Dans un petit village, une grande maison sert à exorciser la brièveté de la vie. D'une certaine façon, elle est une référence et sa porte peut devenir un point de rendez-vous. Elle a même quelque chose de secret ; et dans cette maison-ci le secret était lié à la personne du Maître, dernier héritier de la demeure. Le Maître mène une vie de solitaire, jalonnée de passades amoureuses en ville. Le village le soupçonne de toutes sortes de méfaits, notamment de kidnapper les jeunes filles et de les garder dans les souterrains de la maison. La rumeur parle beaucoup d'une liaison secrète avec la Mercière. L'Etrangère réapparaît. Elle s'engage dans la lutte révolutionnaire. Le village connaît aussi un Anarchiste, un Professeur engagé, un Journaliste qui enquête sur la disparition du Maître, parti un beau jour sans laisser la moindre trace. Le roman brosse une synthèse de l'histoire du Portugal depuis les années 30 jusqu'à nos jours, dont le village et ses habitants sont le miroir. Nuno Judice, le poète, " fait monter " son texte jusqu'à l'onirisme et aux visions fantastiques, dans un crescendo d'images surréalistes, violentes et lyriques.
Nombre de pages
141
Date de parution
17/02/2000
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782864243410
Titre
Traces d'ombre
ISBN
2864243415
Auteur
Judice Nuno
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20000217
Nombre de pages
141,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Après Lignes d'eau, nous poursuivons notre travail autour de la poésie de Nuno Judice. Aujourd'hui unanimement reconnu comme un auteur-phare de sa génération, Judice conçoit la littérature comme un univers esthétique atemporel et trouve dans la poésie son principal mode d'expression. Résultat d'un exercice épuré et plastique sur le langage, les trente-trois poèmes qu'il nous livre ici sont autant de lumières jetées sur le sentiment amoureux.
Il y a, en fait, un vertige dans l'évolution littéraire de cette période (1870/1970), qui passe par la première rupture avec le romantisme entreprise par les réalistes, continue avec l'aventure brève et incomprise du modernisme, et préserve, malgré l'obstacle de la police et de la censure, l'esprit de liberté pendant les quarante-huit ans qu'a duré la dictature salazariste, de 1926 à 1974. Il y a dans ce long processus la recherche d'une identité européenne qu'il n'a pas toujours été facile de concilier avec l'idée d'Empire héritée du temps des Découvertes. Nuno Judice
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama