Né à Paris en 1934, Ludovic Janvier, romancier et essayiste, fait entendre en poésie une voix qui ne se soucie d'aucune référence, d'aucune révérence : alliance d'un rythme affirmé, d'une rythmique, et d'une volonté de dire les éclats de mémoire, d'ironie, de fureur, les commotions soudaines. Ludovic Janvier écrit au plus près du corps, il s'investit sang et os dans une parole qui ne craint ni la violence, ni la gouaille, ni la dérision froide. Souvent, il semble parler comme pour se donner congé, comme pour se piéger. C'est un souffle qui entretient la forge et les braises, les cris, les murmures, qui fait que la bouche sort de l'ombre et que les muscles, doucement, transmuent de l'air pour créer une musique de mots. La poésie de Ludovic Janvier est une succession d'instants qui objectent, qui poussent au désespoir lucide, qui ne cherchent pas plus à adoucir le manque que les moeurs. L'impatience en est l'énergie première, sans cesse convoquée et toujours insatisfaite. Comme le suggère le titre de son recueil, il y a en toute chose, en toute action, en toute émotion, de La mer à boire, de l'impossible à affronter, du défi à relever, mais sans oublier d'en sourire, sans oublier d'avouer mine de rien que ce n'est quand même pas "la mer à boire" . Parole du doute brutal, la voix de Ludovic Janvier est de celles qui régénèrent sans ménager de repos.
Nombre de pages
120
Date de parution
10/04/1987
Poids
180g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070708000
Titre
La Mer à boire
Auteur
Janvier Ludovic
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
180
Date de parution
19870410
Nombre de pages
120,00 €
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Résumé : Les soixante-huit "apparitions" de ce volume s'apparentent, par le brillant et l'alacrité tonique de leur art, aux Brèves d'amour publiées précédemment par l'auteur. Tantôt historiettes, tantôt monologues, billets d'humeur ou brèves de comptoir, ces textes de deux à quatre pages surprennent et ravissent tour à tour par la grande variété de ton, la sensibilité, la vivacité, la justesse de touche qu'ils déploient. Ce qu'ils racontent ou font "apparaître" derrière des personnages sans éclats et des situations ordinaires, ce sont nos travers, nos petites manies, notre frivolité, nos angoisses, nos excès d'égoïsme, nos faiblesses, bref, tout le champ de notre condition humaine. Et ce, avec un bonheur d'écriture constant, une secrète volupté.
Résumé : Chacune de ces Brèves (il y en a vingt-deux) s'est invitée avec sa folie propre, son goût de rire ou de chagri chagrin, son obscure passion pour les riens de l'existence : on voit un bras qui se lève et c'est l'éternité. Mais chacune raconte une histoire qui s'impose par son timbre, sa respiration, comme un parleur acharné à se faire entendre. Et on l'écoute : il parle pour sauver sa vie.
Ce roman ne raconte pas une histoire, mais des centaines nées les unes des autres et menées selon un rythme de sang, de rage. On ressent une émotion physique à la lecture de cette brillante liturgie du sexe et de la mort. La décomposition suggérée par Ludovic Janvier s'impose d'abord au niveau du langage. Sa brutalité souvent insoutenable classe cet écrivain dans la lignée de Céline et de Bataille.
Résumé : Qui va là ? C'est une femme, elle écrit, et d'abord le désir de se donner aux yeux, depuis la petite fille qui, tête renversée vers les étoiles, déclare qu'elle veut "faire actrice", jusqu'à la comédienne qui, de train en train et de scène en scène, joue sa vie en attendant les rôles. Mais elle est aussi cette insolente qui ricane face à tous les sérieux. Cette amoureuse qui voudrait confier aux mots l'amour et le manque d'amour. Cette femme étonnée de soi à qui le regard des autres ne suffit plus pour se comprendre. Il lui faut un théâtre plus vrai, où dire plus, être plus nue, déclarer les surprises du rêve aussi bien que les folies du corps, le tourment d'une musique, l'envie de mourir, le gris d'une ville, les semblables qu'on touche et ceux qu'on regarde passer, mille sueurs, l'ennui, la chair d'une voix, le dégoût, la soif, le ciel. Ce théâtre plus vrai, c'est l'écriture. Le dernier rôle, il est là, vivace et couché dans un livre, le livre qu'on laisse après soi comme avis de passage.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.