Nuits de paix occidentale et autres poèmes. Précédé de Basse lumière, suivi de La lumière des choses
Anedda Antonella ; Para Jean-Baptiste
ESCAMPETTE
13,20 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782356080042
Qu'est-ce pour vous que la poésie ? " demandait-on un jour à Antonella Anedda. Et telle fut sa réponse : " C'est ma réalité, enfoncée dans ma vie : c'est une racine, et parfois une lame. " Une racine qui la relie à la totalité de la terre et du cosmos, aux vivants et aux morts, à la parole même de ce qui semble ne pas avoir de voix. Et une lame qui ouvre au monde, annonce une blessure, mais devient aussi l'emblème du tranchant de la poésie. La force d'un livre comme Nuits de paix occidentale (1999) semble tenir à une tension toujours renouvelée entre un souci de réserve pudique, de loyale retenue où le chant révèle sa part d'ombre et de silence, et un élan profond, une ardeur immédiate dans le don de soi, dans l'incandescente offrande de parole.
Nombre de pages
105
Date de parution
05/11/2008
Poids
162g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356080042
Titre
Nuits de paix occidentale et autres poèmes. Précédé de Basse lumière, suivi de La lumière des choses
Auteur
Anedda Antonella ; Para Jean-Baptiste
Editeur
ESCAMPETTE
Largeur
140
Poids
162
Date de parution
20081105
Nombre de pages
105,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Rosselli Amelia ; Anedda Antonella ; Attanasio Mar
La poésie ne doit pas être confession mais recherche de vérité", affirme Amelia Rosselli - "La poésie, pour moi, c'est d'abord réussir à transmettre l'expérience du réel collectif". Or ici, dans ce Journal obtus, son seul livre en prose, son "unique écrit intime", elle accepte d'expérimenter une écriture autobiographique "possiblement très peu biographique" - avec la distance d'une troisième personne et de multiples transfigurations. Le sujet se questionne, se raconte et, se racontant, remonte dans le passé aux racines de son histoire, qu'elle ausculte comme un corps presque étranger. La poésie d'Amelia Rosselli est un cas unique dans la littérature italienne du XXe siècle. Son écriture située entre trois langues (l'italien, l'anglais et le français) témoigne d'une inventivité et d'une force expressive rares. Révélée par Pasolini - qui préfaça en 1964 son premier recueil Variations de guerre - Amelia Rosselli est devenue depuis une figure incontournable, inévitable, du canon poétique contemporain. Sa leçon formelle et existentielle reste furieusement fertile.
Jean-Jacques Salgon est né en Ardèche où il a fréquenté la petite école de son père, instituteur laïque, républicain et pédagogue adepte des méthodes Freinet. Ce rude pays et ce père au caractère trempé auront sur lui et sur ses livres une influence profonde. Papa firme la pipe est un hommage à ce père mort à 96 ans. Le premier tableau du livre nous le montre, couché dans son cercueil, revêtu d'habits qui le font ressembler à un Communard fusillé par des Versaillais. Puis, de tableau en tableau, on remonte le temps dans un récit empreint de nostalgie et d'humour. On aperçoit Gérard Philipe à Avignon, Geneviève Page au volant de sa BMW décapotable bleue et quelques autres, on part en vacances en Italie en caravane, on roule en 2 CV glorieuse, et à force de remonter le temps on se retrouve en culottes courtes, dans la classe de l'instituteur, où le futur auteur s'exerce à écrire au tableau: "Papa fume la pipe, maman fait du café"
« Treize personnages féminins du cinéma. Sans doute ai-je pris les films pour des livres comme les autres, avec ce qu'ils portent en eux d'un monde inconnu et les portraits de nous-mêmes qu'ils retiennent, depuis notre première vision, dans les plis de leurs chapitres. Je me suis appliqué à travailler ce chiné que tissent ensemble les ?uvres aimées et notre propre vie. J'ai aussi tenté de préserver l'état d'enchantement dans lequel m'a laissé, à l'origine, le déroulé de la pellicule. »
Ecrit après une rupture sentimentale et une douloureuse expérience de la solitude, ce livre est un florilège de petites pièces très musicales, empreintes de mélancolie. C'est aussi un acte de confiance en la poésie pour réinventer la vie..."J'aime le mot sonate que même les musicologues éprouvent bien du mal à définir. Sonate est ce qui vibre, s'opposant à ce qui chante, la cantate. Voilà bien ce que je cherchais ici, vu le thème de la solitude, une vibration plutôt qu'un chant, encore moins un cri, un soupir."
En première lecture, ce livre est un essai sur le film de James Whale (1935), ses origines (le célèbre roman de Mary Shelley), l'écriture de son scénario, le choix de ses acteurs, la relation avec la censure, etc. Mais, plus profondément, c'est un essai sur la création, sur les relations du créateur avec sa création, sur la prédominance de l'acte de création sur tout autres considérations philosophiques, religieuses ou morales. C'est aussi un essai sur le mal, sur la tentation de puissance, sur le vertige des interdits. A sa première apparition, le visage du monstre est présenté par Manguel comme l'une des icônes de notre temps, au même titre que le visage de Greta Garbo... Cela fait partie des nombreuses réussites de ce livre provoquées par ces rapprochements inattendus où nous entraînent l'intelligence et la culture de Manguel. La comparaison, du point de vue de la création pure, entre la Fiancée créée par Frankenstein et la Mariée mise à nu par ses célibataires créée par Duchamp est un grand moment d'analyse et de jubilation! Enfin, et d'une façon assez classique dans la littérature et le cinéma fantastiques, la monstruosité n'est peut-être pas là où on le penserait. Le monstre n'aspire qu'à une harmonie que la société des hommes "normaux" lui refuse. L'instant de bonheur que connaît le monstre en compagnie d'un vieillard aveugle est une scène magnifiquement décrite...