Jonkman Mayken ; Cantarutti Stéphanie ; Van Dijk M
PARIS MUSEES
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EAN :9782759603794
Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe, des centaines d'artistes néerlandais, parmi lesquels Johan Barthold Jongkind, George Hendrik Breitner, Vincent van Gogh, Kees van Dongen et Piet Mondrian, firent le voyage pour Paris. Leurs rencontres avec des artistes français (Théodore Géricault, Eugène Delacroix, Claude Monet, Georges Seurat, Paul Signac, Paul Gauguin...) et la découverte d'une grande diversité de styles, motifs, techniques et conceptions artistiques imprimèrent de profonds changements à leur manière de peindre et à leurs idées sur l'art. Si, de retour de Paris, ces voyageurs diffusèrent leurs nouvelles vues aux Pays-Bas, ils marquèrent également les esprits en France. Le présent ouvrage, richement illustré, raconte ces échanges artistiques foisonnants à travers l'expérience de neuf artistes néerlandais majeurs ayant séjourné dans la Ville lumière. Ensemble, ils apportent un éclairage inédit sur le creuset parisien où naîtra au XIXe siècle une scène artistique véritablement internationale.
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Nombre de pages
271
Date de parution
08/11/2017
Poids
1 308g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782759603794
Titre
Les hollandais à Paris. 1789-1914
Auteur
Jonkman Mayken ; Cantarutti Stéphanie ; Van Dijk M
Editeur
PARIS MUSEES
Largeur
221
Poids
1308
Date de parution
20171108
Nombre de pages
271,00 €
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Kröger Jelka ; Bodt Saskia de ; Jonkman Mayken ; F
Dans le monde des arts du dernier quart du XIXe siècle, Meijer de Haan (1852-1895) occupe une place à part. Issu d'une famille traditionaliste, élevé au coeur du quartier juif d'Amsterdam, il choisit très tôt la voie artistique, travaillant sur des scènes de genre fortement influencées par Rembrandt et des portraits dont la sensibilité assura son succès. Son départ pour la France en 1888 marque une rupture violente dans sa production. À son arrivée à Paris, il rencontre Théo van Gogh, avec lequel il se noue d'amitié, et par son intermédiaire des artistes tel que Paul Gauguin, qui deviendra très rapidement son maître. En Bretagne du printemps 1888 à l'automne 1890, naîtra, de leur travail en commun, une oeuvre colorée, restreinte mais remarquable. La famille De Haan mit un terme à cette expérience foisonnante. Renonçant à ses rêves de voyage avec Gauguin et à la France, il rentre à Amsterdam, où il meurt prématurément. Son travail tomba dans un relatif oubli, même si certaines oeuvres de la période bretonne furent présentes dans des expositions consacrées à l'école de Pont-Aven ou à l'entourage de Gauguin. Ce trésor enfoui mérite de reprendre aujourd'hui toute sa place dans le patrimoine français comme hollandais.
Les chevaux de Théodore Géricault Sous la direction de Gaëlle Rio et Bruno Chenique Peintre consacré du Radeau de la Méduse, Théodore Géricault (1791-1824) n'a cessé d'observer les chevaux. Pendant sa courte vie, il réalise des centaines de tableaux et des milliers de dessins dans lesquels il explore, de son pinceau virtuose, l'anatomie, le mouvement, l'expressivité et l'émotion de l'animal. Du champ de bataille ou de courses à l'écurie, le monde équestre témoigne, chez l'artiste, d'une véritable passion développée depuis l'enfance. Sujet de prédilection de la génération romantique, le cheval a été, pour lui, le lieu de toutes les expériences esthétiques. Au-delà du motif, l'obsession de Géricault s'inscrit dans un large contexte, géographique, économique, politique, militaire et social. Suivre, observer, scruter ses chevaux sont une formidable manière de comprendre les profondes mutations de la société napoléonienne vers la révolution industrielle. Commissaires de l'exposition " Les chevaux de Géricault ", Bruno Chenique, docteur en histoire de l'art, expert de l'artiste, et Gaëlle Rio, docteure en histoire de l'art, spécialiste du xixe siècle, directrice du musée de la Vie romantique, invitent à une lecture ambitieuse et renouvelée d'un des plus grands peintres français.
Agréé en 1755 à l'Académie royale de peinture et de sculpture, acclamé pour son art du portrait et la puissance naturaliste de ses scènes de genre, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) connaît d'abord le succès, avant de quitter l'Académie, suite à la critique acerbe de son tableau de réception, Septime Sévère (1769). Pre ? sentant désormais ses oeuvres uniquement dans son atelier, il meurt en 1805, ruine ? et isole ? . Greuze ne cessa de travailler le thème de l'enfance et aucun artiste n'a représenté autant de portraits d'enfant : les siens, ceux d'amis ou de mécènes, mais aussi nombre d'enfants inconnus, avec une virtuosité technique au service de l'émotion et de la vérité naturaliste. Car Greuze engage une réflexion plus vaste sur la place des enfants dans la société et l'enjeu crucial de leur éducation. En résonnance avec les préoccupations des philosophes des Lumières (Diderot, Rousseau ou Condorcet), le peintre invite a` réfléchir sur la place de l'enfant au sein de la famille, la responsabilite ? des parents dans son développement, l'importance de l'e ? ducation pour la construction de sa personnalite ? , le ro^le crucial de la me`re et de l'allaitement, et va jusqu'a` aborder la question délicate de la perte de l'innocence. Greuze interroge ainsi le passage à l'a^ge adulte, le sentiment amoureux, les prémices de la sexualité? ou encore le thème du consentement - d'une saisissante actualité? aujourd'hui. Un peintre dont l'oeuvre est à découvrir au prisme du thème singulier - mais essentiel - de l'enfance.
Delorme Jean-Baptiste ; Devaney Edith ; Hidalgo An
Ayant émergé dans le New York du début des années 1980 et du retour à la peinture figurative à l'instar de ses amis Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, George Condo (né en 1957) se singularise par son appropriation de styles et de techniques européennes du passé pour aborder des enjeux contemporains. Doué d'un trait rapide et précis, l'artiste produit des oeuvres d'une rare intensité au centre desquelles se trouve la figure humaine. "Art qui reflète une potentialité schizoïde" selon les mots du psychanalyste Félix Guattari, l'art de Condo scrute les paradoxes de la psyché humaine et le grotesque de la société. Il témoigne aussi de la capacité d'absorption par l'artiste de la culture visuelle qui l'entoure, mêlant sans hiérarchie culture populaire et références érudites. Réalisée en étroite collaboration avec l'artiste, cette importante monographie retrace plus de quatre décennies de carrière, a` travers les nombreux cycles d'un travail qui se déploie dans le champ de la peinture, mais aussi du dessin et de la sculpture. Outre un essai retraçant l'ensemble de sa carrière, un texte sur le rapport de Condo à la musique, l'ouvrage contient également un entretien inédit de l'artiste avec le philosophe Marcus Steinweg ainsi qu'une chronologie illustrée.