DES TOXIQUES INVISIBLES - SOCIOLOGIE D'UNE AFFAIRE SANITAIRE
JOUZEL JEAN - NOEL
EHESS
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EAN :9782713223822
Consommateurs ou travailleurs, nous sommes quotidiennement exposés à de nombreuses molécules de synthèse, aux effets parfois dangereux. Pourtant, l'émergence de pathologies afférentes à ces substances, fausses couches ou cancers par exemple, reste controversée. A partir du cas, aux Etats-Unis et en France, d'une famille de solvants toxiques, les éthers de glycol, Jean-Noël Jouzel décrit la mobilisation des avocats, syndicats, associations de consommateurs et autres collectifs engagés dans la reconnaissance de la nocivité de ces substances. En comparant les carrières contrastées de cette cause de part et d'autre de l'Atlantique, il met en évidence les contraintes politiques, économiques et légales qui pèsent sur les formes d'enquêtes étiologiques que déploient ces acteurs. Ainsi, ces mouvements sociaux contribuent à la fois à rendre visibles mais aussi à laisser dans l'ombre les effets pathogènes du monde qui nous entoure. Par une approche comparée des enjeux en matière de santé environnementale, ce travail ethnographique construit une sociologie des problèmes publics "à bas bruit" et met en lumière les dynamiques de construction sociale de l'ignorance.
Date de parution
10/01/2013
Poids
275g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782713223822
Titre
DES TOXIQUES INVISIBLES - SOCIOLOGIE D'UNE AFFAIRE SANITAIRE
Auteur
JOUZEL JEAN - NOEL
Editeur
EHESS
Largeur
120
Poids
275
Date de parution
20130110
Nombre de pages
0,00 €
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Le réchauffement climatique et le rôle des activités humaines sur notre climat deviennent de plus en plus perceptibles, et occupent une place grandissante dans notre vie quotidienne. Lutter contre le réchauffement climatique est un véritable défi : c'est celui que s'est fixé Jean Jouzel tout au long de sa carrière scientifique. L'analyse des molécules emprisonnées depuis des dizaines de milliers d'années dans les carottes de glace des forages polaires lui a permis, avec d'autres glaciologues, de comparer températures et composition de l'atmosphère à différentes époques. Ils ont ainsi souligné, pour la première fois, l'importance de l'effet de serre dans le réchauffement climatique. Dans ce texte clair et enlevé, Jean Jouzel nous parle de son parcours, de ses travaux, de son engagement au sein du GIEC et nous introduit de manière claire à l'étude des climats passés pour mieux connaître et comprendre les climats futurs.
Les pesticides sont des produits dangereux. Pour cette raison, ils comptent parmi les substances chimiques les plus surveillées et ce, depuis des décennies. Des agences d'évaluation des risques contrôlent leur mise sur le marché et assurent une toxico-vigilance de leurs effets sur la santé. Comment alors expliquer l'accumulation de données épidémiologiques qui attestent la sur-incidence de pathologies chroniques - maladies neurodégénératives, hémopathies malignes, cancers - parmi les populations humaines les plus exposées, en particulier les agriculteurs ? Pourquoi des résultats aussi inquiétants ont-ils si peu de répercussion sur les autorisations de mise en vente ? Le sociologue Jean-Noël Jouzel a mené l'enquête en France et aux Etats-Unis pour comprendre ce qui conduit les agences d'évaluation à ignorer volontairement certaines données scientifiques lorsqu'elles n'ont pas été élaborées selon les normes de la toxicologie réglementaire. Cette routine normative profite aux industriels, qui ont tout intérêt à suivre ce cadre et sont les seuls à disposer des ressources matérielles nécessaires pour s'y conformer.
Tous les pays y ont souscrit mais tiendront-ils l'objectif d'un réchauffement climatique qui, à long terme, ne dépasserait pas 2 ºC ? D'année en année, la question du climat est devenue omniprésente, s'imposant dans les débats de société. Ce livre, rédigé par un climatologue et une journaliste scientifique, à jour du 5e rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) publié en 2013-2014, fait la synthèse des connaissances actuelles sur les évolutions passée et à venir du climat. Sans oblitérer l'ampleur du défi, l'urgence de l'action ni les résistances, les auteurs mettent en valeur les efforts des nations pour limiter l'effet de serre. Les comportements évoluent, certes lentement, mais ces changements témoignent d'une véritable et durable prise de conscience.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.