L'oeuvre en cours de François Jullien. Un déplacement philosophique
Jousset Philippe
L'HARMATTAN
16,00 €
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EAN :9782296025219
François Jullien tente une aventure singulière : se placer " en dehors " de la philosophie occidentale, pour mieux l'appréhender. C'est dans la pensée chinoise qu'il trouve ce recul nécessaire et un puissant levier pour mettre la pensée issue du " miracle grec " à l'épreuve de l'interrogation. Le dépaysement oriental ne constitue pas un exotisme mais le premier moment de l'entreprise : au moyen du vis-à-vis de ces deux continents intellectuels, dont chacun de ses ouvrages élabore un aspect particulier, l'enjeu est de comprendre ce qu'il en va de l'opération de penser en général. Aussi ces études, toujours remises sur le métier et perfectionnées, constituent-elles moins une doctrine, ou même une synthèse, qu'une méthode. C'est l'usage qui en est fait ici où, en même temps que sont introduits les thèmes principaux des travaux de Jullien depuis une vingtaine d'années, ceux-ci se trouvent mis à contribution pour suggérer un renouvellement de l'approche des questions de la représentation, de la littérature et du style.
Nombre de pages
163
Date de parution
15/01/2007
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296025219
Titre
L'oeuvre en cours de François Jullien. Un déplacement philosophique
Auteur
Jousset Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20070115
Nombre de pages
163,00 €
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Tandis qu?une certaine conception, disons flaubertienne et techniciste, domine les études de stylistique aujourd?hui, cet essai tente de redonner à cette discipline sa place dans une compréhension plus large du fait littéraire, qui fasse sa part à la psychologie, l?anthropologie, l?éthologie, etc. La littérature est donc ici considérée comme une activité parmi d?autres, plutôt que comme une occupation principalement livresque : un phénomène d?écriture-lecture relevant de gestes fondamentaux, tels que la saisie, la capture, l?assimilation, la retenue, etc. Ce parti pris conduit à redonner à l?acte de lecture, le seul qui nous rappelle à la temporalité du sens, toute son importance, et à mettre l?accent sur le schématisme de la chasse qui constitue, parmi les pratiques concrètes, l?une des plus universellement attestées. Dans l?écriture comme dans la lecture, le geste de saisir ne s?exerce qu?en rapport avec son tenseur contraire : un certain être- saisi. Ce qui distingue le discours littéraire est qu?il reste dominé par ce qui l?anime, car sans cette postulation contradictoire, que noue le style, il se révélerait entièrement positif, c?est-à-dire édifiant, rhétorique au sens étroit du terme.
On connaît la formule de Buffon : "Le style est l?homme même". Comment l?entendre ? Les contributions réunies dans L?homme dans le style, et réciproquement cherchent à explorer certains aspects de cette vaste question. Pour mener cette enquête, la plupart des auteurs ont choisi de privilégier la notion d?ethos, héritée de la rhétorique antique, qui désigne le caractère, l?état d?âme, la disposition psychique que transmet, intentionnellement ou à son insu, celui qui parle ou écrit à travers son dire : l?"image" qu?il façonne de lui-même dans la matière du discours. Cette vieille notion remise à l?honneur au XXe siècle permet de reconsidérer cette chimère d?homme et d?expression qu?est tout texte, c?est-à-dire les rapports du Sujet, toujours problématique, et du Texte en tant que celui-ci passe pour l?expression de ce Sujet.
Jousset Philippe ; Guermès Sophie ; Grojnowski Dan
La vocation du roman est de donner à penser. Prodigue en détails qui laissent songeur, Il en dit à la fois trop et trop peu : il esquisse et esquive la pensée. Son langage consiste en idées esthétiques, non en concepts : suggestives, impossibles à circonscrire, comme ouvertes sur l'incertain. La fiction se méfie du discours de la vérité. Le XIXe siècle français représente de ce point de vue un tournant dans l'histoire du genre, le moment où se manifeste son essence: le romancier, bon gré mal gré, renonce à la pensée catégorique. Alors que, dans un tourbillon d'idéologies en concurrence, s'édifie le monde nouveau de la société démocratique, le roman explore "le présent qui marche", comme dit Balzac. II s'interroge sur la place de l'homme dans cette société mouvante, sur ses désirs et ses angoisses. Pour ce faire, il se renouvelle lui-même: apparaissent le roman intime, le roman historique, le roman réaliste. Face au discours spécialisé du savant, du psychologue, du sociologue, de l'historien (de Maine de Biran, de Tocqueville, de Michelet, par exemple), le romancier se pose en "docteur ès sciences sociales", cherchant à saisir le réel dans sa complexité - et avouant sa perplexité. Le roman donne à penser, mais ne prétend plus instruire. Tel est le paradoxe de la pensée romanesque: à la fois prolixe et sceptique.
Ce vocabulaire permet de parcourir les grandes lignes de la philosophie de langue allemande à travers l'historique d'environ 60 notions clefs, avec des définitions précises, resituées dans leur contexte, soit près de 300 termes analysés.Accessible aux non germanistes, ce livre est une invitation à découvrir la diversité et la créativité de la pensée allemande et constitue une aide précieuse pour mieux comprendre les grands auteurs de la philosophie depuis Kant jusqu'à Heidegger ou Wittgenstein. Un outil nouveau et inédit en France, utile pour l'initiation en lycée comme pour la recherche à l'université.