Le texte de cet ouvrage est dédié «à tous ceux qui racontent des histoires», et les illustrations «à tous ceux qui résistent face à la réalité». Mais au fait, raconter et résister, n'est-ce pas la même chose? Nous savons qu'une mémoire et un imaginaire nourris de récits transmis par d autres hommes permettent à l'enfant, puis à l'enfant devenu adulte, d'affronter les questions, les obstacles, les peurs, sur le chemin de la vie. Une condition essentielle, cependant, doit être remplie: que résonne la voix du «passeur», pour qu'au-delà des limites spatiales et temporelles imposées aux individus, se perpétue, grâce à la musicalité de la langue, la conscience d'appartenir à une commune humanité. Les joues rouges répondent à cette exigence en mettant en scène un jeune garçon s adressant directement au lecteur pour lui faire part de son émerveillement à l'écoute des histoires racontées par son grand-père. Celles-ci sont rapportées dans un langage qui porte à la fois les marques du conteur et celles de l'enfant, traduisant bien la relation de confiance qui s établit à travers l'acte de narration, et dont le livre lui-même se propose finalement de matérialiser le témoignage sous une forme accessible à tous. La succession des images montre comment s'opère, dans l'esprit de l'enfant, son appropriation du monde par lequel son grand père lui dit avoir passé; et le signe visible de cet héritage, ce seront de jolies joues rouges, transmises, elles aussi, à travers les générations. Prix: gagnant du Bologna Ragazzi Award 2006 Fiction
Nombre de pages
32
Date de parution
16/06/2009
Poids
506g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782940408047
Titre
Les joues rouges
Auteur
Janisch Heinz ; Blau Aljoscha
Editeur
NOTARI
Largeur
250
Poids
506
Date de parution
20090616
Nombre de pages
32,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Till, ce personnage hérité de la littérature médiévale allemande, se joue de tous avec malice, à tel point que son nom allemand qui se traduirait par chouette-miroir, ses deux objets fétiches, est passé dans la langue française pour décrire un caractère semblable au sien : espiègle. Lisbeth Zwerger, sensible aux facéties du personnage, à glissé dans chacune de ses illustrations un clin d'exil subtil à son espièglerie. Ici, un sac se transforme, le temps d'une image, en cochon, et là, une poule laisse quatre doigts comme empreinte ade son passage...
Madame Hortense, c'est notre voisine. Elle a quatre-vingt-onze ans. Elle n'a ni enfant ni mari et elle a perdu presque tous ses amis. Sauf mes parents. Et moi, Arthur. Souvent, elle est trop fatiguée pour se lever. Alors je vais chez elle lui raconter des histoires. Et quand elle éclate de rire, ça me fait rire aussi. Madame Hortense, elle dit que la gaieté c'est comme les oreillons, c'est contagieux, mais en mieux."
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Après avoir célébré en Suisse le centenaire de la disparition de Ferdinand Hodler (1853-1918), l'année 2019 est marquée par les commémorations du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet (1819-1877), qui, suite à son engagement politique pendant la Commune à Paris, se voit contraint de fuir la France et de vivre ses dernières années en Suisse, où il meurt en 1877. Lorsque Courbet s'exile en Suisse en 1873, Ferdinand Hodler, alors âgé de vingt ans, demeure depuis peu à Genève. Ayant évolué dans les mêmes cercles artistiques, les deux peintres auraient pu éventuellement se rencontrer à l'Exposition nationale suisse de Lausanne de 1876, à laquelle tous deux participent. L'exposition Courbet-Hodler est un projet commun du Musée Gustave Courbet et des Archives Jura Brüschweiler, qui, dans le cadre de leur mission, ont pour objectif de mettre en valeur l'oeuvre de Ferdinand Hodler en Suisse comme à l'étranger, par le biais d'expositions et de publications. La collaboration avec le Musée Gustave Courbet offre ainsi une opportunité unique de présenter les tableaux du peintre suisse au public français.
Les Visages du lointain est un catalogue qui rassemble une trentaine de dessins réalisés par Joanna Concejo pour son exposition au Musée d'art et d'histoire - Hôtel Beurnier-Rossel - à Montbéliard, accompagnés de textes poétiques de Rafael Concejo. Des figures de la famille bourgeoise ayant vécu dans cet hôtel particulier du 18e siècle ressurgissent, imbriqués dans des décors végétaux flamboyants. Les collections, le mobilier, l'artisanat et le patrimoine naturel donnent le ton d'une poésie entre étrange et merveilleux.