Transbordeur N° 6 : L'image verticale. Politiques de la vue aérienne
Joschke Christian ; Lugon Olivier
MACULA
29,00 €
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EAN :9782865891368
L'histoire des vues aériennes est liée au développement des moyens de locomotion aériens qui, depuis le XVIIIe siècle, produisent de nouveaux points de vue fixes et mobiles sur la terre. Des premières montgolfières aux drones contemporains, les dispositifs de vision aérienne génèrent une iconographie au croisement de l'expérimentation militaire, scientifique et artistique qui nourrit depuis longtemps la culture populaire. Le numéro 6 de la revue Transbordeur revisite cette histoire de la vue d'en haut en éclairant en particulier sa dimension politique et épistémologique. Dans cette perspective, nous privilégions la notion d' "image verticale" à celle, plus générique, de vue aérienne. Cette notion permet non seulement de renvoyer à un arrangement spatial spécifique, mais également de souligner les relations de pouvoir qui le soutiennent et le modélisent. A la fois représentation et matérialisation de rapports de domination coloniale et impérialiste ou de politiques de surveillance policière et militaire, l'image verticale est productrice d'un savoir qui forge ces rapports et les rend possibles. A l'inverse, dans une démarche militante ou citoyenne, elle peut fournir une preuve permettant d'exposer et de dénoncer la violence et l'illégalité des agressions commises par des acteurs étatiques et institutionnels.
Nombre de pages
197
Date de parution
18/02/2022
Poids
770g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782865891368
Titre
Transbordeur N° 6 : L'image verticale. Politiques de la vue aérienne
Auteur
Joschke Christian ; Lugon Olivier
Editeur
MACULA
Largeur
217
Poids
770
Date de parution
20220218
Nombre de pages
197,00 €
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Au cours des années 1920, la photographie est devenue une « arme dans la lutte des classes », selon l'expression consacrée dans les milieux communistes. C'est en effet à ce moment que les travailleurs se saisirent d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agit-prop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuels, s'est étendue à différents pays ? l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, la France, les États-Unis, etc. Dix ans après l'exposition tenue à Madrid, A Hard and Merciless Light, et un an après l'exposition du Centre Pompidou Photographie, arme de classe, ce numéro 4 de Transbordeur rend compte de l'actualité foisonnante de la recherche sur la photographie ouvrière en étendant le sujet tant sur le plan géographique que chronologique. La partie Varia du numéro 4 fera une belle place à la photographie africaine.
Au milieu des années 1920, l'agitprop des milieux de la gauche radicale développa un langage et des méthodes qui marquèrent durablement le discours sur la photographie. En plus des photomontages qui remplissaient la presse illustrée, les mouvements culturels et politiques s'appuyèrent sur un principe nouveau : la photographie, médium populaire, devait servir la cause du peuple en lui permettant de produire lui-même les documents de la vie sociale. Selon l'hypothèse prolétarienne, cet acte de prise de contrôle par les travailleurs de leur propre image faisait passer les ouvriers du statut de " classe objet " à celui de sujet et acteur de leur propre représentation. Qui mieux que les dominés pouvaient rendre compte au quotidien des luttes dans lesquelles ils se trouvaient engagés ? Aussi les travailleurs se saisirent-ils d'appareils photographiques dans le but de documenter leur quotidien, leur travail et leurs loisirs, plus singulièrement leur engagement dans le mouvement social. Cette nouvelle méthode d'agitprop, consistant à déléguer aux ouvriers les moyens de production visuelle, soutenue par l'organisation d'expositions ou de réseaux d'amateurs ouvriers, s'est étendue à différents pays - l'Allemagne et l'URSS en premier lieu, mais aussi la Tchécoslovaquie, l'Angleterre, la France, les États-Unis notamment. Le présent ouvrage analyse tous les aspects de l'émergence du mouvement d'agitprop par la photographie. Il commence par exposer l'importance du Secours ouvrier international dans l'organisation de la propagande communiste avant de s'attarder sur la question spécifique de la presse illustrée. Enfin, la photographie ouvrière occupe la troisième partie. Y sont analysés les réseaux, les modes de sociabilité, l'esthétique et le rapport aux agences. Ce mouvement conduit à faire naître de nouvelles formes de reportage social, et la réflexion théorique sur la photographie est largement commentée dans les cercles littéraires et journalistiques. À l'arrivée des nazis au pouvoir, le réseau des photographes ouvriers devient un mouvement clandestin de résistance dont témoigne par exemple l'édition à Paris en 1933 du Livre brun dénonçant déjà les persécutions opérées par le régime hitlérien.
Au cours de ces dernières années, l'Europe a été au centre d'événements socio-politiques qui ont dangereusement ravivé les spectres du « Vieux Continent », faisant ressortir une multiplicité de tensions qui remettent en question, une fois de plus, la dimension historique, géographique et administrative de cet espace aux multiples définitions. Le numéro 21 de Studiolo invite à actualiser la réflexion critique sur l'Europe dans les arts, en favorisant un dialogue transdisciplinaire ainsi qu'en privilégiant des lectures qui soulignent le caractère complexe et contradictoire d'un espace et d'un imaginaire en perpétuelle transformation. Studiolo est une revue annuelle d'histoire de l'art dédiée à la production artistique et la circulation des images entre l'Italie, la France, l'Europe et le Monde, de la Renaissance à nos jours. Elle constitue un espace ouvert aux recherches les plus actuelles qui occupent toutes les disciplines de l'histoire de l'art, tant dans ses objets que dans ses méthodes. Chaque livraison de la revue comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome ? Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. Précédents numéros coédités avec les Éditions Macula : no 17, 2020-2021, dossier « Raphaël/Raffaello » no 18, 2021-2022, dossier « Indétermination » no 19, 2023-2024, dossier « La vie des oeuvres » no 20, 2025-2026, dossier « Atlas. Soutenir, soutenable »