Près de la plus haute falaise du Goëlo (104 m), une petite communauté d'hommes et de femmes subit les dernières chaleurs de l'été. Entre blancs limés, ballons de rouge, Ricard, bières, cendriers dégueulant de mégots de Gauloises, le café Rousseau vit de mille histoires et racontars de ses clients fidèles gentiment cirrhosés. C'est le dernier lieu de l'an 2000 où s'épanouissent les philosophes de comptoir. Un curé, bardé de ses oripeaux sacerdotaux, obsédé par les femmes aux formes plus que généreuses, parcourt à vive allure les dunes et les grèves. Conscient de succomber à ces diableries, à ces chienneries, en dominicain inquisiteur moderne, il veut éradiquer le péché de luxure et rendre les bords de mer à la chrétienté. Il confesse Rousseau, patron du bistrot qui n'en finit pas de mourir, vieux marin de la marchande, familier des bordels des ports de la Méditerranée... Amen !
Nombre de pages
90
Date de parution
28/05/2000
Poids
200g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782903383657
Titre
Café Rousseau
Auteur
Josse Jacques
Editeur
DIGITALE
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
20000528
Nombre de pages
90,00 €
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Les Lisières est un ensemble constitué de huit textes conçus autour de la mémoire du hameau natal où Jacques Josse ne cesse d'aller puiser et d'un présent beaucoup plus ancré dans la réalité urbaine. Quelques lignes, quelques séquences vives, animées, situées parfois dans le brouhaha des bars, suffisent à l'auteur du Café Rousseau pour nous transporter de Bruges à Rennes où il vit et qu'il sillonne peu avant le lever du jour, faisant continûment route vers la zone industrielle. Il lui arrive aussi, sans crier gare, de partir (à Brest, Paris, Tanger) et de flâner (c'est sa façon de déjouer le temps) sur les traces de Jack Kerouac ou sur celles du philosophe Jules Lequier avançant un soir de février 1862 dans la mer...
La solitude, la folie, la vieillesse qui éjecte, la vie cabossée qui bringuebale... Les personnages du Manège des oubliés se ressemblent. Ce sont des gens de l'ombre. Ils s'efforçent de mener leur frêle embarcation à bon port en ramant, le plus souvent, contre des vents contraires. Les courts récits de Jacques Josse disent la quintessence fugitive de quelques figures du destin.
Terminus Rennes est une déambulation, une errance dans la ville où l'auteur vit depuis de nombreuses années. Sa promenade est calée sur sa propre histoire, sa propre intimité. Il va ainsi de la zone industrielle - où il a longtemps travaillé - aux quartiers sud où il habite en passant par le centre, ses rues, ses bars, ses trottoirs animés. Il ricoche entre mémoire et présent, au gré des rencontres, en n'oubliant pas, dès que l'occasion se présente, d'évoquer les écrivains qui l'ont précédé et qui ont, eux aussi, laissé des traces écrites de leur passage en ville. " Au fil des rues, ce sont des souvenirs plus vifs que d'autres qui affleurent. Assemblés, ils forment une grille d'émotions très personnelle en remettant en lumière une date, une présence, une rencontre... ".
Après la chute du mur de Berlin, et l'implosion du « socialisme réel », les maîtres du capitalisme pensaient que la fin de l'Histoire était arrivée. Il fallait comprendre : la disparition du social. Malgré le triomphe, pour le moment, du libéralisme économique sur la planète, çà et là, il y a encore des grèves de masse. Alain Guillerm dans sa présentation, essaie de nous expliquer la complexité de ces mouvements sociaux qui veulent une autre vie sociale et politique et qui bien souvent se retrouvent floués. Après la fête, le retour à la normale se fait à coups de concertation et de consensus de la part d'organisations syndicales qui « normalement » depuis leurs origines doivent défendre « l'intérêt ». Le réformisme syndical, s'interposant comme temporisateur, entre le salariat et « l'économie libérale », existe depuis le début du siècle. Les écrits de Rosa Luxemburg, avant qu'elle ne soit assassinée le 15 janvier 1919 à Berlin par les troupes d'assaut aux ordres d'un gouvernement social-démocrate, avaient apporté quelques éléments de réponses théoriques. Les temps ont changé mais la contradiction fondamentale entre le « marché mondial » et le travail reste inchangée et la voie est étroite pour les grèves de masse entre capitulation et conquête de lendemains qui chanteront?Nombreuses photos.Conception graphique ALP