Histoire et savoir philosophique. Tome 1, L'événement
Juranville Alain
PUF
29,50 €
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EAN :9782130555698
Après l'Holocauste, et face au non-sens dans lequel est entraîné le monde actuel, la philosophie doit assumer sa responsabilité historique et intervenir. Elle doit le faire en s'interrogeant sur ce qui peut apporter sens à ce monde, sur ce qui peut y faire événement. Et elle doit dès lors se vouloir théologico-politique. Car qu'est-ce qui fait événement, pour l'homme pris dans ce que Freud appelle la pulsion de mort, mais capable, à partir de là, d'accéder à sa puissance créatrice d'individu ? D'une part et primordialement le sacrifice du Christ, par quoi est rendu acceptable, à l'homme foncièrement païen, un monde de droit où l'individu ait sa place - ce monde qu'avaient voulu les prophètes juifs et les philosophes grecs. D'autre part et ultimement la révolution, qui répond au sens avant tout politique de ce sacrifice, et par quoi est fixée l'acceptation d'un tel monde, du monde juste. De là la discussion ici menée, avec Kierkegaard d'une part, et avec Marx d'autre part. Mais aussi, entre autres auteurs majeurs de la pensée contemporaine (Heidegger, Rosenzweig, Adorno, Lévinas, Lacan), avec Weber qui a souligné le rôle social essentiel de toutes les grandes religions, et notamment la portée décisive du judaïsme et du christianisme pour l'histoire et, dans cette histoire, pour l'avènement et le développement du capitalisme. Ce livre propose une réinterprétation des analyses de Marx à partir de l'existence et de l'inconscient. Il veut montrer que la vraie révolution n'est pas, comme Marx le voulait, celle qui abolit le capitalisme. Mais celle qui, au contraire, le fixe définitivement, en tant qu'il est la forme minimale du mal social, du paganisme constitutivement humain. Rejeter le capitalisme (et la mondialisation à laquelle il conduit) ne peut que vouer l'homme à ce qui est l'extrême du paganisme. A celui qui a débouché dans la catastrophe absolue de l'Holocauste. Et à celui qui menace aujourd'hui dans le terrorisme.
Nombre de pages
766
Date de parution
23/08/2007
Poids
785g
Largeur
135mm
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EAN
9782130555698
Titre
Histoire et savoir philosophique. Tome 1, L'événement
Auteur
Juranville Alain
Editeur
PUF
Largeur
135
Poids
785
Date de parution
20070823
Nombre de pages
766,00 €
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Affirmer l'existence - et donc reprendre toutes les analyses avancées, contre Hegel et son savoir spéculatif, par la pensée contemporaine depuis Kierkegaard. Et en même temps proclamer le savoir, le savoir vrai, spéculatif, systématique de cette existence - et donc répéter l'intention qui fut celle de Hegel. Telle est, sous le titre général La philosophie comme savoir de l'existence, l'entreprise ici tentée, et que nous semble justifier l'inconscient. D'où la méthode. Méthode spéculative, avec, pour chaque terme analysé, ses trois temps nécessaires, comme chez Hegel. Mais aussi méthode existentielle, parce que, au-delà de la vérité phénoménologiquement dégagée pour chaque terme, il faut tenir compte du primordial refus (désespoir, pulsion de mort) que l'existant oppose à cette vérité, et donner place à l'acte créateur par lequel seul on peut passer outre à ce refus. Et enfin méthode métaphorique, parce que l'objectivité est, avec l'existence, langage, et que le principe de cette objectivité est alors métaphore - l'acte même de la création. Le livre 1 qui propose une analyse de l'existence elle-même, et qui veut montrer que l'inconscient permet d'en résoudre la contradiction constitutive, est ici publié en trois volumes: L'altérité, en dialogue avec Kierkegaard, Le jeu, en dialogue avec Heidegger, L'inconscient, en dialogue avec Lacan et Lévinas.
Résumé : Affirmer l'existence - et donc reprendre toutes les analyses avancées, contre Hegel et son savoir spéculatif, par la pensée contemporaine depuis Kierkegaard. Et en même temps proclamer le savoir, le savoir vrai, spéculatif, systématique de cette existence - et donc répéter l'intention qui fut celle de Hegel. Telle est, sous le titre général La philosophie comme savoir de l'existence, l'entreprise ici tentée, et que nous semble justifier l'inconscient. D'où la méthode. Méthode spéculative, avec, pour chaque terme analysé, ses trois temps nécessaires, comme chez Hegel. Mais aussi méthode existentielle, parce que, au-delà de la vérité phénoménologiquement dégagée pour chaque terme, il faut tenir compte du primordial refus (désespoir, pulsion de mort) que l'existant oppose à cette vérité, et donner place à l'acte créateur par lequel seul on peut passer outre à ce refus. Et enfin méthode métaphorique, parce que l'objectivité est, avec l'existence, langage, et que le principe de cette objectivité est alors métaphore - l'acte même de la création. Le livre 1 qui propose une analyse de l'existence elle-même, et qui veut montrer que l'inconscient permet d'en résoudre la contradiction constitutive, est ici publié en trois volumes : L'altérité, en dialogue avec Kierkegaard, Le jeu, en dialogue avec Heidegger, L'inconscient, en dialogue avec Lacan et Lévinas.
« Lhistoire débouche sur un univers qui devient monde, celui de la mondialisation. Mondialisation par laquelle, quels que soient les conflits qui demeurent, le déploiement universel du capitalisme offre leur chance à tous les peuples. Et dans laquelle toutes les cultures essentielles de lhumanité celles qui sont uvres définitives, celles qui laissent place, explicitement ou implicitement, à lindividu peuvent, sur fond de capitalisme, entrer en dialogue. De même que toutes les grandes religions, supposées par ces cultures. Cest cette fin de lhistoire, ce débouché dans le seul monde juste possible, quon veut montrer ici en se réclamant de la philosophie, de tous ceux qui, depuis Platon, ont uvré en elle, et notamment des auteurs contemporains avec lesquels se fait une discussion permanente. Par linconscient que lui a offert la psychanalyse, la philosophie peut, selon nous, penser une telle fin de lhistoire. » (Extrait de l'Avant-propos.)
Résumé : Affirmer l'existence - et donc reprendre toutes les analyses avancées, contre Hegel et son savoir spéculatif, par la pensée contemporaine depuis Kierkegaard. Et en même temps proclamer le savoir, le savoir vrai, spéculatif, systématique de cette existence - et donc répéter l'intention qui fut celle de Hegel. Telle est, sous le titre général La philosophie comme savoir de l'existence, l'entreprise ici tentée, et que nous semble justifier l'inconscient. D'où la méthode. Méthode spéculative, avec, pour chaque terme analysé, ses trois temps nécessaires, comme chez Hegel. Mais aussi méthode existentielle, parce que, au-delà de la vérité phénoménologiquement dégagée pour chaque terme, il faut tenir compte du primordial refus (désespoir, pulsion de mort) que l'existant oppose à cette vérité, et donner place à l'acte créateur par lequel seul on peut passer outre à ce refus. Et enfin méthode métaphorique, parce que l'objectivité est, avec l'existence, langage, et que le principe de cette objectivité est alors métaphore - l'acte même de la création. Le livre 1 qui propose une analyse de l'existence elle-même, et qui veut montrer que l'inconscient permet d'en résoudre la contradiction constitutive, est ici publié en trois volumes : L'altérité, en dialogue avec Kierkegaard, Le jeu, en dialogue avec Heidegger, L'inconscient, en dialogue avec Lacan et Lévinas.
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