
Tout JIJE N° 7 : 1958-1959
Biographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.
| Nombre de pages | 144 |
|---|---|
| Date de parution | 09/11/1994 |
| Poids | 760g |
| Largeur | 218mm |
| EAN | 9782800121260 |
|---|---|
| Titre | Tout JIJE N° 7 : 1958-1959 |
| Auteur | JIJE |
| Editeur | DUPUIS |
| Largeur | 218 |
| Poids | 760 |
| Date de parution | 19941109 |
| Nombre de pages | 144,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La vie prodigieuse et héroïque de Don Bosco
JIJEBiographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.EpuiséVOIR PRODUIT11,16 € -

Charles de Foucauld
JIJEBiographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.EpuiséVOIR PRODUIT10,95 € -

Tout Jijé Tome 1 : 1951-1952
JIJEBiographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Tout Jijé Tome 2 : 1952-1953
JIJEBiographie de l'auteur Né le 13 janvier 1914 à Gedinne, Joseph Gillain, dit Jijé, entre très jeune à l'école Saint-Joseph de Maredsous, sur les conseils du sculpteur dinantais Alex Daoust, pour y suivre trois années d'études artistiques, avant de s'inscrire à 17 ans aux cours du soir de l'Université du Travail à Charleroi, où le peintre Léo Van den Houten lui apprend à dessiner sans regarder le papier. Il fréquente ensuite les cours du soir de l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et ceux des Arts décoratifs le jour, puis accomplit son service militaire à la caserne Fonck de Liège. Ses premiers essais de BD s'effectuent dans des journaux confessionnels : LA SEMAINE DU CROISE ("Jojo", 1935-1939, personnage et graphisme encore influencés par Hergé) et PETITS BELGES ("Blondin et Cirage", trois épisodes de 1939 à 1942). Il propose de 1937 à 1943 de nombreuses couvertures et bois gravés aux CAHIERS WALLONS, auxquels collabore son père Eugène Gillain, poète dialectal et receveur des contributions. Son esprit créatif se met au service des éditions Dupuis. Après l'illustration d'un feuilleton dans LE MOUSTIQUE, il réalise successivement pour SPIROU : "Freddy Fred et le mystère de la clef hindoue" (1939); "Trinet et Trinette dans l'Himalaya" (1939-1941); un premier intérim des aventures de "Spirou et Spip" à la fin de 1940, au moment où son créateur Robert Velter, dit Rob-Vel, se rétablit d'une blessure de guerre; "Don Bosco, ami des jeunes" (sa première biographie dessinée, en 1941-1942), suivi par son monumental "Christophe Colomb" (1942-1945). En 1941, sur un scénario de Jean Doisy, il aborde la fiction réaliste avec "Jean Valhardi, détective", qui marquera les jeunes lecteurs de l'époque. Véritable providence pour les éditeurs, il termine durant l'Occupation des séries américaines dont les suites n'étaient pas parvenues sur le continent ("Superman", "Cavalier Rouge") et assure la reprise des aventures de "Spirou" dès l'été 1943. Sur le conseil de Jean Doisy, il lui adjoint un compagnon loufoque, Fantasio, pour assurer un contre-pied comique à cette vedette devenue exemplaire. Il manie désormais avec fougue et talent les styles réalistes et humoristiques de la bande dessinée. Assurant déjà la formation artistique du jeune Willy Maltaite, le futur Will, il devient au lendemain de la Libération le conseiller des frères Dupuis et le catalyseur d'une équipe de nouveaux dessinateurs talentueux : André Franquin, Maurice De Bevere, dit Morris, Eddy Paape et Victor Hubinon. Ces artistes d'origines diverses, renforcés ultérieurement par Pierre Culliford, dit Peyo, et Jean Roba, constitueront l'"école de Marcinelle" de la bande dessinée belge, vu l'implantation des éditeurs et par opposition à l'"école de Bruxelles", formée par Hergé et ses disciples du journal TINTIN. En contraste au dépouillement de la ligne claire et du réalisme de cette dernière, l'école de Marcinelle se caractérise par ses graphismes fortement personnalisés, au trait souple, avec une prédominance de l'humour et de la fantaisie. Les années 1946-1952 soudent Gillain qui signe désormais le plus souvent Jijé, dérivé de ses initiales , Morris, Franquin et Will. "La bande des quatre" réside d'abord au domicile de Jijé, à Waterloo. Le maître distribue ses vedettes : "Spirou et Fantasio" sont attribués à Franquin en 1946; Eddy Paape assumera la suite de "Jean Valhardi" jusqu'en 1955 et Victor Hubinon animera même un épisode de "Blondin et Cirage" en 1947. L'artiste se lance dans une colossale biographie de Jésus-Christ dessinée au lavis ("Emmanuel", 1947) et élabore une seconde version de son "Don Bosco" (1949) après un voyage de documentation en Italie. Avec Franquin et Morris, sa famille s'établira pendant trois ans au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il y dessinera l'essentiel de sa biographie de Baden-Powell. À son retour, il approfondit son style humoristique avec de nouveaux épisodes de "Blondin et Cirage" (cinq volumes de 1951 à 1955), illustre une publication en feuilleton du "Comte de Monte-Cristo" dans LE MOUSTIQUE (1951-1952) et dessine au lavis pour LES BONNES SOIRÉES une bluette de Flora Sabeiran ("El Senserenico", 1952), avant de développer le premier grand western réaliste de la bande dessinée européenne : "Jerry Spring" (vingt et un albums de 1954 à 1977). Cette oeuvre dense, d'une prodigieuse richesse graphique et aux sentiments fortement humanistes, influence de nombreux jeunes artistes : Jean Giraud dit Gir, Derib, Hermann etc. Auteur complet, Jijé fera parfois appel à des scénaristes tels que Maurice Rosy, René Goscinny, Jean Acquaviva, Daniel Dubois, Jacques Lob et surtout son fils Philippe dit Philip. L'acquisition, en 1955, d'une vieille orangerie à restaurer dans la banlieue de Paris, à Champrosay Draveil, va fixer le bouillonnant nomade. Durant douze ans, il multiplie les collaborations à SPIROU : la reprise par ses soins de "Jean Valhardi" (neuf récits de 1956 à 1965, les trois derniers réalisés avec son ami Guy Mouminoux); la poursuite des chevauchées de "Jerry Spring"; deux aventures africaines du "Docteur Gladstone" (avec le concours du dessinateur Herbert et du scénariste Charles Jadoul); la biographie de Charles de Foucauld (1959), ainsi que "Blanc Casque" dans LE MOUSTIQUE (1954) et "Bernadette" dans LINE (1958). Il reprend deux séries rédigées par Jean-Michel Charlier : 1966 - "Tanguy et Laverdure" (treize albums de 1967 à 1979) et 1979 - "Barbe-Rouge" (trois épisodes). On le verra aussi dans BONUX BOY, TOTAL JOURNAL, LE JOURNAL DE JOHNNY, TELE 7 JOURS, LA VOIX DU NORD ("Le Commissaire Major", 1971-1973), etc. Dès 1974, toutefois, il reprend le cycle de "Jerry Spring" dans SPIROU et en propose trois dernières aventures avant son décès, le 19 juin 1980 à Versailles. En marge de cette oeuvre importante (plus de soixante-dix ouvrages publiés en quarante ans), le "père de la bande dessinée belge" se consacra à la peinture durant ses loisirs, sculpta et imagina des inventions pratiques, mais surprenantes et restées sans exploitation concrète. "Tout Jijé", l'intégrale chronologique de son oeuvre chez Dupuis est en cours d'achèvement.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Télémaque : Pack en 2 volumes : Tome 1, A la recherche d'Ulysse ; Tome 2, Aux portes de l'enfer
Toussaint Kid ; Ruiz KennyEpuiséVOIR PRODUIT15,95 € -

Soda Intégrale Tome 2 : Fureur chez les saints ; Confession express ; Lève-toi et meurs ; Tuez en pa
GAZZOTTI/TOMEOn m'appelle SODA, mais mon vrai nom, c'est Solomon. David Elliot Hanneth Solomon. Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquiéterait, elle m'a toujours cru pasteur. Depuis l'an dernier, elle habite avec moi; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence. C'est pas plus mal: les types que j'arrête sont parfois un peu morts."EpuiséVOIR PRODUIT24,90 € -

Le fil de l'Histoire raconté par Ariane & Nino : Gandhi. Un soldat de la paix
Erre Fabrice ; Savoia SylvainPour lutter contre la domination coloniale anglaise dont souffraient les Indes, Mohandas Gandhi a choisi la voie de la non-violence. Durant toute son existence, jusqu'en 1948, et au péril de sa vie, il a mené un combat pacifique qui a conduit le peuple indien à l'indépendance.En stockCOMMANDER6,90 €
De la même catégorie
-

Soeur Marie-Thérèse Tome 1 : Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
MAESTER/RUBYL'oeuvre maîtresse de Maëster enfin mise en couleurs !Seur Marie-Thérèse des Batignolles est une bonne seur au caractère bien trempé (dans l?alcool). Elle fume de l?herbe, aime faire des galipettes et n?a pas sa langue - ni son direct du droit d?ailleurs - dans sa poche. La justice divine, elle l?applique à sa manière, et c?est souvent à coups de Rangers dans les dents, mais toujours dans le respect de Jésus - le jardinier portugais du couvent.Avec ce tome 1, les aventures de la bonne seur la plus rock n?roll de la bande dessinée - entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 - sont enfin intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.Inclus : un cahier graphique inédit de 10 pages.Notes Biographiques : Maëster, né en 1959, est dessinateur et scénariste de bande dessinée.Lecteur dès son plus jeune âge des magazines Spirou, Pif, Le Journal de Tintin et surtout Pilote, il y découvre ses mentors et ses influences majeures : Uderzo, Franquin puis Gotlib, mais également Mulatier... Il développe rapidement son goût pour le dessin et la caricature, notamment dans les marges de ses cahiers... En 1982, il se lance dans la bande dessinée et intègre l'équipe du magazine Fluide Glacial, dont il devient rapidement l'un des principaux auteurs. Son humour percutant et sophistiqué, allié à l'élégance de son trait donne naissance à des personnages hauts en couleurs : Athanagor Wurlitzer, obsédé sexuel non pratiquant (3 tomes parus en intégrale chez Glénat) et surtout, la très enrobée et non moins obsédée Seur Marie-Thérèse des Batignolles (6 tomes parus). Bonne-seur atypique, iconoclaste et savoureuse, celle-ci n'hésite pas à prêcher SA bonne parole au gré de son humeur, à coups de torgnoles s'il le faut et entre deux canons de rouge si possible ! En 1997, Maëster rend hommage à Gotlib (avec la bénédiction de celui-ci) en reprenant le personnage de l'inspecteur Charolles flanqué de son adjoint l'inénarrable inspecteur Piggs dans Meurtres fatals (2 tomes parus en intégrale chez Glénat). Caricaturiste très inspiré par Les Grandes Gueules (Ricord, Mulatier et Morchoisne), il truffe ses histoires de clins d'eil et de références au cinéma, à la télévision et à la littérature, à la manière d'un Mort Drucker du magazine Mad. À partir de 2005, il rejoint L'Écho des savanes dans lequel est pré publié le sixième tome de Seur Marie-Thérèse des Batignolles, La Guère Sainteédité sous le label Drugstore par les Editions Glénat. Maëster publie parallèlement les dessins d?actualité de son blog (http://maester.fr) d?abord au Lombard puis chez Drugstore en 2008.En 2011, il crée les Editions Valentine où il publie fin 2012 un bel album de caricatures, Wanted! Caricature & Western, avec six complices : Achdé (dessinateur de Lucky Luke), Jean-Marc Borot, Thierry Coquelet, Charles Da Costa, Thomas Lebeltel et Mulatier. Également : Sketchbook aux Editions Comix Buro.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,00 € -

Soeur Marie-Thérèse Tome 2 : Heureux les imbéciles
MAESTER/RUBYPrésentation de l'éditeur L uvre maîtresse de Maëster enfin en couleurs !Catastrophe, s ur Marie-Thérèse a le sida ! Il faut dire qu avec la vie de dépravée qu elle mène, ça lui pendait au nez. À moins que ce ne soit une histoire de sang contaminé et la faute de Jésus, le jardinier portugais du couvent. C est vrai, après tout, c est le sien qu on boit à la messe tous les jours ! Et en plus il donne mal au crâne...Voici déjà le tome 2 des aventures de la bonne s ur la plus rock n roll de la bande dessinée entrées au catalogue Glénat à partir du tome 6 intégralement republiées en grand format et en couleurs ! Une nouvelle édition idéale pour apprécier dans les meilleures conditions le dessin virtuose de Maëster, enluminé de fort belle manière par Ruby.EpuiséVOIR PRODUIT15,00 € -

Le guide du moutard. Tout pour survivre à 9 mois de grossesse !
JULQu'on soit future mère, futur père, ou tout simplement dans un rayon de moins de 200 mètres d'une femme enceinte, nul ne peut échapper aux bouleversements fantastiques provoqués par une grossesse ! Dans son journal de bord, véritable mine de conseils et reportage semaine après semaine, Jul nous livre avec son humour ravageur et son talent d'observateur hors-pair toutes les clefs pour réussir ce passage. On tremble chez la gynécologue et on rêve à la pharmacie, on vomit au restaurant et on fait de la politique à la maternité : voici enfin une boussole dans la jungle du baby-boom, pour les aventuriers de la grossesse.Véritable best-seller dédié au plus universel des sujets, Le Guide du moutard est un album qui ne se démode pas. Cette nouvelle édition avec une nouvelle couverture et des pages inédites fait résonner ce thème avec les grands évènements qui façonnent notre vie aujourd'hui. Daech, Donald Trump, les migrants, Charlie Hebdo apparaissent dans cette nouvelle version, parce que la grossesse n'échappe pas au fracas du monde. Drôle, tendre et corrosif : un album sans péridurale !EpuiséVOIR PRODUIT14,00 € -

Les Dingodossiers. L'intégrale
Goscinny RenéBiographie de l'auteur Né en 1926, René Goscinny est l'une des figures les plus importantes de la bande dessinée franco-belge. À la fois écrivain reconnu, humoriste et scénariste de bande dessinée, l'ensemble de son oeuvre est, encore de nos jours, célébrée dans le monde entier. Créateur d'Astérix, du Petit Nicolas, d'Iznogoud, et l'un des principaux scénaristes de Lucky Luke, Goscinny est toujours l'un des auteurs français les plus lus et connus à l'étranger, avec plus de 500 millions d'ouvrages vendus à son actif. Il nous a quittés en 1977, à l'âge de 51 ans. Né le 14 août 1926 à Paris, René Goscinny passe son enfance en Argentine, entre Buenos-Aires et la Pampa. Après des débuts prometteurs de sous-aide-comptable d'un aide-comptable dans une usine de récupération de vieux pneus, il entre comme apprenti dessinateur dans une agence de pub. À 19 ans, il part conquérir l'Amérique et, plus précisément, les studios Walt Disney. Très vite, promu chômeur, il ne rencontre jamais Walt Disney, mais tombe par hasard sur la bande du futur magazine Mad - Harvey Kurtzman, Jack Davis et Will Elder - , et se sent beaucoup moins seul : l'humour anglo-saxon coïncide parfaitement avec sa propre manière d'envisager les choses. Il rencontre Morris à New-York, Jean-Michel Charlier à Bruxelles et Albert Uderzo à Paris, à la World Press, petite agence belge dont il dirige le bureau parisien créé en 1951. Les auteurs de l'époque étant payés avec un lance-pierres, le stakhanovisme s'impose : Goscinny, qui a compris que son talent s'épanouissait plus efficacement dans le scénario que dans le dessin, met en chantier une foule de bandes dessinées (parmi lesquelles Oumpah-pah, Strapontin et Luc Junior). Il tape des kilomètres d'articles et de nouvelles (pour le Pariscope et l'Os à Moelle, entre autres) et tient même un temps la rubrique savoir-vivre de Bonnes Soirées. En 1955, il reprend le scénario de Lucky Luke et anime avec Sempé une version en bande dessinée du Petit Nicolas... Ce personnage connaîtra sa véritable notoriété sous la forme de textes illustrés, publiés quelques années plus tard dans Sud-Ouest, puis Pilote. En 1956, un crash irréversible se produit avec la World Press : Goscinny, Charlier et Uderzo, désireux de promouvoir ce métier qui n'en est pas un, rédigent une très sulfureuse Charte des auteurs, qui leur vaut de se retrouver sur le pavé du jour au lendemain - et sur la liste noire de tous les éditeurs. En compagnie de Jean Hébrard, un des responsables commerciaux de la World Press, ils fondent alors Édifrance, une petite agence de presse. En 1959, ils prennent une part active au lancement de l'hebdomadaire Pilote. Avec Uderzo, Goscinny y signe le premier épisode des aventures d'Astérix ; il en partagera ensuite la rédaction en chef avec Charlier. En 1962, il crée Iznogoud avec Jean Tabary. En 1965, il invite Marcel Gotlib à collaborer aux Dingodossiers. Après mai 1968, il installe dans Pilote les inoubliables pages d'actualités, puis anime, sur Europe 1, « le Feu de camp du dimanche matin », avec Gébé, Fred et Gotlib. Entre-temps, sans la moindre promotion, au bouche à oreille, le petit Gaulois a connu une irrésistible ascension : en 1965, le premier satellite français est baptisé Astérix et, quelques années plus tard, les albums sont traduits dans une trentaine de pays, sans compter l'espéranto et le latin qui ne sont pas des pays, mais des langues... Pendant que le boom Astérix secoue la bande dessinée, la faisant passer du statut de maladie infantile à celui d'art respectable, Goscinny, qui n'a pas son pareil pour reconnaître et cultiver les talents, fait de Pilote un laboratoire de création où s'épanouit la nouvelle bande dessinée, avec Gotlib, Fred, Giraud, Reiser, Cabu, Bretécher, Mandryka, Mézières, Druillet, Tardi, F'Murrr, Bilal, etc. En 1973, et tandis que le trio Mandryka-Bretécher-Gotlib s'éloigne de Pilote pour prendre en charge le tout nouvel Écho des Savanes, il offre la rédaction en chef du journal à Guy Vidal. En 1974, il crée avec Uderzo et Georges Dargaud, les Studios Idéfix, qui donnent naissance aux Douze travaux d'Astérix en 1976, tandis que sort le 23º album du petit Gaulois, tiré à 1 300 000 exemplaires. Goscinny avait une foule de projets : l'édition, la télé (malgré son "atmosphère de bureau de poste en faillite") et, surtout, le cinéma. Scénariste de l'irrésistible Viager, réalisé en 1972 par Pierre Tchernia, il s'était enthousiasmé pour cette autre façon de faire rire, puisque c'était sa vocation. Mais l'histoire s'arrête le 5 novembre 1977, tandis que l'équipe des Studios Idéfix travaille sur la Ballade des Dalton, perpétuant son rêve le plus ancien : après tout, il était parti en Amérique conquérir les studios Walt Disney...Marcel Gotlib est l'un des auteurs majeurs de la bande dessinée franco-belge. À la fois dessinateur et scénariste de talent, il a travaillé avec d'autres auteurs prestigieux tels que Franquin, Goscinny, Alexis, Uderzo et Mandryka. C'est avec ce dernier et Claire Brétécher qu'il fonde le journal L'Écho des savanes en 1972. Gotlib lance également sa propre revue en 1975, Fluide Glacial, dont il rédige toujours l'éditorial. Il est aussi connu pour son travail dans le cinéma, que ce soit pour ses qualités de scénaristes ou pour ses apparitions dans divers films. Gotlib naît le 14 juillet 1934 à Paris. Tout môme, il exerce ses talents en tartinant les murs de l'appartement familial de graffitis que son père, peintre en bâtiment de son état, lessive régulièrement : "Chaque dimanche, mes gravures rupestres disparaissaient comme par magie. Je disposais toujours de surfaces bien propres pour recommencer à tout dégueulasser." Après une scolarité sans histoire, il se divise en trois : comptable à l'Office commercial pharmaceutique le jour, il suit les cours du soir des Arts appliqués, et s'adonne le dimanche au théâtre amateur. Cette dernière activité donne un résultat inattendu : répétant chez un copain dont le père dessine pour Le Pèlerin, il est galvanisé par cet exemple, porte son dossier au journal de Mickey et gagne une place de lettreur dans les studios d'Edi-Monde. Après 28 mois de service militaire en Allemagne, il décroche quelques travaux — albums de coloriage et contes pour enfants — qu'il exécute avec une certaine Claudie. En 1962, il dépose un dossier chez Vaillant, épouse Claudie et part en vacances. À son retour, on le cherche partout : il est sommé de livrer une page par semaine à Vaillant. D'où la naissance de Nanar et Jujube, série dans laquelle va prospérer Gai-Luron, cousin putatif de Buster Keaton et Droopy, qui réapparaîtra dans Vaillant puis Pif Gadget jusqu'en 1971. Mais ce qui l'obsède, c'est Pilote. Il en rêve la nuit sans oser y aller. "C'était le phare de tout le monde, mais pour un débutant comme moi, ça n'était même pas pensable." De temps en temps, il appelle la rédaction et raccroche. Enfin, dégoulinant de trac, il s'y présente un jour de 1965 avec un échantillon de son travail — six pages racontant les affres d'un auteur de BD comique — qu'il croit impubliable : la BD de l'époque est vouée aux héros (Tintin, Tarzan), et pas du tout aux problèmes de l'auteur. Mais Pilote le publie, et trois mois après, Goscinny lui propose de travailler avec lui sur Les Dingodossiers. Ce qui fait de Gotlib un homme honoré et heureux, mais vachement crispé : Goscinny ayant l'habitude de travailler avec des dessinateurs de la trempe d'Uderzo et Morris, il se sent un peu faiblard. D'ailleurs, au début, il l'est. Il apprend sur le tas, en dessinant des embouteillages, des phares bretons et toutes sortes de machins purement décoratifs — que Goscinny adore lui faire dessiner. Deux albums sont crées en 1967 et 1972, dans l'esprit du magazine de B.D. satirique américain Mad. En avance sur leur temps, les Dingodossiers sont fraîchement accueillis, et Gotlib se fait engueuler par ses copains : il faut qu'il se trouve un héros, ce style de BD ne mène nulle part. En fait, elle mène tout droit à la Rubrique-à-brac, que Gotlib attaque en 1968, quand Goscinny, dépassé par le boum Astérix et le boulot qui en découle, lui demande de continuer en solo. En 1970, il scénarise Les Clopinettes dessinées par Mandryka, et Cinémastock, un pur joyau de rigolade qui doit autant à son talent burlesque qu'au fabuleux dessin d'Alexis. En 1971, il balance dans Rock and Folk une parodie du scoutisme plutôt décapante, Hamster jovial. En 1972, il crée avec Lob la série Superdupont, qui sera monté dix ans plus tard au théâtre par Jérôme Savary et son Grand Magic Circus. Superdupont (comme son nom l'indique) est un super héros français, affublé de tous les clichés chauvins imaginables, qui rencontre à l'époque un franc succès. C'est aussi en 1972 qu'il lance L'Écho des savanes avec Bretécher et Mandryka. En totale liberté, il pousse le bouchon encore plus loin et se met à rigoler avec les choses graves comme Dieu, le sexe et la scatologie : Rhââh lovely ! (1976). Il fait ça pour amuser sa crémière et les copains, mais l'explosion de l'Écho, qui ne dure pour le trio que le temps de dix numéros, éclabousse largement le monde de la BD. En 1972, il joue un gardien de prison dans L'An 01 de Gébé. On l'aperçoit en 1984 dans le film Les Doigts de la tête de Jacques Doillon et en 1986 dans Je hais les acteurs de Gérard Krawczyk, et il est (évidemment) le héros de And my name is Marcel Gotlib, court-métrage de Patrice Leconte commandé par la télé et jamais diffusé. Il réapparaît au cinéma en 2002 dans Le Nouveau Jean-Claude de Didier Tronchet et également en 2003 dans Les Clés de bagnole de Laurent Baffie. En 1975, il co-scénarise Les Vécés étaient fermés de l'intérieur (le premier long métrage de Patrice Leconte avec Coluche, son premier long métrage aussi) et Jean Rochefort et fonde, avec son copain d'enfance Jacques Diament, le mensuel Fluide Glacial, qui va résister à tous les naufrages de la presse du genre. C'est dans ces pages qu'il crée en 1981 Pervère Pépère— l'un de ses derniers exploits graphiques, puisqu'il abandonne peu à peu le dessin au cours des années 80. En effet, il se consacre plutôt à la rédaction de l'éditorial de Fluide Glacial. En 1991, il est intronisé Grand Prix d'Angoulême, et, selon la coutume, une exposition lui est consacrée l'année suivante, EuroGotlibLand. Gotlib est fait Chevalier des Arts et des Lettres en 1975, puis Chevalier de la Légion d'Honneur et reçoit le prix Raymond Poïvet à Angoulême en 2001 (à l'instar de Uderzo ou même Pétillon) et le grand prix Saint-Michel en 2007. Après avoir rédigé une foule d'éditos hilarants pour Fluide Glacial, il publie en 1993 chez Flammarion J'existe, je me suis rencontré, roman autobiographique bourré d'humour et d'émotion, où il raconte sa vie d'enfant juif pendant l'Occupation. Plus récemment, des intégrales de ses oeuvres cultes sont sorties chez Dargaud (Cinémastock, Les Dingodossiers, Rubrique-à-brac) en 2002 et 2005 ainsi que l'intégrale de Nanar, Jujube et Piette chez Glénat en 2006. On a aussi pu l'apercevoir dans des albums collectifs comme Rire contre le racisme en 2006 et Les enfants du XXIe siècle en 2008. La même année est sortie le 6ème tome de SuperDupont aux éditions Audie-Fluide Glacial, 13 ans après la publication du cinquième tome. Site internet : http://marcelgotlib.comEpuiséVOIR PRODUIT39,00 €

