Nuno Júdice est né en 1949 en Algarve, au sud du Portugal. Mais Lisbonne, où il fit ses études, est son lieu mental, ville de poésie insinuante et de spéculations sans fin. Dès son premier recueil paru en 1972, A noçao de poema, il mêle étrangement une théorie de l'acte poétique à un lyrisme très personnel, ce qui éclaire sans doute la fascination qu'exerce cette oeuvre majeure de la littérature portugaise contemporaine. L'apparente simplicité de la langue y est sans cesse contestée par la syntaxe inattendue des images et par un murmure confus d'émotions qui cherchent une impossible maîtrise. Cette anthologie (1975-2015), composée par Manuela Júdice, semble révéler le filigrane d'une oeuvre qui a parfois pris les formes enténébrées de la chute, de l'abîme et de la mort. Ce motif ici dévoilé, c'est la figure - ou le nom - de l'amour. Magnifiquement traduit par le poète Max de Carvalho, ce recueil où la sensualité imprègne toute chose et où le désir suit les humeurs de la mer, nous révèle le versant solaire d'une quête obstinée de l'unité perdue.
Nombre de pages
88
Date de parution
09/02/2018
Poids
130g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782356080967
Titre
Le nom de l'amour. (Anthologie 1975-2015)
Auteur
Judice Nuno ; Carvalho Max de
Editeur
ESCAMPETTE
Largeur
141
Poids
130
Date de parution
20180209
Nombre de pages
88,00 €
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Résumé : Il y a, en fait, un vertige dans l'évolution littéraire de cette période (1870/1970), qui passe par la première rupture avec le romantisme entreprise par les réalistes, continue avec l'aventure brève et incomprise du modernisme, et préserve, malgré l'obstacle de la police et de la censure, l'esprit de liberté pendant les quarante-huit ans qu'a duré la dictature salazariste, de 1926 à 1974. Il y a dans ce long processus la recherche d'une identité européenne qu'il n'a pas toujours été facile de concilier avec l'idée d'Empire héritée du temps des Découvertes. Nuno Judice
Jean-Jacques Salgon est né en Ardèche où il a fréquenté la petite école de son père, instituteur laïque, républicain et pédagogue adepte des méthodes Freinet. Ce rude pays et ce père au caractère trempé auront sur lui et sur ses livres une influence profonde. Papa firme la pipe est un hommage à ce père mort à 96 ans. Le premier tableau du livre nous le montre, couché dans son cercueil, revêtu d'habits qui le font ressembler à un Communard fusillé par des Versaillais. Puis, de tableau en tableau, on remonte le temps dans un récit empreint de nostalgie et d'humour. On aperçoit Gérard Philipe à Avignon, Geneviève Page au volant de sa BMW décapotable bleue et quelques autres, on part en vacances en Italie en caravane, on roule en 2 CV glorieuse, et à force de remonter le temps on se retrouve en culottes courtes, dans la classe de l'instituteur, où le futur auteur s'exerce à écrire au tableau: "Papa fume la pipe, maman fait du café"
Ecrit après une rupture sentimentale et une douloureuse expérience de la solitude, ce livre est un florilège de petites pièces très musicales, empreintes de mélancolie. C'est aussi un acte de confiance en la poésie pour réinventer la vie..."J'aime le mot sonate que même les musicologues éprouvent bien du mal à définir. Sonate est ce qui vibre, s'opposant à ce qui chante, la cantate. Voilà bien ce que je cherchais ici, vu le thème de la solitude, une vibration plutôt qu'un chant, encore moins un cri, un soupir."
Qu'est-ce pour vous que la poésie ? " demandait-on un jour à Antonella Anedda. Et telle fut sa réponse : " C'est ma réalité, enfoncée dans ma vie : c'est une racine, et parfois une lame. " Une racine qui la relie à la totalité de la terre et du cosmos, aux vivants et aux morts, à la parole même de ce qui semble ne pas avoir de voix. Et une lame qui ouvre au monde, annonce une blessure, mais devient aussi l'emblème du tranchant de la poésie. La force d'un livre comme Nuits de paix occidentale (1999) semble tenir à une tension toujours renouvelée entre un souci de réserve pudique, de loyale retenue où le chant révèle sa part d'ombre et de silence, et un élan profond, une ardeur immédiate dans le don de soi, dans l'incandescente offrande de parole.