La Révolution buissonnière. Ou la vie héroïque de François de Llucia
Jonquères François
PG DE ROUX
18,50 €
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EAN :9782363711656
A la prison de l'Abbaye, Maillard, dit "Tape- Dur" ; s'est autoproclamé président d'un simulacre de tribunal, composé de dix à douze commerçants du quartier, tous brutes dégénérées, d'irréductibles crétins crevant d'une haine qui peine à illuminer leur face de Carême. A partir du dimanche 2 septembre, sept heures du soir passées, Maillard, qui vient juste de récupérer le registre des écrous, va appeler l'un après l'autre les détenus, officiers, prêtres ou encore aristocrates. Deux, trois questions, le nom et le prénom, cela suffit, un geste du président et la mort attend le prévenu, jeté en pâture à une foule armée des objets les plus variés pour peu qu'ils puissent attaquer et découper les chairs." François de Llucia (1752-1794), qui s'illustra comme député à l'Assemblée législative avant de devenir maire de Perpignan, n'a pas sa langue dans sa poche pour fustiger les atrocités d'une Révolution dont il avait pourtant caressé le rêve. En digne enfant du Roussillon, fier descendant des héros de la Reconquista, l'homme n'est pas du genre à refuser le combat, même perdu d'avance. Les troupes de l'envahisseur espagnol qui ont croisé le fer avec lui après avoir rencontré son légendaire "regard de loup" en tremblent encore. Hélas, si vaillant et glorieux qu'il soit, Llucia n'en sera pas moins arrêté sur la foi d'obscurs soupçons... Mais s'il pleut des têtes par milliers, depuis que Dame Guillotine règne en maître sur la République née moribonde, ce sont aussi d'innombrables masques qui tombent pour notre plus grand plaisir sous les coups de plume et d'épée de l'heureux Llucia. Car François de Llucia, c'est un peu le don Quichotte de la Révolution. Ami de Laclos, de l'abbé Birotteau ou même de Danton - qu'il surnomme "le Gros Georges " -, il tombe amoureux contre ses propres principes quand il ne sauve pas des vies ou ne cause pas passionnément littérature avec son geôlier. Ce qui est certain, c'est qu'il parvient, en toutes circonstances, à nous faire oublier l'horreur de l'Histoire grâce à ce merveilleux sens de la bagarre, dont la fougue et la drôlerie n'auraient pas déplu aux Trois Mousquetaires.
Nombre de pages
217
Date de parution
15/09/2016
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782363711656
Titre
La Révolution buissonnière. Ou la vie héroïque de François de Llucia
Auteur
Jonquères François
Editeur
PG DE ROUX
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20160915
Nombre de pages
217,00 €
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Nul ne doit jamais plus prononcer son nom, ni connaitre son oeuvre pourtant magistrale. Il a été cent fois maudit, marqué au fer rouge d'un anathème si puissant qu'il le poursuit encore aujourd'hui, bien au-delà du tombeau. Robert B. a, en effet, signé des textes ignobles, d'une violence inouïe, proprement inacceptables, personne ne le nie. Ils étaient le reflet d'une époque dure et cruelle, entre rouges et noirs, où les coups et les injures pleuvaient, où l'antisémitisme faisait rage. Loin d'être un cas isolé, Robert B. est, cependant, l'un des rares à subir encore un châtiment rappelant les malédictions prononcées jadis par les dieux de l'Olympe. La vie enseigne, pourtant, le pardon et, pour les plus sages, conduit à reconnaître un droit à l'erreur qui, s'il n'efface jamais la faute commise, laisse toujours place à une possible rédemption. La tolérance, pierre angulaire de notre société, est universelle : rien ne peut venir l'entraver ni l'arrêter. N'oublions jamais que, si toutes les formes de haine méritent d'être réprimées avec force, l'homme n'est grand que dans le pardon. Le 6 février 1945, Robert B. a payé de sa vie ses errements politiques. Maudissez-moi car je lui tends aujourd'hui la main, avec ce roman en sept couleurs et autant de nuances.
Ce texte a vocation à rappeler que notre langue est riche d'un vocabulaire oublié, de formules ordurières ou précieuses qui en font tout le charme. Le style et la fantaisie guident nos pas à travers les ruelles sombres de Paris, où les rencontres insolites se multiplient et les langues se délient, comme si cette nuit était la mille-et-deuxième attendue depuis trop longtemps. Sous couvert d'une légèreté apparente, une morale humaniste transparaît, avec sa touche de sagesse, de nuances tâchetées de bons sens. Ode à la liberté et à la création sans retenue, ce rêveur debout respire plus fort dès la nuit tombée. Et son oxygène devient le nôtre au fil d'aventures contées ou entendues au cours de ses pérégrinations nocturnes. N'entrant dans aucune case, ce texte est livré aux quatre vents. Il plaira aux esprits curieux et libres, froissera par son ton. Sa drôlerie le sauvera car on pardonne plus facilement aux clowns, même lorsqu'ils sont tristes. Hommage aux textes débridés de notre littérature, au style Hussard, dans lequel le pessimisme demeure joyeux et le rire grincant, ce livre anticonformiste est réservé francs-tireurs.
Christian Millau eut plusieurs vies : journaliste au Monde, à L' Express, au Point, mais aussi à la revue Opéra que dirigeait Roger Nimier. Chroniqueur gastronomique, il créa avec son complice Henri Gault sa revue puis son guide. Ensemble, ils contribuèrent au renouveau de la cuisine française, à sa renommée internationale, et à la découverte de ses nouveaux chefs, Paul Bocuse en tête. Enfin, Christian Millau se consacra à l'écriture. Il publia notamment aux éditions de Fallois Au galop des Hussards, témoignage de l'aventure littéraire de ce mouvement ; et plusieurs ouvrages dont Journal impoli, Journal d'un mauvais Français ou encore Dictionnaire d'un peu tout et n'importe quoi aux éditions du Rocher. Sous la direction de François Jonquères, les textes inédits de Gilles Martin-Chauffier, Thomas Morales, Stéphanie des Horts, Philippe Bilger, Bruno de Cessole, François Cérésa, Guy Martin, Marc Veyrat, Yves Thréard, Marc Lambron... lui rendent hommage. S'y mêlent des lettres, des mots de Michel Déon, Antoine Blondin, Roger Nimier, Blaise Cendrars, Paul Morand, Jacques Chardonne, Marcel Aymé... Des portraits croisés qui nous replongent dans le tourbillon littéraire des années 1950 aux côtés de ces impertinents.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.