Jouanjan Olivier ; Savigny Friedrich Carl von ; Pu
PU STRASBOURG
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EAN :9782868202451
Au début du me siècle, en Allemagne, dans le mouvement de l'idéalisme allemand et du romantisme, le thème de l'histoire prend une dimension nouvelle. La science juridique ne pouvait échapper à cette reconfiguration générale de la pensée dirigée contre les Lumières et la Révolution française. L'esprit de l'Ecole historique du droit, telle que la fonde Savigny en 1815 et que la développe Puchta, son principal disciple, est toutefois davantage qu'une simple idéologie conservatrice et réactionnaire. Elle est aussi intimement attachée au puissant mouvement de la spéculation philosophique qui anime la pensée dans l'Allemagne post-kantienne. Olivier Jouanjan présente le célèbre texte par lequel Friedrich Carl von Savigny inaugure la Revue pour la science historique du droit et annonce le programme de l'Ecole historique, ainsi que de larges extraits de l'Encyclopédie dans laquelle Georg Friedrich Puchta expose de façon systématique la théorie de l'Ecole. Ces deux textes capitaux de l'histoire de la pensée juridique moderne sont pour la première fois traduits en français. Enfin, Joachim Rückert donne à la question de la méthode chez Savigny toute sa profondeur réflexive. Atelier de recherche : Les constructions identitaires des jeunes dans un contexte de crise des identités. Les sciences sociales actuelles admettent que deux notions essentielles posent problème : celle de l'identité et celle de la jeunesse. Magali Boumaza, Nicolas Hubé présentent les travaux d'un atelier de recherche consacré l'identité des jeunes et coordonné par le Groupe de sociologie politique européenne.
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Nombre de pages
285
Date de parution
02/05/2004
Poids
340g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782868202451
Titre
L'esprit de l'Ecole historique du droit
Auteur
Jouanjan Olivier ; Savigny Friedrich Carl von ; Pu
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
240
Poids
340
Date de parution
20040502
Nombre de pages
285,00 €
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Il conviendrait de considérer les histoires de la pensée comme on lit des romans policiers. Cela vaut aussi des histoires de la pensée juridique. En elles, se nouent des intrigues complexes, se jouent des vies et des destins, s'organisent des traquenards et des libérations. On rencontre des assassins et des victimes. Et des policiers. Des bons, des méchants. Des brutes, des truands. Des justes, peut-être. Il y a des montages, des machinations. Les pensées, même les plus pures et les plus juridiques, sont des actes intentionnels. L'homicide involontaire est rare. On fabrique des théories, des métathéories justificatrices comme on fabrique son alibi. La vérité est mise en abîme. L'arme du crime est toujours le concept. Mais elle a pu être plus ou moins bien préparée, aiguisée, effilée, et le coup porté plus ou moins efficacement: ce qui se voit à la netteté et la profondeur des entailles pratiquées sur le corps des doctrines, blessées ou supprimées. Il faut donc comprendre les ressorts de l'énigme et procéder au démantèlement des montages qui rendent incertaine la frontière qui sépare la vérité du "réel" et la vérité de la "fiction". Car les pensées juridiques, pour dire la vérité du droit, s'accrochent à des montages mythologiques qui sont autant de trésors de l'imagination. Ce livre raconte l'une de ces histoires. Une histoire dans la pensée juridique allemande, dans les pensées juridiques allemandes. Retracer un itinéraire qui va de Savigny et l'Ecole historique jusqu'à Georg Jellinek et donc du droit privé au droit public, à la construction dogmatique de l'Etat dans l'Allemagne du XIXe siècle, sur la base d'une exploration des imaginaires conceptuels que sollicitent les juristes, de cela que l'on nomme la pensée juridique: telle est ici l'ambition. O.J.
Résumé : Le livre se propose, à titre d'hypothèse heuristique, de prendre au sérieux le discours des juristes qui cherchent à donner une assise intellectuelle au " droit " nazi. C'est pourquoi le droit nazi est qualifié de " droit monstrueux " plutôt que de " non-droit ". Cette dernière manière ne permet en effet pas de comprendre les ressources et ressorts intellectuels mobilisés par ces auteurs pour les renvoyer simplement à l'irrationalité, comme si le monde des juristes était tout à coup devenu fou ou purement opportuniste en 1933. À un tel type d'approches psychosociologiques, nous préférons ici une approche tératologique, permettant de décrypter la logique interne, la grammaire générative d'un discours monstrueux sur un droit monstrueux qui autorise à justifier " en droit " l'injustifiable moral. Sont analysés successivement le problème de la conversion de l'élite juridique au nazisme (1. Conversions), les torsions et retournements opérés sur le discours juridique classique (2. Inversions), puis les caractères de la normativité nazie (3. Perversions).
Résumé : Hans Kelsen (1881-1973) est sans conteste l'un des plus grands juristes du XXe siècle. Assumant pleinement un formalisme radical, son nom est associé à la théorie pure du droit qui doit s'entendre comme une entreprise de critique - au sens kantien - du savoir juridique et donc comme une réflexion sur les conditions de possibilités d'une véritable science du droit. L'ouvrage s'attache notamment à déterminer les enjeux et difficultés attachés à la dynamique juridique qui constitue la perspective centrale autour de laquelle se construit la théorie kelsénienne. Un autre aspect capital de la pensée de Kelsen tient en sa théorie politique et, notamment, sa théorie de la démocratie. En explorant l'épistémologie de Kelsen ainsi que sa conception de la démocratie, ce livre cherche à comprendre comment s'attachent, par un lien intime et profond, dans la trame même de la théorie pure, formalisme juridique et politique de l'autonomie, c'est-à-dire ce que l'on pourrait appeler la problématique de Hans Kelsen.
Grewe Constance ; Jouanjan Olivier ; Maulin Eric ;
Résumé : La justice constitutionnelle est devenue, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, un dispositif de régulation des systèmes constitutionnels démocratiques. La France n'a pas échappé à cette évolution. S'emparant de cet objet nouveau, la doctrine juridique en a disséqué les procédures, analysé les pouvoirs et systématisé la jurisprudence. Elle a comparé les systèmes de justice constitutionnelle à travers deux notion même de justice constitutionnelle, souvent confondue avec le seul contrôle de la constitutionnalité de la loi. Qu'est-ce donc qu'exercer la " justice constitutionnelle " ? Appliquer la constitution ? Résoudre certains types de litiges ? Garder l'ordre constitutionnelle ? Et quel doit être le statut scientifique de la notion de justice constitutionnelle " ? Garder l'ordre constitutionnelle ? Est-elle une notion de droit positif, une notion de la doctrine juridique, ou bien du droit comparé, de l'analyse des systèmes politiques ? Autrement dit : à quoi cette notion doit-elle nous servir ?