...1959 : An "5" de la Révolution algérienne. Au mois de décembre de l'année précédente, à la tête de ses troupes, Castro est entré en triomphateur à La Havane. Et voici que dans les Antilles françaises, d'aucuns se prennent à redouter un phénomène de contagion. En Martinique, vu à travers le prisme déformant de la peur castriste, un incident banal dégénère en émeute sévèrement réprimée. En Guadeloupe, la rumeur, entretenue par l'école et la presse, se déchaîne contre fellaghas, cubains, jivaros et cie, infiltrés au pays. Sur cette toile de fond, c'est le portrait d'une génération de lycéens que brosse l'auteur en même temps que celui d'une société antillaise en pleine mutation.
Nombre de pages
207
Date de parution
03/05/2000
Poids
288g
Plus d'informations
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EAN
9782738419163
Titre
Jivaros
ISBN
273841916X
Auteur
Jeanne Max
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
288
Date de parution
20000503
Nombre de pages
207,00 €
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Djo est un jeune taximan de la tête de station Place de la Victoire de Pointe-à-Pitre. Un jour, monte dans son taxi Mario, homme d'âge mûr, qui deviendra son fidèle client et ami que, selon son bon vouloir, il conduira par mornes et vaux de l'île-Papillon. Mais, dans son absence-présence, qui est donc cette invisible compagne, à ses côtés, sur le siège arrière, et à qui il parle, lors de ces véritables pèlerinages dans sa mémoire de promeneur solitaire ? Au fil(m) du compteur qui tourne, le rétroviseur de son taxi révélera-t-il enfin aux yeux-périscopes de Djo, la love story de Mario et de Tina, alias sa Miss Butterfly ...
Plus sûrement encore qu'un papa-cyclone dans les rhumatismes des vieux-corps, la manman-grève était prévisible. Et prévue, d'ailleurs. Par médiums et sociologues (bien sûr), cordonniers et coiffeurs (évidemment), tout comme (naturellement) taximen marron et sénateurs en bleus de travail de la Place de la Victoire. Les maîtres-manioc du Pont du Pérou, veilleurs au grain, avaient, via leur moussache au soleil, flairé aussi le mauvais temps. En revanche, ce que ni météo ni horoscope n'avaient prévu, c'était la durée de cette foutue tempête de nègres, soit vingt, voire vingt-cinq jours déjà, sans issue de secours à l'horizon constipé.
Une visite pleine d'humour de l'Histoire de l'Ile-Papillon, avec pour guide privilégié : la poésie. Le Western, référent traditionnel de l'écrasement des Indiens de l'Amérique du Nord, renvoie métaphoriquement ici à la Guadeloupe, à l'Arc Caraïbe et, au-delà, à l'Afrique.