Je plonge des bleus. Suivi de Rien n'est tant bleu que le feu
Arras Delphine
QUARTETT EDIT
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EAN :9782493307132
Je plonge des bleus, est un hématome. Un texte qui panse. Entrailles de la ville, artères, entrailles de la mer, de corps, de mer et de corps, la mère ; c'est le sujet d'un manque. Un pas. Pas un, nous dit l'autrice. Une quête irrésistible de retrouvaille mais l'objet perdu, perdu. Encore mort ! Géographie éclatée. Intemporalité. Hier, aujourd'hui et demain dans un même présent. A la ville, à l'océan, à la forêt dans le même endroit. Rêve Freudien ou l'endroit et l'envers se fréquente sans savoir de qui de l'un, de qui de l'autre est l'envers de l'endroit, l'endroit de l'envers. Il nous faudra faire notre propre chemin de lecture, flâner et se perdre dans ce labyrinthique paysage ou toute la place nous ai faite comme une invitation, un désir de suscité chez nous, une curiosité, le désir, le désir de désir. Voilà enfin. Ce livre de Delphine Arras est un livre sur le désir. Vois là en fin le désir. La peau des mots est le sensuel de la phrase. Le sang de la phrase regorge de la sexualité du texte, un entremêlement de sens et de sensation. Une expérience. C'est l'épopée quasi amiotique de ce texte intraveineux. Sanguin. Amoureux. Sanguin amoureux et monstrueux. Là est toute l'affaire de ce texte. Le moteur. Entremêlement encore. Paradoxe du naturel et du surnaturel du beau et du monstrueux, de la merveille et du monstre. Un bestiaire, une bestiole d'aujourd'hui. Petite bête qui monte de l'enfance, mangeaison démangeaison, et qui descend. Plonger la tête la première dans les bleus, les ecchymoses du réel. C'est le travail d'écriture que mène Delphine Arras, d'arpenter les chemins, autour du monde, autour d'un monde, de son monde, d'une cruelle absence, qu'elle tente par tous les moyens de saisir, d'attraper au vol de l'écriture pour nous l'apporter sur un plateau d'argent. Après les ecchymoses du réel, il y a une joie qui pousse de toute ses forces ; une écriture et c'est de cette écriture, de ce voyage-là, que l'autrice nous convie sincèrement, généreusement.
Nombre de pages
144
Date de parution
14/02/2025
Poids
140g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782493307132
Auteur
Arras Delphine
Editeur
QUARTETT EDIT
Largeur
110
Date de parution
20250214
Nombre de pages
144,00 €
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Recueil de poésie contemporaineLire la poésie de Delphine Arras, c'est accepter d'être bousculé. Il nous faut renoncer à comprendre pour simplement se laisser traverser par cette voix déroutante.Sa langue est entraînante, entêtante, drôle, porteuse de visions et d'élans. Delphine Arras nous invite à faire comme elle : laisser les mots advenir et s'étonner de leur talent, autoriser la vie à s'engouffrer.
Le roman de Jean d'Arras, Mélusine ou La Noble Histoire de Lusignan, terminé en 1393, fait entendre pour la première fois dans la littérature les "cris de la fée" Mélusine, que son époux, manquant à sa parole, a surprise sous sa forme de serpente. Roman foisonnant, qui mêle récits de croisades, chroniques historiques, livre d'éducation des princes, épisodes épiques et contes de fées. Roman qui prête au conte universel des amours impossibles entre un mortel et un être surnaturel les traits propres à la culture princière du Moyen Age flamboyant, son amour du livre, son souci dynastique. Roman qui, comme tant d'autres récits médiévaux, recourt simultanément aux histoires les plus fabuleuses et aux faits les plus concrets pour affronter la grande question des relations entre les sexes et entre les mondes. Cette nouvelle édition fait appel à l'ensemble de la tradition manuscrite de Mélusine de jean d'Arras; elle en offre, pour la première fois, une traduction intégrale
Bar Dominique ; Bar Pierre ; Arras Antoine d' ; Ca
« Ce prêtre est un volcan » déclara le Cardinal Bernard Panafieu, archevêque de Marseille, en découvrant la vie de l'abbé Jean-Baptiste Fouque, prêtre de son diocèse mort en 1926. Cet infatigable acteur de la charité, tourné vers les plus vulnérables, laissa une trace indélébile dans sa ville natale, créant des ?uvres dont de nombreuses perdurent aujourd'hui. Une bande dessinée rééditée et augmentée de 8 pages pour découvrir le destin et la postérité d'un homme de prière, inlassablement à l'écoute de chacun et pardonnant au nom de Dieu. Un Marseillais au grand c'ur, déclaré bienheureux par l'Église catholique en 2018, et peut-être bientôt saint !
Il y a des nuits où le corps ne comprend pas sa propre charge. Comme les bouchers au petit matin quand ils livrent la viande. Des bêtes entières sur leurs épaules. On croirait qu'ils se portent eux-mêmes. Dans l'obscurité les bouchers se portent eux-mêmes entièrement nus sur leurs épaules. La nuit devant l'enseigne éteinte. Attendre que la boucherie ouvre. Se ronger un ongle. Enlever ce qui dépasse. Une lumière dans la boutique. Le jour tous ces gestes qu'ils font. Les bouchers qui portent des carcasses sur leurs épaules. Deux corps qui s'emmêlent. L'un vivant et l'autre mort.
Quand je suis parti de mon endroit de naissance, ce n'était pas comme partir en vacances, ou dire "je vous enverrai une carte portale, bisous, et bientôt je reviendrais ". C'était grave dans les yeux de mon père et dans les yeux de ma mère, comme un crime que j'aurais fait, comme une trahison de leur amour. C'était comme couper l'herbe ou la racine sous le pied de leur espoir pour moi. Mais mes pieds il fallait bien qu'ils prennent la route pour ne pas devenir lourds comme la pierre, mon coeur avec, mon coeur mangeur d'air pur.
La menace la menace on va pas se/ laisser grignoter par la menace/ Ils doivent savoir que le plein est/ plein/ Le vase est plein/ Et que quand c'est plein ça déborde/ Et que là ça déborde/ La menace c'est pour qui se laisse avaler par la menace Et une république se laisse pas avaler par une menace/ Une république ça fait la république/ Et la république est au-dessus de toute menace/ La république ça doit savoir fermer la gueule à ceux qui l'ouvrent trop/ On va pas sacrifier tous les symboles au nom d'une revendication qui ne dit pas son nom/ Une revendication qui n'est pas vraiment une revendication mais une mort programmée