Une série d'écrits aristotéliciens traitant de " sagesse ", de " philosophie première ", de " philosophie théologique ", ont été rassemblés ultérieurement par des éditeurs sous le nom de " métaphysique ". Le nom est peut-être sans rapport avec la chose. On cherche donc à savoir quel est l'objet des traités aristotéliciens ; si même ils ont un objet unique. Le résultat de cette enquête est positif ; les traités ont bien un objet unique : ils explicitent de quelle manière la philosophie première est science de l'être en tant qu'être. Il y a bien une théorie achevée des principes et des causes de la substance. Il y a davantage, la théorie du discours qui convient à l'expression des principes et des causes : une théorie de la définition. La consistance des traités peut être retrouvée lorsqu'ils sont replacés dans leur contexte problématique, celui d'une tradition divisée entre physiologues et platoniciens : les premiers privilégient la cause du mouvement mais ne rendent pas compte de la forme, les seconds n'expliquent pas comment leurs formes peuvent rendre compte du mouvement. La solution aristotélicienne consistera dans l'invention d'une théorie de la forme qui intègre le mouvement, afin que l'étude de la nature ne soit pas laissée au hasard. Ce souci aristotélicien se révèle assez différent de ce que toute interprétation " métaphysique " des traités laisserait entendre.
Nombre de pages
127
Date de parution
06/12/1999
Poids
106g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782130505419
Titre
Aristote, la "Métaphysique"
Auteur
Jaulin Annick
Editeur
PUF
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115
Poids
106
Date de parution
19991206
Nombre de pages
127,00 €
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Sous l'intitulé, non aristotélicien, de Métaphysique se présentent plusieurs traités dont l'unité thématique n'est pas explicite. On peut pourtant dégager l'unité et la cohérence du propos si l'on entend ces traités comme des traités de philosophie première, destinés à dégager les principes et les causes - c'est-à-dire l'être - de ce qui est. Cette unité tient à la notion de forme (eidos) entendue comme substance première (ousia prôtè). Mais cette forme ou eidos ne saurait s'entendre comme espèce, sauf à reprendre la thèse (critiquée comme platonicienne) de la causalité des universels; et la substance première (ou ousia prâtè) n'a pas le sens d'individu qu'elle avait dans le traité des Catégories. La forme est la syntaxe d'un tout; ce qui distingue la conception hylémorphique aristotélicienne de toute "schématisation" extérieure d'une matière par une forme sans rapport avec le mouvement. Cette conception de la forme nourrit les arguments aristotéliciens dans le débat avec ses prédécesseurs, physiologues et platoniciens, et fournit une nouvelle version de la parole de Thalès selon laquelle "le monde est plein de dieux". Les dieux, comme les substances premières, sont à comprendre selon les rapports de la puissance et de l'acte.
Jaulin Annick ; Gauthier-Muzellec Marie-Hélène ; W
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