulisses, le Congo et la Belgique convinrent, dans une déclaration commune publiée le 24 janvier 2009, de normaliser leurs relations " conformément aux principes de l'égalité souveraine des États ". Voire ! Hier, la colonisation prétendait apporter la " civilisation " aux sauvages ; la coopération aurait-elle, de nos jours, pris le relais pour fourguer le " développement " aux pauvres ? Les sauvages d'antan étant devenus les pupilles politiques et économiques des anciennes métropoles, il serait, donc, de bon aloi de chaperonner leur démocratisation, leur bonne gouvernance et leur développement. D'où ce " droit de regard moral " que s'arrogerait la Belgique par rapport au Congo ? Poser la question, c'est y répondre.
Le cheminement vers la démocratie au Congo-ex Zaïre est ponctué depuis vingt-deux ans par des avancées et des pesanteurs politiques : le discours du 24 avril 1990 de Joseph-Désiré Mobutu, l'organisation de la Conférence nationale (août 1991 décembre 1992), la prise du pouvoir (en mai 1997) par L. -D. Kabila ; la cooptation après l'assassinat de ce dernier de son fils, Joseph, à la magistrature suprême. La moralisation de la vie politique, la bonne gouvernance, le respect des droits humains, la justice sociale, la sécurité des personnes et des biens, autant de chantiers qui restent en friche...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.