Commentaires Napoléon, sa vie, son oeuvre, son héritage : rien moins que cela ! Au coeur de la démarche d'Annie Jourdan, spécialiste de l'époque napoléonienne, il y a la volonté de réconcilier Napoléon et Bonaparte : le militaire, le politique, le législateur, l'administrateur, le stratège, mais aussi le jeune homme, l'amant, le mari, l'ombrageux, le mélancolique. En s'inspirant notamment des écrits et des lectures de jeunesse de Napoléon, l'historienne se concentre sur six aspects : la formation intellectuelle et militaire du jeune Bonaparte ; son impossible légitimité ; son sens politique ; sa vision de l'Europe ; le culte dont il est l'objet ; enfin, son héritage politique et administratif. Au final, il apparaît moins comme l'innovateur qu'ont bien voulu présenter ses principaux laudateurs que le continuateur des oeuvres ébauchées pendant la Révolution. A la suite de cet essai synthétique, lumineux mais dépassionné, l'ouvrage contient une partie plus analytique qui présente les concepts clés permettant de comprendre le contexte (blocus, idéologies, science, stratégie et tactiques militaires), les acteurs et institutions de l'époque (Cambacérès, Code civil, Directoire, Talleyrand), et les lieux qu'il a marqués de son empreinte (Corse, Espagne, Sainte-Hélène, Waterloo). Accompagné d'un index et d'une bibliographie particulièrement riches, L'Empire de Napoléon constitue une excellente entrée en matière dans l'univers napoléonien. --Sylvain Lefort
Nombre de pages
350
Date de parution
19/09/2000
Poids
240g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080830074
Titre
L'empire de Napoléon
Auteur
Jourdan Annie
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
240
Date de parution
20000919
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment se faire un nom ? Comment entrer dans l'Histoire ? Comment créer un passé à partir du présent pour fonder l'avenir ? Avant tout connu comme héros guerrier ou dirigeant autocrate d'une France nouvelle, l'homme de culture que fut également Napoléon a été oublié. D'emblée, il s'emploie pourtant à façonner son image, à mettre son règne en scène et à contrôler les multiples représentations que donnent de lui les artistes. Des attributs de puissance à l'architecture en passant par les beaux-arts, ce que célèbre Napoléon est en harmonie avec sa politique et offre l'image d'un homme supérieur qui réconcilie entre eux les Français. Le créateur du Premier Empire pouvait-il faire moins que les imperators romains ? La littérature ne demeure pas en reste. Bonaparte encourage l'éclosion d'un nouveau classicisme et instaure une fantastique remise de prix décennaux. L'historienne Annie Jourdan explore ici les multiples facettes de la politique culturelle de Napoléon Ier et leurs conséquences sur le mythe toujours vivace de celui qui fut aux yeux de ses contemporains "l'homme le plus extraordinaire des temps modernes".Avec un cahier central iconographique de 8 pages.
La Révolution a mauvaise réputation. On reconnaît la belle universalité de ses principes, mais on honnit les violences qui en ont ponctué le cours. L'historienne Annie Jourdan nous invite à reconsidérer ce moment fondateur de notre modernité. Au fil des pages, elle en rejoue les temps forts et déroule les faits grâce à un important corpus d'archives, constitué d'actes, de lettres, de courriers et de mémoires. On mesure alors la force du ressentiment qui plonge le pays dans une longue guerre civile, que seule l'armée parviendra à juguler. C'est que deux légitimités sont aux prises : celle de la monarchie, ancrée dans l'Histoire ; et celle de la nation, fondée sur le suffrage populaire. L'événement eut une portée internationale, on le sait. Ce que l'on sait moins, c'est qu'un peu partout dans le monde, des révolutions s'ensuivent : en Amérique, aux Pays-Bas, en Suisse, en Italie ou en Irlande. Elles ont provoqué de violentes discordes civiles, comparables à celles de la France, mais jusqu'à présent trop souvent ignorées. En restituant l'histoire dans sa globalité, avec ses aspérités et ses mémoires troubles, Annie Jourdan réalise une grande fresque de la Révolution, entre vérité et légendes.
Voici des générations que les manuels d'histoire nous l'enseignent avec 1789, la France a balayé des siècles de despotisme et éclairé les nations du monde entier. La Révolution française, moment fondateur de l'histoire de notre pays, scellerait la naissance de l'Europe moderne. Et s'il était temps d'élargir le point de vue franco-français ? D'abord en reprenant le récit de cette décennie sans pareille, qui a vu la Révolution se déployer au-delà des frontières nationales, au son de La Marseillaise, mais aussi à grand renfort de troupes et de canons : entre 1789 et 1799, c'est toute l'Europe qui est emportée par une tourmente indissociablement lumineuse et guerrière. Puis il faut rappeler que, en matière de révolution, la France n'a ni l'exclusive ni la primeur : dans les années 1770 déjà, la révolution américaine suscitait l'émoi des contemporains ; sans parler de celle des Provinces-Unies, qu'admirait tant Mirabeau, une page d'histoire européenne dont nous ne savons rien. Car la Révolution française en a gommé le souvenir : unique, universelle, messianique, c'est ainsi qu'elle est passée à la postérité. Comme si l'esprit révolutionnaire était né en France...
La Révolution a mauvaise réputation. On reconnaît la belle universalité de ses principes, mais on honnit les violences qui en ont ponctué le cours, conspuées sous le nom de Terreur. Ces représentations occultent tout à la fois les difficultés de l'entreprise et les énormes espérances que suscita l'événement. L'historienne Annie Jourdan nous invite à reconsidérer ce moment fondateur de notre modernité. Au fil des pages, elle en fait revivre les temps forts dans une approche sensible aux aléas qu'ont dû affronter les protagonistes. Elle déroule les faits grâce à un important corpus d'archives, constitué d'actes, de lettres, de courriers, de mémoires, où la Révolution se joue au gré des passions françaises. On mesure alors la force du ressentiment qui plonge le pays dans une longue guerre civile, que seule l'armée parviendra à apaiser. C'est que deux légitimités sont aux prises : celle de la monarchie, ancrée dans l'Histoire ; et celle de la nation, fondée sur le suffrage populaire. L'événement eut une portée internationale, on le sait. Nombre de soulèvements s'ensuivent, qui rebattent les cartes : en Amérique, en Irlande, aux Pays-Bas, en Suisse. Mais l'on a souvent tu les discordes civiles qui accompagnèrent ces changements, là-bas comme ici. En restituant l'histoire dans sa globalité, avec ses aspérités et ses mémoires troubles, Annie Jourdan réalise une grande fresque de la Révolution, entre vérité et légendes.