Aux confins de l'Europe du Nord, baignée par la mer Baltique et le golfe de Finlande, se dresse fièrement une petite nation. L'histoire de l'Estonie est mouvementée, ponctuée par une succession de dominations extérieures, jusqu'à l'URSS en 1944. En 1991, la révolution chantante met fin à l'occupation soviétique, l'Estonie retrouve son indépendance et devient membre de l'Union européenne le 1er mai 2004. Le hasard d'une première commande conduit Jérémie Jung en Estonie du Sud en 2011. Y ayant noué des amitiés, il y retourne et découvre rapidement les fortes identités de communautés estoniennes. Le royaume du Setomaa est un étrange territoire en équilibre sur la frontière entre l'Union européenne et la Fédération de Russie. Qu'elles soient temporelles, territoriales, politiques, spirituelles, religieuses ou encore qu'elles mènent d'une réalité à un imaginaire, ces frontières sont omniprésentes chez les Setos. Leurs passages incessants d'une rive à l'autre semblent leur donner force et détermination. Kihnu, île du golfe de Riga, située à une heure de la côte en ferry, conserve grâce principalement à ses femmes une culture qui lui a valu d'être classée au patrimoine mondial immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2003. Sans occulter les difficultés de ces deux communautés et malgré d'évidentes différences entre elles, voici un vibrant hommage à l'obstination et à la poésie des habitants de Kihnu, l'île des mères veilleuses, et des Setos qui vivent sur le fil entre deux pays.
Date de parution
12/04/2018
Poids
470g
Largeur
193mm
Plus d'informations
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EAN
9782900840009
Titre
Au large du temps
Auteur
Jung Jérémie
Editeur
IMOGENE
Largeur
193
Poids
470
Date de parution
20180412
Disponibilité
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Chacune perchée aux confins de l'Eurasie, la Corée et la France ne semblent partager qu'un hinterland qui les éloigne, qu'une histoire qui, cantonnée à leurs relations diplomatiques (depuis 1886), les oppose. Pour sortir de cette impasse, ce livre établit les modalités d'un dialogue de la première modernité entre néoconfucianisme et Renaissance à partir des cartes de Yi Hoe (1354-1409) et d'Oronce Fine (1494-1555), deux cartographes au service de leur roi. A la lumière du contexte géopolitique et des concepts qui inspirèrent les dynasties des Yi et des Valois, l'analyse décode la manière dont les cartographes dévoilèrent ou dissimulèrent leurs acquis afin de mieux servir les intérêts de leur royaume.
Jung clôt ce voyage intérieur par l'évocation de ses années de jeunesse, étudiant à l'Institut Saint-Luc, amateur de jolies filles et de dessins. Il évoque aussi ce récent voyage en Corée effectué en 2011 pour le tournage de l'adaptation audiovisuelle de la série. Soulagement, sentiment d'appartenance retrouvé ou acculturation définitive? Ses sentiments sont complexes et troublants. Et son récit toujours bourré d'humour et d'émotions. Démarche autobiographique peu commune entamée en 2007, Couleur de peau: miel a déjà reçu un accueil sans précédent tant le témoignage est authentique et universel. Le courrier des lecteurs demeure abondant et bouleversant. L'adaptation cinéma a été présentée depuis le Japon jusqu'aux Émirats arabes unis, du Canada à l'Australie, et maintes fois récompensées. Jung a touché un point auquel nous sommes tous sensibles: nos racines. Savoir les situer, sur cette terre de mondialisation et de revendications nationalistes est peut-être une nécessité.
3 destins s'entrecroisent : Jennifer, fille d'un soldat américain passé en Corée du Nord. Fille d'un père absent, communiste et traître, l'Amérique la rejette. Elle consacre sa vie à un orphelinat de Séoul. Aron adopte un petit garçon et s'attache tant à lui qu'il délaisse sa fille ; il s'enfonce dans la dépression lorsque son fils tombe gravement malade. Doug, le meilleur ami d'Aron, est militaire et orphelin depuis longtemps. C'est lui qui a poussé Aron à adopter. Il se sent responsable de ce qui se passe.
« Mon lien avec le Tchad remonte à l'enfance. Au début des années 1960, avec mon père militaire, nous avons atterri à Faya-Largeau, chef-lieu du nord du Tchad. Je me souviens d'une vie où le temps n'avait pas de prise sur nous, où je vivais pleinement cette liberté avec le bonheur de l'innocence. En 1978, jeune parachutiste de 22 ans, je retourne dans ce pays pour évacuer les ressortissants européens, tandis que différentes factions tchadiennes s'affrontent violemment. Deux ans plus tard, avec mon unité, nous campons pendant quatre mois dans l'est, à Abéché, puis près du Lac Tchad. Je m'adonne alors avec mon appareil photo à un plaisir de curiosité et de contemplation. Ce sont mes premières images du Tchad. D'autres séjours s'enchaînent jusqu'à la fin des années 1990. Je m'y rends en tant que reporter photographe pour Médecins du Monde (1983) et pour l'agence Sipa. Si je continue à couvrir les zones de combats (l'attaque libyenne de N?Djamena en 1986, la déroute des blindés de Kadhafi à Ouadi Doum en 1987), je sillonne les zones désertiques de ce pays, à la recherche de poésie, m'attachant aux scènes de vie spartiates (marchés, hôpitaux, écoles,...) et aux multiples visages croisés, photographiant libre de toute contrainte. J'explore surtout à loisir les endroits négligés dorénavant par l'actualité. Si mes voyages m'ont toujours mené au-dessus de la capitale, j'ai souhaité regrouper ces images d'archives pour rendre hommage à ces femmes et à ces hommes, fiers et dignes, à ce peuple oublié. » José Nicolas
Fétichiste des pieds, créateur (et rédacteur en chef) du célèbre magazine Bizarre et de la série "Sweet Gwendoline", John Willie démarre, à la fin des années 1930, une carrière de photographe tout entière consacrée à l'art raffiné du bondage. De Sidney à Los Angeles, dans une société puritaine, cet artiste précurseur diffuse clandestinement à un réseau d'abonnés fidèles ses petites histoires gentiment pornographiques.
En grande majorité privée, la forêt française est l'une des plus vastes d'Europe. Mal valorisée, elle sert essentiellement à la coupe et à l'exportation de bois non transformé ainsi qu'à la chasse. Pourtant, ces dernières années, les arbres nous ont été révélés sous un jour nouveau. Raison pour laquelle, après avoir travaillé sur l'Amazonie, je voulais passer un an dans une forêt familière, proche. Ainsi est née l'idée de ces quatre saisons au Bois Landry. une forêt privée de 250 hectares située aux confins du Perche et de la Beauce. En un an, j'ai appris qu'une forêt peut être jardinée, qu'on peut certes en extraire du bois et y chasser, mais aussi y dormir, aimer, lire, manger, s'y soigner, produire du miel, pratiquer la menuiserie, étudier les chevreuils, écouter un concert, admirer une exposition, déguster des plantes sylvestres, observer les animaux. Bref, qu'il existe bien des façons de relier l'humain à la forêt." Patrick Bard
En botanique, le wilting point (ou "point de flétrissement" en français) est l'expression utilisée pour décrire le seuil en deçà duquel la teneur en eau du sol ne permet plus à la plante de prélever l'eau dont elle a besoin pour survivre. La plante flétrit alors, puis finit par mourir si ces conditions extrêmes sont maintenues. Dans notre monde, il existe bien d'autres points de rupture, d'autres entre-deux ténus qui maintiennent un lien fébrile entre vie et mort. William Daniels, photographe documentaire soucieux des questions sociales et humaines, a travaillé sur des territoires en conflit, dans des zones sensibles et reculées, dans des pays "au bord du gouffre" . Il connaît les visages du paludisme autour du globe, des différentes révolutions du Kirghizistan, ceux de la bataille de Tripoli, des camps de réfugiés Rohingyas ou des luttes communautaires en République Centrafricaine. Son outil de langage, l'appareil photographique, lui a permis d'être un témoin international de ces circonstances sinistres souvent peu relayées, au sein desquelles se joue pourtant la réalité des mondes contemporains. Le photographe invoque une tension permanente, intimement liée à une beauté furtive : un regard qui cherche, la fugacité d'une posture, une main qui s'accroche au vide... Dans cette représentation figée de l'action, tout n'est qu'attente. Attente dans l'espoir ou attente dans le désespoir. Ce moment-pivot, ce déséquilibre latent, cette frustration, n'entraînent évidemment pas de réponse, seulement des questions. Et la certitude que chaque chose vivante est périssable et éphémère.