La création artistique et les promesses de la liberté
Jimenez Marc ; Revault d'Allonnes Olivier
KLINCKSIECK
21,70 €
Epuisé
EAN :9782252015100
Il faut parler d'une tendance historiquement repérable à l'élimination de la créativité dans l'évolution globale de nos sociétés depuis un certain nombre de décennies. Toutes les sociétés souvent définies comme sociétés industrielles s'orientent vers des types d'organisation et des modes de gestion qui réduisent sans cesse la marge de l'imprévisible ou du spontané aussi bien pour la gestion politique et économique que dans la pratique pédagogique, artistique, culturelle [...]. Dans la mesure où la création n'est pas un jardin réservé à l'autonomie dans un monde d'hétéronomie, il n'y a plus à la considérer comme ce qu'il faut ajouter ou sauver dans un monde de contraintes et à côté d'elles, mais comme ce qui, dans le système, joue contre lui. Il ne s'agit pas de surimposer un "supplément d'âme" à un monde inhumain pour le faire survivre, mais d'identifier dans la création ce qui peut le détruire".
Nombre de pages
304
Date de parution
03/05/2000
Poids
400g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252015100
Titre
La création artistique et les promesses de la liberté
Auteur
Jimenez Marc ; Revault d'Allonnes Olivier
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
400
Date de parution
20000503
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Controverses, polémiques, voire débats virulents opposentles défenseurs et les détracteurs de la création artistiqued'aujourd'hui. S'interroger sur les normes d'évaluation et d'appréciation esthétiques qui permettent de porter un jugement sur les oeuvres d'art est une question pertinente; elle rejoint les réactions du grand public, souvent perplexe et désorienté devant des oeuvres qu'il ne comprend pas. La modernité artistique du XXe siècle s'est chargée de disqualifier les catégories esthétiques traditionnelles. La question posée par l'art depuis une trentaine d'années est celle de l'inadéquation des concepts - art, oeuvre, artiste, etc. - à des réalités qui, apparemment, ne leur correspondent plus. Or, paradoxalement, c'est sur le thème de la décadence de l'art contemporain que se centre la polémique, en France comme en Europe, depuis des années. Est-il possible de redéfinir les conditions d'exercice du jugement esthétique vis-à-vis des oeuvres contemporaines? À supposer même que celles-ci soient "n'importe quoi", peut-on tenir sur elles un discours argumenté et critique... Biographie de l'auteur Marc Jimenez est l'auteur de Qu'est-ce que l'esthétique? (Folio essais, inédit n° 303).
Poïétique, cette nouvelle science humaine dont on commence à parler dans divers secteurs, et qui a pour objet le « faire », l'activité en tant qu'elle est fabricatrice d'objets nouveaux. Et cela dans tous les domaines, bien qu'il soit largement légitime que la parole soit prise au départ par des spécialistes de l'art. Des sociétés comme les nôtres, où les conduites et les idées tendent à être de plus en plus programmées et « rationalisées », semblent avoir par moments la conscience qu'elles étouffent ; il faut saluer la poïétique comme la possibilité d'une bouffée d'air frais, comme une ouverture sur le tout autre, une interrogation sur les conditions, sur les limites, mais aussi sur les puissances de l'activité novatrice.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.