Le message codé nommé "poème" s'adresse à la solitaire sans bague / au solitaire en tous : il révèle à la loupe les contradictions internes du sujet, ses élans, ses volontés, ses besoins, ses exigences, jusqu'à plus soif. Ecrire sur le dos d'une seule main le télégramme général (enragé) où l'on fait part de sa théorie provisoire, tel me semble en tout cas le maximum de liberté perceptible à la lecture. Qu'on l'envoie par lettre, par livre ou par bulletin hebdomadaire, peu importe : l'inscription accélérée fait mouche quand elle ne répète aucune parole déjà dite. La liberté consiste à former pour la première fois un sens multiple : syntagme, geste, silence, décision. En avançant dans l'espace ouvert par les jambes désirées, on assiste à la concentration spontanée de tous les signes du dedans qui se préparent au rut. Les hésitations fondent. Mais le feu dont on dit tant de bien par lyrisme ne se présente plus sous forme de flammes, mais de mots-clés". Alain Jouffroy.
Nombre de pages
350
Date de parution
17/03/2005
Poids
273g
Largeur
107mm
Plus d'informations
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EAN
9782070306220
Titre
C'est aujourd'hui toujours. 1947-1998
Auteur
Jouffroy Alain ; Onfray Michel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
107
Poids
273
Date de parution
20050317
Nombre de pages
350,00 €
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Résumé : Cet art sans dogmes, c'est une embouchure, où les eaux de rivières fort lointaines se sont fondues. Ce qu'il reflète de nouveau, c'est une attitude particulière, où la révolte contre le monde actuel et l'acceptation du réel cessent d'être contradictoires. A un stérile esprit d'exclusion, il oppose un mouvement (l'inclusion. Mais il se développe à un tel rythme et à une telle échelle que ceux qui voudraient le diriger ou le canaliser dans un sens ou dans l'autre ne pourraient jouer par rapport à lui qu'un rôle de frein bien dérisoire, dans la mesure même où nul ne saurait encore changer ni prévoir la direction du flux
J'ai écrit Un rêve plus long que la nuit pour entrer dans l'inexplicable. Est-ce un roman ? Une confession ? Un poème en prose ? Je n'en sais rien : j'ai seulement tenté de rendre présente une fascination quotidienne. Certes, j'ai aimé Romana, oui, j'ai connu Mona, et j'ai vécu cette vie coupée en deux, en trois. L'existence de ces deux femmes est devenue plus onirique dans ma mémoire qu'elle ne l'était réellement : c'est en fermant les yeux que j'ai vu se dresser ce théâtre où ma vie s'est jouée. Bien sûr, la couleur des choses a changé, le point de fuite de la perspective a été déplacé, qu'y puis-je ? On ne dirige pas la poésie, quand elle se confond avec la réalité immédiate jusque dans la mort". Alain Jouffroy.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.