Obscura vitis est une série photographique au long cours consacrée à la vigne et à celles et ceux qui la façonnent. Depuis 2011, Jean-Yves Bardin documente l'univers des vignerons engagés en agriculture biologique, biodynamique et vin nature. A travers une centaine d'images en noir et blanc, il explore les différents états de la vigne au fil des saisons pour révéler ce qui se joue dans ce dialogue ancestral entre l'homme et le vivant. Si la série convoque l'imaginaire du bestiaire médiéval, elle s'ancre profondément dans le réel : celui d'un monde agricole confronté aux bouleversements climatiques, économiques et sociaux. La vigne y apparaît comme un corps marqué par le temps, la taille, les outils, la sécheresse, le gel, le feu. Elle devient le témoin silencieux des tensions contemporaines qui traversent le monde viticole. Obscura vitis propose ainsi une lecture sensible mais documentée d'un territoire et d'un métier en mutation, où la poésie naît d'une réalité tangible : celle des vignerons qui travaillent la terre et d'une plante façonnée par des générations de gestes. UNE ECRITURE DOCUMENTAIRE ENTRE REEL ET IMAGINAIRE Mon travail repose sur une immersion de plus de quinze ans dans les vignobles français et européens. Il ne s'agit pas d'une approche illustrative du vin, mais d'un regard d'auteur nourri par la fréquentation régulière des vignerons. En hiver, lorsque les feuilles tombent, les ceps se dévoilent. Noueux, torsadés, scarifiés par les coups de sécateur, ils prennent des formes anthropomorphes. Cette perception que l'on nomme paréidolie devient un outil narratif : elle révèle la présence humaine inscrite dans le bois. Chaque pied de vigne est le résultat d'un façonnage patient. Chaque entaille est une décision économique, agronomique, vitale. Mais si les gestes du vigneron ont sculpté et façonné la vigne, celle-ci s'est émancipée et chaque pied prend une forme propre et une identité unique. La vigne devient vivante et peuple les lieux de gardiens invisibles, de formes énigmatiques, de créatures imaginaires. En retour, le vigneron est transformé par la vigne. Ses mains se durcissent, son dos se plie, son rythme s'accorde aux saisons. La relation est réciproque, presque symbiotique. Cette tension est au coeur de la série. LES SERIES Bestiaire Les ceps anciens, parfois centenaires, apparaissent comme des figures tutélaires. Ils incarnent la mémoire des lieux et la permanence du geste agricole. Photographiés en clair-obscur, isolés dans le paysage, ils semblent habités. C'est la trace concrète des générations de vignerons qui les ont taillés mais pas seulement, la vigne devient un bestiaire qui nous questionne sur le vivant. Déracinés Arrachées pour raisons économiques, climatiques ou sanitaires, les vieilles vignes s'entassent avant d'être brûlées. Ces amas de racines deviennent des corps abandonnés. Ils témoignent d'une crise viticole profonde : surproduction, baisse de consommation, aléas climatiques, incendies, sécheresses répétées. La photographie devient archive et acte de mémoire. C'est aussi une métaphore sur notre propre existence face à la vieillesse, la maladie et la mort. Givrés Le givre révèle la structure intime du bois et souligne les cicatrices laissées par les outils. La vigne en dormance expose ses blessures. Cette saison du silence montre la vulnérabilité du vivant, mais aussi sa capacité de résilience. Botrytis La pourriture noble (Botrytis cinerea) transforme la baie en matière concentrée. A travers des plans rapprochés, la série interroge notre rapport à la décomposition et à la transformation. Ce qui semble altéré devient source de valeur. Le vigneron agit en alchimiste, sublimant une matière fragile pour en extraire une énergie lumineuse. Memento mori Incendies, sécheresses, ceps calcinés : les stigmates du réchauffement climatique traversent les paysages viticoles, notamment dans le sud de la France. Les silhouettes noircies dressées vers le ciel deviennent des figures d'alerte. La série inscrit le travail dans l'actualité environnementale et pose une question centrale : que restera-t-il de ces vignobles et ces vignerons dans un futur proche ? Le choix du noir et blanc inscrit la série dans une tradition du reportage humaniste et documentaire. Les portraits de vignerons ponctuent le travail : visages marqués, regards directs, mains abîmées. Ils ne sont pas mis en scène comme des icônes, mais présentés dans leur environnement, au coeur de leur parcelle, dans une relation physique au territoire. Obscura vitis est une immersion dans un paysage travaillé par l'homme, fragilisé par le climat et habité par la mémoire des gestes. Entre document et vision, la série interroge notre rapport au vivant et à sa transformation. Elle propose un regard contemporain sur un monde rural souvent invisibilisé ou fantasmé, en révélant la dimension humaine, physique et presque charnelle du lien qui unit le vigneron à sa vigne.
10 ans de roadtrip de l'Auvergne à la Vendée en passant par toutes les régions viticoles de la Loire sur 424 pages, il fallait bien ça pour mettre en lumière les 170 vignerons que nous avons choisi. Installés sur les bords de Loire et ses affluents, ils travaillent tous leurs vignes et leurs vins en bio, biodynamie et vin naturel. Des hommes et des femmes qui se battent pour vivre en accord avec leurs valeurs et qui défendent le droit de faim le vin qu'ils aiment. Ces passionnés, fiers de leur travail, contribuent au renouveau des vins de Loire dans le monde entier. Aller à leur rencontre, goûter leurs flacons, essayer de comprendre leur approche, les suivre dans leur vigne ; plus qu'une envie, c'était une nécessité. Patrick Rigourd et Pascaline Lepeltier vous expliquent tout pour mieux comprendre cette Loire multiple et plurielle qui traverse quinze départements. Patrick Rigourd présente les vignerons et leurs cuvées avec simplicité, justesse et passion. Et pour mieux savoir qui se cache derrière ces vins, Jean-Yves Bardin vous dévoile les portraits de ces "Vignerons en Liberté".
Vainqueur du Grand Prix des Nations à dix-neuf ans, recordman du monde de l'heure à vingt-deux et vainqueur du Tour de France à vingt-trois, Jacques Anquetil est un "exemplaire unique" dans l'histoire du cyclisme. Unique pour sa précocité, unique pour un style aujourd'hui encore inégalé. Son palmarès est riche de cinq Tours de France, de deux Tours d'Italie, d'un Tour d'Espagne, de neuf Grands Prix des Nations, et du fabuleux doublé Dauphiné libéré / Bordeaux-Paris. Cas unique aussi, celui d'un grand champion français qui reçut de ses compatriotes plus de sifflets et d'insultes que d'applaudissements, notamment sur les routes du Tour de France. Sa rivalité mémorable avec Raymond Poulidor n'explique pas tout, même si elle porta à leur paroxysme les mouvements d'hostilité. Comment une telle incompréhension a-t-elle pu progressivement s'installer entre le public français et un champion tricolore qui accumulait pourtant les victoires ? Dans Anquetil, le mal-aimé, Yves Jean revient sur le parcours d'un cycliste hors du commun.
10 ans de roadtrip de l'Auvergne à la Vendée en passant par toutes les régions viticoles de la Loire sur 424 pages, il fallait bien ça pour mettre en lumière les 170 vignerons que nous avons choisi. Installés sur les bords de Loire et ses affluents, ils travaillent tous leurs vignes et leurs vins en bio, biodynamie et vin naturel. Des hommes et des femmes qui se battent pour vivre en accord avec leurs valeurs et qui défendent le droit de faim le vin qu'ils aiment. Ces passionnés, fiers de leur travail, contribuent au renouveau des vins de Loire dans le monde entier. Aller à leur rencontre, goûter leurs flacons, essayer de comprendre leur approche, les suivre dans leur vigne ; plus qu'une envie, c'était une nécessité. Patrick Rigourd et Pascaline Lepeltier vous expliquent tout pour mieux comprendre cette Loire multiple et plurielle qui traverse quinze départements. Patrick Rigourd présente les vignerons et leurs cuvées avec simplicité, justesse et passion. Et pour mieux savoir qui se cache derrière ces vins, Jean-Yves Bardin vous dévoile les portraits de ces "Vignerons en Liberté".
Et si le meilleur appareil photo, c'était vous ? Quand la technique ne suffit plus, c'est le regard et la langue photographique qui font la différence. La photographie, même silencieuse, parle. C'est un langage à part entière : il s'apprend, se structure, se perfectionne. Mal maîtrisé, il brouille le message. Assimilé, il donne à vos images une voix claire et puissante, il sublime vos idées et vos émotions. Ce livre met en lumière ce qui se joue dans une image et vous aide à en maîtriser les codes. Il vous apprend à « parler photo », à penser vos images comme un récit : choisir le bon ton, construire un vocabulaire visuel, affirmer un style conscient et assumé. Il s'adresse à celles et ceux qui veulent dépasser la simple captation du réel, pour créer des images qui vont au-delà de ce qu'elles montrent. Des images qui témoignent du monde, vous racontent vous et continueront de parler bien après vous.
Nicolas José ; Gautier Christophe ; Kouchner Berna
Nous sommes au tout début des années 1980. José Nicolas fait la connaissance de Bernard Kouchner qui vient de créer Médecins du monde. Cette rencontre, déterminante, le conduira à couvrir de nombreux conflits, car Bernard Kouchner est présent sur tous les fronts, au Liban, au Kurdistan, en Afghanistan ou encore en mer de Chine. Pendant six ans, José Nicolas photographiera inlassablement l'action de Médecins du monde. Il nous ouvre aujourd'hui ses archives photographiques et invite son frère d'armes à les commenter. Car cette époque de militantisme est aussi celle d'une nouvelle manière de penser l'action humanitaire, dont Bernard Kouchner est le plus grand ambassadeur. José Nicolas est reporter photographe. A partir de 1984, il couvre pour l'agence Sipa de nombreuses guerres (Liberia, Liban, Afghanistan, Bosnie, Somalie...). Grièvement blessé au Rwanda en 1994, il décide de devenir indépendant. Il continue à travailler sur les conflits tout en s'intéressant à des sujets de société ou relatifs à l'environnement. Bernard Kouchner est médecin, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Militant de l'action humanitaire et du droit d'ingérence, il fut plusieurs fois secrétaire d'Etat et ministre (Action humanitaire, Santé, Affaires étrangères et européennes). Avec la collaboration de Christophe Gautier. Aujourd'hui rédacteur en chef délégué de VSD, Christophe Gautier est également un compagnon de route de José Nicolas. Ils sont partis en reportage au Kosovo à plusieurs reprises entre juin 1999 et janvier 2001. Bernard Kouchner administrait alors la province pour l'Organisation des Nations unies. Christophe Gautier éclaire chacune des missions des French Doctors au regard du parcours de José Nicolas et des événements historiques.
De l'invention du daguerréotype au début du XIXe siècle jusqu'aux derniers développements de la révolution du numérique, ce livre à la fois distrayant et approfondi constitue un ouvrage de référence original très largement illustré dans lequel chacun pourra puiser.Classées chronologiquement pour dessiner une histoire de la photographie, les idées développées ici concernent les nouvelles pratiques culturelles, les évolutions sociales, et les révolutions techniques ou théoriques. Chaque concept fait l'objet d'un texte vivant illustré d'images qui analyse son apparition et son influence ultérieure sur la photographie.S'il existe déjà un grand nombre des livres consacrés à l'histoire de la photographie, à ses aspects techniques et aux grands photographes, il n'en existe aucun qui aborde ainsi le sujet à travers cent concepts majeurs.
La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.