Qui va là ? C'est une femme, elle écrit, et d'abord le désir de se donner aux yeux, depuis la petite fille qui, tête renversée vers les étoiles, déclare qu'elle veut "faire actrice", jusqu'à la comédienne qui, de train en train et de scène en scène, joue sa vie en attendant les rôles. Mais elle est aussi cette insolente qui ricane face à tous les sérieux. Cette amoureuse qui voudrait confier aux mots l'amour et le manque d'amour. Cette femme étonnée de soi à qui le regard des autres ne suffit plus pour se comprendre. Il lui faut un théâtre plus vrai, où dire plus, être plus nue, déclarer les surprises du rêve aussi bien que les folies du corps, le tourment d'une musique, l'envie de mourir, le gris d'une ville, les semblables qu'on touche et ceux qu'on regarde passer, mille sueurs, l'ennui, la chair d'une voix, le dégoût, la soif, le ciel. Ce théâtre plus vrai, c'est l'écriture. Le dernier rôle, il est là, vivace et couché dans un livre, le livre qu'on laisse après soi comme avis de passage.
Nombre de pages
376
Date de parution
01/09/1984
Poids
370g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070701674
Titre
Naissance
Auteur
Janvier Ludovic
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
370
Date de parution
19840901
Nombre de pages
376,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les soixante-huit "apparitions" de ce volume s'apparentent, par le brillant et l'alacrité tonique de leur art, aux Brèves d'amour publiées précédemment par l'auteur. Tantôt historiettes, tantôt monologues, billets d'humeur ou brèves de comptoir, ces textes de deux à quatre pages surprennent et ravissent tour à tour par la grande variété de ton, la sensibilité, la vivacité, la justesse de touche qu'ils déploient. Ce qu'ils racontent ou font "apparaître" derrière des personnages sans éclats et des situations ordinaires, ce sont nos travers, nos petites manies, notre frivolité, nos angoisses, nos excès d'égoïsme, nos faiblesses, bref, tout le champ de notre condition humaine. Et ce, avec un bonheur d'écriture constant, une secrète volupté.
Chacune de ces Brèves (il y en a vingt-deux) s'est invitée avec sa folie propre, son goût de rire ou de chagri chagrin, son obscure passion pour les riens de l'existence : on voit un bras qui se lève et c'est l'éternité. Mais chacune raconte une histoire qui s'impose par son timbre, sa respiration, comme un parleur acharné à se faire entendre. Et on l'écoute : il parle pour sauver sa vie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.