Déviance et Société Volume 29 N° 3 : Déviances et modalités de contrôle. La France et l'Allemagne en
JOBARD FABIEN/G
GEORG
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EAN :9782825709160
La comparaison en matière de déviances et de contrôle social, lorsqu'elle est employée en sciences sociales, est principalement convoquée à l'aune de la comparaison entre la France, ou l'Europe continentale, et les Etats-Unis, ou la Grande-Bretagne; facilité de la langue oblige. On est alors souvent contraint à comparer l'incomparable: des doctrines juridiques ainsi que des formes et des niveaux de criminalité complètement hétérogènes. Sont présentés ici, au contraire, les travaux menés sous l'égide du Laboratoire européen associé (CNRS/MPG) consacré à la comparaison franco-allemande dans le domaine de la déviance et du contrôle. La France et l'Allemagne, en effet, ont toutes deux hérité du droit pénal napoléonien, leurs structures sociales restent semblables, ainsi que les problèmes posés par les différentes formes de déviance. Du coup, c'est une nouvelle compréhension de ces phénomènes que révèle la comparaison entre deux pays si proches: leur mobilisation au service de la connaissance des déviances et du contrôle satisfait l'ambition même de la sociologie, que posait Emile Durlcheim, il y a plus d'un siècle, en ces termes: "on n'explique qu'en comparant".
Nombre de pages
132
Date de parution
23/11/2005
Poids
268g
Plus d'informations
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EAN
9782825709160
Titre
Déviance et Société Volume 29 N° 3 : Déviances et modalités de contrôle. La France et l'Allemagne en
Auteur
JOBARD FABIEN/G
Editeur
GEORG
Largeur
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Poids
268
Date de parution
20051123
Nombre de pages
132,00 €
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Manifestations, banlieues, contrôles d'identité, violences, histoire coloniale : la police se trouve au coeur de la question sociale. Institution en quête d'autonomie et instrument du pouvoir étatique, elle contribue également à la fabrication du politique. C'est ce lien entre police, société et politique que cet ouvrage souhaite actualiser à la lumière de recherches récentes en sciences sociales. Depuis une dizaine d'années en effet, des questionnements originaux ont renouvelé la compréhension des ressorts de l'action policière et de ses liens tant avec la société civile qu'avec le champ politique. Les textes rassemblés dans cet ouvrage reviennent ainsi sur de nombreux débats contemporains : les doctrines du maintien de l'ordre, le combat judiciaire autour des contrôles au faciès, l'utilisation de la police en banlieue ou encore la survivance de dynamiques postcoloniales dans l'action policière. A ce titre, l'ouvrage permet de faire le point sur les continuités et les ruptures des pratiques policières, des formes d'activisme qu'elles suscitent et des usages politiques de l'appareil policier.
La police est à l'honneur dans les sciences sociales anglo-saxonnes, au point d'avoir produit des sous-disciplines autonomes et prolixes. L'étude de l'emploi de la force par les policiers en est une dont la richesse en France est soupçonnée. Tous ceux qui tiennent les pratiques policières pour un enjeu central de la vie démocratique, touveront ici matière à leurs réflexions.
Bavures " : le terme ne semble avoir de place que dans la rubrique des faits divers. Il offre prise à des dénonciations de la police qui perdent souvent de vue les véritables enjeux de l'usage de la force publique. Car ce sont bien les modes contemporains de gouvernement qui sont en jeu lorsqu'il est question de l'emploi de la force par la police : que devient l'Etat moderne, lorsque la force physique est employée par ses agents ? Fabien Jobard prend la question à bras le corps et étudie dans le détail les violences policières qualifiées d'" illégitimes ", survenues dans la France contemporaine. Son analyse se porte à la racine du phénomène, en interrogeant d'abord la fiabilité des récits de ceux qui se disent victimes de violence : l'auteur examine ce qui fait la crédibilité de " faits " qui, parfois, deviennent des " affaires ", mais plus souvent ne laissent pas plus de traces que celles du souvenir individuel, voire d'une imagination trompeuse. L'auteur nous met ainsi en mesure de comprendre les logiques des violences policières elles-mêmes. Sans traquer les responsabilités individuelles de policiers déviants ni, au contraire, lire dans chaque fait violent l'aveu d'une nature systématiquement répressive de l'Etat, l'auteur éclaire les raisons de ces violences. A égale distance du soupçon et du déni, il restitue tout ce qui les rend possibles et contribue ainsi à l'élaboration d'une théorie de la force publique.
Témoin d'actes répréhensibles, qui ne s'est jamais interrogé? Dois-je rapporter ces faits à la police? Dénoncer mon voisin, mon collègue, mon patron? Dois-je le faire systématiquement par principe, ou plutôt au cas par cas, quand la situation est dangereuse? A partir de quel moment, deviens-je un traître, un lâche? Ou à l'inverse un citoyen actif qui participe au respect de la sécurité civile? Le "fayot', le rapporteur, le délateur ont mauvaise presse. On en trouve de bien sinistres exemples dans notre histoire récente, et pas seulement dans les pays de l'Est! Mais les forces de la loi et de l'ordre ont subi des mutations. La conception d'une démocratie transparente, des scandales comme celui d'Enron, la menace terroriste, les nouvelles technologies ont changé la donne. La loi Perben II sur les indics, l'incitation des salariés à dénoncer les fraudes dans l'entreprise, les citoyens relais... on prône une surveillance devenue démocratique et citoyenne, les whistle blowers et l'alerte éthique ont le vent en poupe. Spécialistes de l'information policière et sociologues de la police, magistrats, historiens et politiques débattent ici des enjeux d'une" surveillance citoyenne'.
On n'a jamais autant parlé d'abus et pourtant;, lorsque nous y sommes confrontés, la plupart du temps, nous passons à côté. Devant les résultats de nombreuses études qui y sont consacrées, un constat s'impose: l'ampleur des abus est nettement sous-estimée. Quelles sont les problématiques des abusés et des abuseurs et comment les reconnaître? Ce livre propose un inventaire des diverses formes d'abus, sexuels, physiques, émotionnels et l'auteur part du principe que certains symptômes psychosomatiques en sont les révélateurs. Ensemble, les multiples abus représentent les pièces éparpillées d'un puzzle géant. Afin de sortir du cercle infernal de la relation abuseur-abusé, l'auteur propose une nouvelle forme ai traitement la thérapie émotionnelle et l'approche cognitivo-comportementale.