2017 marque le 600e anniversaire de la naissance de saint Nicolas de Flue, auquel la Confédération Helvétique doit d'avoir échappé à son éclatement après ses victoires contre la France. Qui est Nicolas de Flue ? Un paysan dans un canton montagneux du centre de la Suisse ; un homme impliqué en politique, chargé d'exercer la justice dans les différends qui opposent les hommes ; un soldat, au contact des passions qui déchirent la jeune nation suisse entre désir d'indépendance et conquête de nouvelles cités. Enfin et surtout, un époux, père de dix enfants, qui avec l'accord et le soutien spirituel de son épouse Dorothée, quitte le monde et se retire dans la solitude d'une vie d'ermite pour répondre à un appel de Dieu toujours plus fort. Le monde ira dès lors le chercher dans son ermitage, pour lui demander conseil. De toute l'Europe on vient à Frère Nicolas pour recevoir conseil et lumière. Paix surtout. La paix intérieure que sa vie avec le Dieu-Trinité irradie autour de lui. C'est à partir de ce centre de la vie de saint Nicolas de Flue : la vie en Trinité, que se déploie cette biographie. On y voit s'y refléter comme dans un miroir l'âme contemplative de Charles Journet. Théologien, auteur spirituel, ami des poètes, Charles Journet (1891-1975) est décrit ainsi par la famille Maritain : "Agneau aux yeux bleus - poussière impossible, diamants lumineux - tête dure, serrée comme la vérité, douceur des anges, tendresse implacable, goutte d'eau qui creuse les rocs, imprenable, paisible, tranquille" . Préface du frère Alexis Helg
Nombre de pages
128
Date de parution
11/10/2017
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782372980661
Titre
SAINT NICOLAS DE FLUE
Auteur
Journet Charles ; Helg Alexis ; Rime Jacques
Editeur
AD SOLEM
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20171011
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après le traité de L'Église du Verbe incarné (volumes I à V), le recueil des autres oeuvres du Cardinal Journet commence par ses années de maturité, avant de s'intéresser aux années de formation. Ce présent volume rassemble les écrits du théologien dans la période 1938-1943. Les articles de la revue Nova et Vetera nous montrent un homme de foi engagé dans son temps, et accompagnent des écrits également marqués par le défi d'une défense des principes de la chrétienté dans un monde en crise morale : Vues chrétiennes sur la politique, Connaissance et inconnaissance de Dieu, mais aussi Savonarole, dernières méditations et Vie de saint Nicolas de Flue.
Le présent volume poursuit l'approfondissement théologique et le tour personnel pris par la pensée de Charles Journet dans les années de guerre. L'oeuvre principale des années 1948-1951, parallèlement à la publication du grand tome II de L'Eglise du Verbe incarné, est Vérité de Pascal, qui, loin de se contenter de reprendre dans une perspective historienne le débat janséniste, dépasse celle-ci pour proposer une confrontation avec la doctrine de saint Thomas et éclairer l'apologétique pascalienne grâce à la lumière du mystère de Jésus.
L'oeuvre principale publiee par Charles Journet dans les annees 1955-1957 est son livre sur La Messe, presence du sacrifice de la Croix. Par-delà les debats theologiques, le théologien ramene la vue au realisme evangelique saisissant de l' "Heure" de Jesus : la Cene et la Croix ne font qu'un meme sacrifice. Vecu et medite par le theologien, le mystere de la messe est au coeur de sa reflexion sur l'amour redempteur de Dieu et son oeuvre, c'est-a-dire aussi sur l'Eglise apostolique "fidele a la fraction du pain" . Parmi les autres textes recueillis dans le present volume, on remarquera l'importance de plusieurs themes très présents à notre temps. Celui de l'Eglise, d'abord, ou "l'Evangile qui continue" . Ou encore, l'émouvante etude contemporaine "l'Eglise telle que la pense et la vit sainte Therese de Lisieux" . En 1957, Charles Journet participe à des conferences a l'universite de Lublin avec, entre autres, Karol Wojtyla ou il parle de "l'Eglise et la femme" . On remarquera, enfin, l'attention portee par le theologien aux oeuvres d'Henri Marrou, de Carl Gustav Jung et de Mircea Eliade. Prêtre, théologien, cardinal, Charles Journet (1891-1975) laisse une oeuvre intellectuelle considérable. Vrai spirituel, il participa activement au Concile Vatican II. En France, une étroite collaboration l'associe à Jacques et Raïssa Maritain.
Voir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.
Ne pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.
Articles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.
Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.