Passage en poche du Prix Médicis étranger 2023 ! Un bijou stylistique, un récit d'une élégance et d'une finesse rares. Une vieille dame enregistre sur un petit magnétophone le journal d'une année de vie en maison de retraite. En retranscrivant ses mots, sa fille, l'écrivaine Lídia Jorge, suit les pas de sa mère, ce personnage extraordinaire qui a conservé une mémoire intacte, une imagination fertile, une curiosité pour les autres et une attention profonde à la beauté du monde. Face à la mort, elle engage un dialogue lucide, presque familier, comme avec un adversaire légitime. Un récit traversé de larmes et de rires, qui révèle une femme exceptionnelle portée par l'immortalité de l'espoir. « La plus grande romancière portugaise d'aujourd'hui ! » Le Point « Un récit d'une superbe force poétique. » Télérama Lídia Jorge est née dans l'Algarve et vit aujourd'hui à Lisbonne. Figure majeure de la littérature portugaise contemporaine, elle est l'auteure de nombreux romans traduits dans une douzaine de pays et couronnés de prestigieuses distinctions. En 2023, elle reçoit le prix Transfuge du meilleur roman lusophone et le prix Médicis étranger pour Misericordia. Traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues PRIX MÉDICIS ÉTRANGER 2023 PRIX TRANSFUGE DU MEILLEUR ROMAN LUSOPHONE 2023
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Nombre de pages
480
Date de parution
12/06/2026
Poids
260g
Largeur
112mm
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EAN
9791041429776
Auteur
Jorge Lídia ; Monteiro Rodrigues eisabeth
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112
Date de parution
20260612
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480,00 €
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Je me suis bornée à aider par curiosité de savoir. Je ne suis pas coupable, déclare la romancière. Installée dans une vieille maison de Lisbonne, elle observe la vie des jeunes gens qui habitent sur le même palier qu'elle. Leonardo, qui veut battre des records d'immobilité et se produire au cours d'un happening à New york , Paulina la velléitaire, qui déclare n'être jamais responsable , Falcao le cinéaste, qui traque les images de la modernité, donc du crime ; Susana Marina, défiant la mort à la recherche d'une image d'elle-même. Au rez-de-chaussée se noue le drame entre la logeuse, ex-Miss Plage, et son mari, l'opposant torturé par la police de Salazar. Le labyrinthe du roman s'articule autour des arborescences qui envahissent les murs de la chambre de la narratrice. Innocence et fuite devant la responsabilité forment la toile de fond de cette confrontation entre des générations aux valeurs devenues étrangères les unes aux autres. Le roman culmine dans l'incendie du quartier du Chiado et la mort. Formidablement construit, au-delà de l'anecdote, ce roman oblige le lecteur à s'interroger sur le monde qu'il contribue à créer et sur la perversion de ses valeurs. Unanimement salué au Portugal, ce roman a été élu meilleur livre de l'année 1997 par la critique littéraire allemande.
Sans moi Maria Ema serait aux côtés de Walter, les fils de Custodio Dias seraient d'une autre femme et mes frères seraient les fils de Maria Ema et de Walter Dias. Peut-être qu'ils existeraient et pas moi. J'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps... Alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. [...] Une faute répugnante, une faute plus grande que nous, sordide comme un lent suicide, et pourtant je continuais à exister. " Une petite fille découvre qu'elle est la fille du frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde. Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. Puis, adolescente, elle va assister à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent. Lidia Jorge écrit ici in roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture. Un livre exceptionnel.
Deux femmes que lie une amitié-coup de foudre : Júlia Grei, la jeune veuve encore adolescente, dont le seul garde-fou est Jóia, son petit garçon, et Anabela Cravo, la conquérante qui se prostitue pour payer ses études d'avocate. Elles n'ont rien en commun, sinon leur fascination mutuelle et la solidarité qui les lie. De son écriture précise et raffinée, Lídia Jorge nous conduit subtilement à travers les méandres de cette amitié, qui aide chacune à se construire avant de détruire l'autre, et qui s'achève dans l'analyse des relations étroites qu'entretiennent l'amour et la trahison. Júlia et Anabela nous entraînent dans leurs trajectoires croisées qui passent par l'abjection de la prostitution pour atteindre la conquête de soi. La romancière entrelace les deux brins de sa trame, les deux coloris de son univers, avec une virtuosité qui force l'admiration. On ne peut manquer d'être étonné par ce registre qui va de Maupassant à Virginia Woolf, par ces motifs qui reviennent à l'envers du tapis avec une si parfaite sûreté de dessin.
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
Ce volume rassemble quatre-vingt contes zen venus de la Chine, du Japon, de l'Inde et du Tibet. Chacun de ces contes, aussi divers que colorés, fait jaillir l'étincelle d'une profonde vérité psychologique et spirituelle. Par la grâce d'un renard, d'une tortue, d'un tambour magique, voici que s'entrebâille la porte du merveilleux. Les histoires qu'Henri Brunel choisit pour nous, et qu'il raconte à sa façon, sont délicieusement paradoxales et toujours évocatrices. Pétillantes de vie et d'humour, elles nous font goûter la saveur et la liberté du Zen.Henri Brunel a été proviseur de lycée et professeur de yoga pendant plus de trente ans. Il a écrit de nombreux ouvrages chez divers éditeurs sur les oiseaux, le zen, la prière, notamment Restez zen, Guide de relaxation pour ceux qui n'ont pas le temps (Le Seuil, 1996 et 2002), Les Plus Beaux Contes zen (Calmann-Lévy, trois tomes et une version illustrée parue en 2002), Je confie mes traces aux nuages (Calmann-Lévy, 2002), Humour zen et L'Année zen (Calmann-Lévy, 2003).