La Renaissance bucolique. Poèmes choisis, 1550-1600
Joukovsky Françoise
FLAMMARION
7,00 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782080708021
Les poètes de la Renaissance apprivoisent le monde. Comme l'enchanteur Orphée, ils donnent forme et rythme à un univers qui charme sans cesse et sans cesse se dérobe. Les grandes odes de la Pléiade célèbrent l'arrivée du printemps ou les fauves accords de l'automne. Philibert Guide décrit ainsi les gestes du vilain aiguisant sa faux pour la moisson ; Guy du Faur de Pibrac envie la béatitude du paysan qui paît ses troupeaux loin des fastes et des soucis de la Cour ; Ronsard et Charles d'Espinay s'en vont traquer le chevreuil et le cerf ; Adonis, le chasseur mythique, devient, sous la plume de Claude Binet, le double du souverain Charles IX... Epigrammes et chansons mettent en scène les amours des pasteurs et de leurs belles, tandis que les Muses mènent le poète parmi les paysages sacrés de l'Arcadie bienheureuse. La poésie bucolique de la Renaissance, en un mot, évoque une nature où l'homme retrouve son image et ses rêves.
Nombre de pages
286
Date de parution
25/01/1994
Poids
200g
Largeur
107mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080708021
Titre
La Renaissance bucolique. Poèmes choisis, 1550-1600
Auteur
Joukovsky Françoise
Editeur
FLAMMARION
Largeur
107
Poids
200
Date de parution
19940125
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ils avaient nom Ronsard, Du Bellay, Marot... Leurs voix se sont élevées pendant la Renaissance pour chanter la douceur d'exister et d'aimer, le miracle de la vie, le règne joyeux de la nature. Pour ces auteurs, aux vers gracieux et raffinés, bien vivre et bien écrire ne faisaient qu'un, et c'est à retrouver cet idéal que nous convie leur poésie. Le dossier de l'édition propose des exercices et un glossaire pour se familiariser avec les thèmes chers aux poètes de la Renaissance et étudier la versification.
Quel malheur, s'écriait le poète du XVIe siècle, Marc de Lasphrise, que Dieu n'ait pas permis à l'homme de se reproduire sans l'aide de la femme ! L'espèce s'approcherait peu à peu d'un point de perfection et que de misères nous seraient épargnées dans la vie quotidienne." En dépit de ce regret, la Renaissance est une époque où l'image de la femme se fait plus belle et plus précise. Même si elle est frappée d'incapacités juridiques, elle jouit pleinement de ses capacités morales et peut choisir le vice ou une vertu intransigeante. Les textes de Ronsard, de Rabelais, de Montaigne, de Marguerite de Navarre, de Claude Chappuys, de Louise Labé, d'Érasme, de Pernette du Guillet... évoquent les grands moments d'une vie de femme au XVIe et les valeurs qui lui sont associées. À la Renaissance, l'image de la femme évolue grâce au pouvoir de la poésie.
Paru au début de 1546, le Tiers Livre, accusé d'être "farci d'hérésies diverses", fut aussitôt condamné par la Sorbonne, et Rabelais dut disparaître quelque temps à Metz. Restait sur le devant de la scène un personnage haut en couleurs : Panurge, le protagoniste de ce récit facétieux. Candidat au mariage, l'ami de Pantagruel se demande s'il a intérêt à convoler en justes noces, et consulte à ce sujet diverses autorités, du médecin Rondibilis au théologien Hippothadée... Dans la continuité de Gargantua et Pantagruel, ce troisième volume de la geste des géants, ponctué de joutes verbales et de débats jubilatoires, fait triompher une folie joyeuse qui est sans doute plus sage que le prétendu savoir...
J'ouvre les choses plus que je ne les découvre" : Montaigne s'interroge et renonce souvent à conclure, parce que le réel n'est jamais simple. Cette défiance envers un savoir trop sûr de lui, notre époque la fait sienne et en retrouve l'expression vivante dans les Essais sur des problèmes qui nous concernent toujours : l'amitié et l'amour, le choc des cultures, les bassesses de la vie publique, le plaisir... DOSSIER - Le moi intime - L'autre - Le doute - Montaigne et la politique - Une philosophie du plaisir - Les auteurs cités par Montaigne
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.