Lire Benjamin Fondane, c'est approcher un poète, ET ATHÈNES dramaturge, critique et cinéaste majeur du xxe siècle. Lire Benjamin Fondane, c'est découvrir une personnalité hors norme, interrogeant son identité et son appartenance au judaïsme. Lire Benjamin Fondane, c'est mieux connaître Marc Chagall, Shalom Alechem, Martin Buber, Franz Kafka, Jacques Maritain. Dans le présent ouvrage, ses écrits de jeunesse, traduits du roumain, précèdent ses écrits en langue française. Des textes qui portent sur la confrontation entre l'expérience biblique et la pensée existentielle. Tour à tour littéraires, philosophiques ou politiques, ils nous font plonger dans le monde de l'entre-deux-guerres où se cherchait l'Europe et ils manifestent la condition du Juif au sein de la modernité. Voici, préservé par Monique Jutrin, « l'Ulysse juif ». Textes réunis, présentés et annotés par Monique Jutrin Juif français né en Roumanie, Benjamin Fondane meurt à Auschwitz en 1944. Professeure de littérature à l'université de Tel-Aviv, Monique Jutrin est fondatrice et présidente de la société d' études Benjamin Fondane dont elle dirige la publication des Cahiers.
Date de parution
09/01/2025
Poids
406g
Largeur
140mm
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EAN
9782204163934
Titre
Benjamin Fondane. Entre Athènes et Jérusalem
Auteur
Jutrin Monique ; Fondane Benjamin
Editeur
CERF
Largeur
140
Poids
406
Date de parution
20250109
Nombre de pages
0,00 €
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Alors que l'on redécouvre aujourd'hui l'oeuvre de Panaït Istrati, la vie de ce conteur roumain devenu écrivain français est encore peu connue. Pourtant, sa personnalité a profondément marqué ceux qui ont croisé sa route. Parmi ceux qui se souvenaient de cet "homme exquis", de cette "âme ardente" : Romain Rolland, Victor Serge, Nikos Kazantzaki, Joseph Kessel, Frans Masereel, Henry Poulaille, Jean-Richard Bloch... Défenseur des opprimés, Istrati a sympathisé avec la révolution russe à ses débuts. Mais pour avoir critiqué durement le régime mis en place par Staline en 1929, il est calomnié et abandonné par ceux-là mêmes qui s'extasiaient devant sa puissance littéraire quelques années plus tôt. Ne conservant que de trop rares amis, il s'éteint en 1935, oublié de tous, à Bucarest. Roumaine par ses racines, française par sa forme, universelle par son caractère foncièrement humain, l'oeuvre d'Istrati, à l'image de ses haïdoucs, bandits des Balkans, n'a cessé de se heurter aux cadres établis. De l'étoffe d'un Cendrars, d'un Kessel, d'un Gary, il fut homme avant d'être homme de lettres, conteur plus qu'écrivain.
Qu'est-ce que naître en 1938, dans une Europe devenant jour après jour le théâtre de la barbarie, des assassinats, et du plus terrible des crimes contre l'humanité ? À première vue, ce pourrait être l'histoire de cette petite fille juive grandissant dans ce drame que nous restituerait ici Monique Jutrin, en évoquant les souvenirs d'un passé qui s'éloigne indéfiniment. Pourtant, il faut bien reconnaître qu'il n'est jamais ici question de faire de tous ces événements, de toutes ces expériences et ces vicissitudes, une histoire de plus. Il s'agirait plutôt d'en faire, absolument, une histoire propre, puisée, pétrie dans le commun et la matière de ces époques et de ces lieux à présent si lointains qu'ils en semblent disparus. Un récit, en somme, que l'on se doit à soi-même comme aux êtres qui nous ont été et nous seront éternellement chers. En ce sens, Retour vers le château de Là-bas n'est aucunement le récit d'un ailleurs, d'un là-bas, d'un tout là-bas, même d'un au-delà. C'est le récit d'un ici, devrait-on dire, d'un ici tout à fait vivant, vivace, au plus près de soi, comme si tout ce là-bas, du plus lointain qu'il puisse faire appel, était au fond ce qui demeure le plus proche et le plus intime. C'est là sans doute la leçon majestueuse de ce récit tout intérieur.
Prise au piège de l'Histoire à l'orée de la Seconde Guerre mondiale, Rachel Bespaloff relit l'Iliade à la lumière des évènements contemporains. Scrutant la pensée grecque avant qu'elle ne devienne dialectique, elle y distingue une forme de pensée particulière, essentiellement éthique et proche de la pensée biblique. Elle la définit comme la science des moments de détresse totale où l'absence de choix dicte la décision. Mode particulier de pensée qui prévaut chaque fois que l'homme se heurte à lui-même à un tournant de son existence. Il n'en resterait pas de traces s'il n'y avait la poésie pour en témoigner. Précédé d'une introduction de Monique Jutrin, le texte de De l'Iliade est accompagné de deux articles de la même époque, L'humanisme de Péguy et Le monde du condamné à mort de Camus ainsi que d'un inédit : Les deux Andromaques.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...