Arthur Rimbaud - Amédy Coulibaly. Deux saisons en enfer
Jouvenot Christian
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782343226859
Dans Une saison en enfer, Rimbaud a laissé pour nous le témoignage à vif de son dérèglement. Le vice reconnu par le poète qui se dit lui-même damné, et la détermination criminelle de l'assassin fanatique qui ne se connaît pas comme monstre, sont deux illustrations des risques encourus à l'adolescence. Arthur Rimbaud et Amédy Coulibaly ont poussé à leur paroxysme les errements de l'adolescence. Les juxtaposer en choquera plus d'un. Dans leur rencontre, le formatage verrouillé de la vie du jeune fanatique d'une part, l'exploration forcenée de l'être au monde par le poète d'autre part, dans un contraste saisissant produisent un enseignement inattendu. Comment les enfants de djihadistes, à leur retour en France ou ailleurs dans le monde, vont-ils se remémorer ces événements tragiques ? Comment vont-ils recoller les débris dispersés de leur histoire ? Sous quels silences seront ensevelis les dégâts traumatiques ? Sous quelles formes feront-ils résurgence, à l'adolescence ou plus tard ...
Nombre de pages
256
Date de parution
27/04/2021
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343226859
Titre
Arthur Rimbaud - Amédy Coulibaly. Deux saisons en enfer
Auteur
Jouvenot Christian
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20210427
Nombre de pages
256,00 €
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S'il est un génie incontestable, il est aussi un patient comme les autres. Pour quelques séances d'analyse... de plus !, Freud est allongé sur le divan et dévoile les ressorts de sa quête d'identité a partir de ses caprices d'enfant, de ses rivalités de jeune homme, de son homosexualité latente, de sa violente jalousie et jusqu'à la découverte de son cancer. Le processus et le thème de l'identification à l'agresseur et son affect de culpabilité sont récurrents à des moments cruciaux de sa vie et de son ?uvre : deuil de sa mère et mort de son frère, disparition de la nourrice, humiliation de son père, emprisonnement de son oncle ; de Freiberg à Vienne et à Londres... L'auto-analyse de Freud n'a pas permis le dévoilement du versant narcissique de l'?dipe que l'auteur aborde ensuite à partir des récits mythiques, à travers l'étude : de l'incestuel avec Mérope avant l'inceste avec Jocaste, de la pésophilie de Laïos et du meurtre du père, de l'homosexualité d'?dipe et de la perversion d'Antigone. Au nouage des investissements narcissiques et objectaux, entre moi idéal et idéal du moi, une réflexion sur le rôle de l'identification a l'agresseur dans la quête identitaire conduit au c'ur des processus de symbolisation et de subjectivation.
L'auteur donne la parole, à Courbet, Camille Claudel, Van Gogh, Dali ? éclairant la complexité d'Emmanuel Macron. Nous apprenons beaucoup sur une double vie intérieure exposée dans sa relation de couple, sur la transgression pour être, sur une originalité qui peut confiner au dandysme, sur sa séduction et son empathie, sur sa solitude et la succession de ses amitiés jetables. Pas seulement jupitérien, il est aussi dionysiaque, tel qu'il apparaît dans les soirées Van Gogh au ministère de l'Economie et des Finances ou dans le vestiaire des Bleus.
Venu au monde un an après une soeur aînée morte à la naissance, Emmanuel Macron est "un enfant de remplacement", comme Camille Claudel, Van Gogh, Dali, Marcel Duchamp, Annie Ernaux et bien d'autres auxquels l'auteur donne la parole. Ce drame des origines éclaire la double vie intérieure ("en même temps") du Président de la République. Pas seulement jupitérien, il est aussi dionysiaque, tel qu'il apparaît dans le vestiaire des Bleus à Moscou en 2018, ou dans les bras de jeunes antillais à St-Martin... Avec Flaubert (Bouvard et Pécuchet), dans "La Crise et le Cap", chapitre ajouté à la 1ère édition, l'auteur interroge l'attitude du Président dans la période actuelle de "crise sanitaire".
A partir de Moderato cantabile Duras recycle Duras. Une écriture accidentée, SDF, en quête d'identité témoigne dans une répétition infernale d'un douloureux "remâchement de la mort" et d'une souffrance qui touche à l'universelle souffrance de la nature humaine. L'écriture creuse à la recherche de ce qui au plus profond de la relation à la folie de la mère reste à jamais impensé et repousse en même temps "cette actualité absorbante qu'elle est toujours".