C'est dans l'Afrique romaine du ive siècle, entre Thagaste et Carthage, que se déroule l'essentiel de la vie d'Augustin. Un garçon intelligent et qui le sait, avide de tout lire, de tout goûter, amoureux de l'amour. Et voilà que le jeune ambitieux, à peine arrivé, renonce à tout: Dieu l'a choisi pour en faire un homme de terrain, un pasteur à la tête d'un peuple bigarré et malaisé à conduire. Et cela, au pire moment, tandis que l'empire de Rome, envahi de partout, vit sans trop le savoir ses ultimes années. Ébloui d'avoir tant reçu de Dieu, Augustin éveillera désormais les autres, les savants et les plus simples, à la présence mystérieuse de la grâce agissant dans le coeur de tout homme comme dans le cours de l'histoire. Il devient pour les siècles le maître de l'Occident, au gré des exégèses et des passions. Aujourd'hui encore, il intrigue, il retient, par sa capacité à renouveler tout ce qu'il touche, ce génie de voir et de dire les choses autrement. Lucien Jerphagnon nous aide à approcher l'oeuvre colossale de saint Augustin - Les Confessions, La Cité de Dieu, La Trinité, Le Maître... -, aussi importante pour celui qui cherche Dieu que pour celui qui le fuit. Sites archéologiques d'Hippone et de Carthage, entre Algérie et Tunisie d'aujourd'hui, mosaïques, peintures murales, statues, témoignages d'une Afrique romaine et chrétienne. Manuscrits médiévaux et cycles de fresques de la Renaissance: un parcours dans l'iconographie de saint Augustin, en plus de 100 illustrations.
Nombre de pages
127
Date de parution
13/02/2002
Poids
176g
Largeur
128mm
Plus d'informations
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EAN
9782070763573
Titre
Saint Augustin. Le pédagogue de Dieu
Auteur
Jerphagnon Lucien
Editeur
GALLIMARD
Largeur
128
Poids
176
Date de parution
20020213
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En l'an 258, dans une province de l'Afrique romaine, le légat Caïus doit rendre son jugement. Libèrera-t-il les deux chrétiens emprisonnés qui résistent encore et refusent, malgré la torture, de renier leur foi ? Pourquoi cette question le hante-t-il à ce point ? Un ami recueille ses confidences sur la soif d'absolu qui l'habite. Il parle aussi de ces histoires de chrétiens avec Rufus, le militaire : représentent-ils vraiment le danger que l'on dit ? Tiraillé entre le sens du devoir et sa liberté de penser, la mélancolie accable Caïus. La rencontre avec une jeune chrétienne le bouleversera. Dans ce roman historique à l'érudition généreuse, le philosophe Lucien Jerphagnon nous convie au coeur de ces heures où le monde bascule du paganisme au christianisme.
Présente et compare des mythes antiques bibliques, gréco-romains et paléo-chrétiens, dans lesquels se mêlent religion, histoire, philosophie et légende. Montre comment à l'inverse, la période médiévale et le monothéisme ont conduit à l'opposition de la science et de la religion. Souligne l'abondance des mythes dans l'Antiquité et leur quasi-absence du monde contemporain.
Les Anciens allaient et venaient du mythe à la philosophie, de la légende à l'histoire. Mais avec l'avènement du monothéisme judéo-chrétien, ce va-et-vient s'est durci en deux pôles antithétiques : la religion et la science. Partant, c'est l'intelligibilité même de la pensée antique qui nous a peu à peu échappé. Le présent essai revisite les mythes de l'Antiquité (biblique, gréco-romaine et paléo-chrétienne), pour lesquels il constitue déjà en soi une excellente introduction. Mais à travers cet inventaire, c'est une approche de la pensée mythique qu'il propose. Lucien Jerphagnon dirige la dernière édition des ?uvres complètes de Saint Augustin dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Comment comprendre aujourd'hui les sentiments, les pensées et les croyances des Latins et des Grecs? Comment aimaient-ils, souffraient-ils ou pensaient-ils à la mort? Les études regroupées dans ce livre invitent à mieux comprendre la mentalité complexe de l'Antiquité. Car religion, philosophie et politique étaient alors liées d'une façon qui nous surprend ou nous déroute. Des guérisons miraculeuses au mythe de Narcisse, des fantasmes de Caligula aux rêves de Néron, en passant par les idiots selon Platon ou saint Augustin, ces approches à la fois drôles et érudites nous plongent au c'ur du "bon sens" antique: subtil équilibre entre mythe et raison, bêtise et sagesse, damnation et salut.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.