
La forêt dans le fleuve
Deux femmes que lie une amitié-coup de foudre : Júlia Grei, la jeune veuve encore adolescente, dont le seul garde-fou est Jóia, son petit garçon, et Anabela Cravo, la conquérante qui se prostitue pour payer ses études d'avocate. Elles n'ont rien en commun, sinon leur fascination mutuelle et la solidarité qui les lie. De son écriture précise et raffinée, Lídia Jorge nous conduit subtilement à travers les méandres de cette amitié, qui aide chacune à se construire avant de détruire l'autre, et qui s'achève dans l'analyse des relations étroites qu'entretiennent l'amour et la trahison. Júlia et Anabela nous entraînent dans leurs trajectoires croisées qui passent par l'abjection de la prostitution pour atteindre la conquête de soi. La romancière entrelace les deux brins de sa trame, les deux coloris de son univers, avec une virtuosité qui force l'admiration. On ne peut manquer d'être étonné par ce registre qui va de Maupassant à Virginia Woolf, par ces motifs qui reviennent à l'envers du tapis avec une si parfaite sûreté de dessin.
| Nombre de pages | 385 |
|---|---|
| Date de parution | 18/02/2000 |
| Poids | 301g |
| Largeur | 1mm |
| EAN | 9782864243366 |
|---|---|
| Titre | La forêt dans le fleuve |
| ISBN | 2864243369 |
| Auteur | Jorge Lídia |
| Editeur | METAILIE |
| Largeur | 1 |
| Poids | 301 |
| Date de parution | 20000218 |
| Nombre de pages | 385,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Le jardin sans limites
Jorge LídiaRésumé : " Je me suis bornée à aider par curiosité de savoir. Je ne suis pas coupable, déclare la romancière. Installée dans une vieille maison de Lisbonne, elle observe la vie des jeunes gens qui habitent sur le même palier qu'elle. Leonardo, qui veut battre des records d'immobilité et se produire au cours d'un happening à New york , Paulina la velléitaire, qui déclare n'être jamais responsable , Falcao le cinéaste, qui traque les images de la modernité, donc du crime ; Susana Marina, défiant la mort à la recherche d'une image d'elle-même. Au rez-de-chaussée se noue le drame entre la logeuse, ex-Miss Plage, et son mari, l'opposant torturé par la police de Salazar. Le labyrinthe du roman s'articule autour des arborescences qui envahissent les murs de la chambre de la narratrice. Innocence et fuite devant la responsabilité forment la toile de fond de cette confrontation entre des générations aux valeurs devenues étrangères les unes aux autres. Le roman culmine dans l'incendie du quartier du Chiado et la mort. Formidablement construit, au-delà de l'anecdote, ce roman oblige le lecteur à s'interroger sur le monde qu'il contribue à créer et sur la perversion de ses valeurs. Unanimement salué au Portugal, ce roman a été élu meilleur livre de l'année 1997 par la critique littéraire allemande.Sur commandeCOMMANDER19,00 € -
La couverture du soldat
Jorge LídiaRésumé : " Sans moi Maria Ema serait aux côtés de Walter, les fils de Custodio Dias seraient d'une autre femme et mes frères seraient les fils de Maria Ema et de Walter Dias. Peut-être qu'ils existeraient et pas moi. J'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps... Alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. [...] Une faute répugnante, une faute plus grande que nous, sordide comme un lent suicide, et pourtant je continuais à exister. " Une petite fille découvre qu'elle est la fille du frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde. Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. Puis, adolescente, elle va assister à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent. Lidia Jorge écrit ici in roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture. Un livre exceptionnel.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Marcher. Eloge des chemins et de la lenteur
Le Breton DavidRevisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.Sur commandeCOMMANDER9,00 € -

Le sourire étrusque
Sampedro José Luis ; Duscha-calandre FrançoiseUn vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils, à Milan, pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le Nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit-fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis.Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque." Le Sourire étrusque est fort habilement écrit : touchant comme ces choses qui frôlent la tête pour mieux atteindre plus sûrement le cour. "P. Lepape, Le Monde" Ce livre touchant et d'une tonique simplicité a connu en Espagne un énorme succès populaire. C'est essentiellement rassurant. "M.C. Dana, Le Monde diplomatiqueJosé Luis Sampedro est né en 1917 à Barcelone. Conseiller du commerce extérieur du gouvernement espagnol, il devient sénateur en 1977. Il s'est imposé en Espagne comme un des plus grands auteurs contemporains. Le Sourire étrusque s'est vendu en Espagne à 400 000 exemplaires.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 € -

Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler
Sepúlveda Luis ; Métailié Anne-MarieRésumé : Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et à la poésie.Sur commandeCOMMANDER7,00 € -

Disparaître de soi. Une tentation contemporaine
Breton David LeRésumé : Nos existences parfois nous pèsent. Même pour un temps, nous aimerions prendre congé des nécessités qui leur sont liées. Se donner en quelque sorte des vacances de soi pour reprendre son souffle. Si nos conditions d'existence sont sans doute meilleures que celles de nos ancêtres, elles ne dédouanent pas de l'essentiel qui consiste à donner une signification et une valeur à son existence, à se sentir relié aux autres, à éprouver le sentiment d'avoir sa place au sein du lien social. L'individualisation du sens, en libérant des traditions ou des valeurs communes, dégage de toute autorité. Chacun devient son propre maître et n'a de compte à rendre qu'à lui-même. Le morcellement du lien social isole chaque individu et le renvoie à lui-même, à sa liberté, à la jouissance de son autonomie ou, à l'inverse, à son sentiment d'insuffisance, à son échec personnel. L'individu qui ne dispose pas de solides ressources intérieures pour s'ajuster et investir les événements de significations et de valeurs, qui manque d'une confiance suffisante en lui, se sent d'autant plus vulnérable et doit se soutenir par lui-même à défaut de sa communauté. Dans une société où s'impose la flexibilité, l'urgence, la vitesse, la concurrence, l'efficacité, etc., être soi ne coule plus de source dans la mesure où il faut à tout instant se mettre au monde, s'ajuster aux circonstances, assumer son autonomie. Il ne suffit plus de naître ou de grandir, il faut désormais se construire en permanence, demeurer mobilisé, donner un sens à sa vie, étayer ses actions sur des valeurs. La tâche d'être un individu est ardue, surtout s'il s'agit justement de devenir soi. Au fil de ce livre, j'appellerai blancheur cet état d'absence à soi plus ou moins prononcé, le fait de prendre congé de soi sous une forme ou sous une autre à cause de la difficulté ou de la pénibilité d'être soi. Dans tous les cas, la volonté est de relâcher la pression. Il s'agit ici de plonger dans la subjectivité contemporaine et d'en analyser l'une des tentations les plus vives, celle de se défaire enfin de soi, serait-ce pour un moment. Sous une forme douloureuse ou propice, cette étude arpente une anthropologie des limites dans la pluralité des mondes contemporains, elle s'attache à une exploration de l'intime quand l'individu lâche prise sans pour autant vouloir mourir, ou quand il s'invente des moyens provisoires de se déprendre de soi. Les conditions sociales sont toujours mêlées à des conditions affectives. Et ce sont ces dernières qui induisent par exemple les conduites à risque des jeunes dans un contexte de souffrance personnelle, ou qui font advenir la dépression, et sans doute la plupart des démences séniles. Si souvent les approches psychologiques occultent l'ancrage social et culturel, celles des sociologues délaissent souvent les données plus affectives, considérant les individus comme des adultes éternels, n'ayant jamais eu d'enfance, ni d'inconscient, ni de difficultés intimes. La compréhension sociologique et anthropologique des mondes contemporains peut ressaisir la singularité d'une histoire personnelle en croisant la trame affective et sociale qui baigne l'individu et surtout les significations qui alimentent son rapport au monde. Telle est la tâche de ce livre.Sur commandeCOMMANDER17,00 €
