
Dans l'atelier des Colombe (Bourges 1470-1500). La représentation de l'Antiquité en France à la fin
Si l'intérêt du Moyen Age occidental pour l'Antiquité gréco-romaine est aujourd'hui unanimement reconnu par les historiens, les images qu'il en a laissées continuent d'être qualifiées d""anachroniques"dans la littérature sur le sujet, laissant entendre que les artistes médiévaux étaient incapables de (se) représenter les anciens Grecs et les anciens Romains autrement que travestis sous les dehors de leur propre temps. Ce livre se propose de mettre à l'épreuve cette idée communément admise à travers l'étude minutieuse du traitement des décors et des costumes dans les cycles iconographiques de matière antique réalisés par l'un des plus grands ateliers français d'enluminure de la fin du XVe siècle, celui de Jean Colombe et de ses fils, à Bourges. Suivant une méthode résolument pluridisciplinaire, confrontant systématiquement l'image au texte, la culture des artistes à celle de leurs commanditaires, notre propre regard avec celui du lecteur-spectateur médiéval, cette étude révèle toute la complexité de la réflexion des Colombe - et plus généralement des artistes français de la fin du Moyen Age - pour figurer l'Antiquité. Loin d'avoir ignoré les problèmes d'altérité et de vraisemblance historique, tous ces" historieurs "ont au contraire multiplié les expérimentations formelles pour introduire dans leurs oeuvres une distanciation avec leur propre époque, qu'elle soit d'ordre culturel ou temporel. Cette enquête offre, en outre, la première synthèse sur l'oeuvre foisonnante des Colombe et apporte un certain nombre d'informations nouvelles sur leur méthode de travail, leur culture visuelle, les contacts artistiques qu'ils ont établis et le rayonnement de leur art sur la production contemporaine, montrant que cette famille d'enlumineurs, si souvent citée dans les ouvrages d'histoire de l'art, était en fait assez mal connue."
| Nombre de pages | 340 |
|---|---|
| Date de parution | 14/12/2012 |
| Poids | 896g |
| Largeur | 175mm |
| EAN | 9782753520318 |
|---|---|
| Titre | Dans l'atelier des Colombe (Bourges 1470-1500). La représentation de l'Antiquité en France à la fin |
| Auteur | Jacob Marie ; Caillet Jean-Pierre |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 175 |
| Poids | 896 |
| Date de parution | 20121214 |
| Nombre de pages | 340,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La quadrature du cercle. Un problème à la mesure des Lumières
Jacob MarieConstruire un carré ou même un rectangle parfaitement égal à un cercle est impossible. Tel est l'enjeu de la quadrature du cercle. Durant plus de deux mille ans les hommes ont vainement tenté de résoudre ce problème. Au XVIIIe siècle ces explorateurs de quadrature sont si nombreux qu'ils forment une véritable armée, combattue par les savants. En 1775, l'Académie royale des sciences de Paris, submergée de candidats et de projets, prend une décision dont elle n'est pas coutumière: elle frappe d'anathème la quadrature du cercle, celle-ci est désormais interdite. Le phénomène des quadrateurs au XVIIIe siècle n'a jamais été étudié pour lui-même mais seulement de façon marginale, comme la bizarrerie de quelques personnages isolés sans les considérer comme un groupe social cohérent. La Quadrature du cercle va à la rencontre de ces hommes hors normes - parfois prêts à certaines extrémités pour mener à bien leurs recherches - tout en analysant les lacunes et écueils des connaissances en jeu. S'adressant aussi bien aux historiens et mathématiciens qu'aux amateurs d'énigmes et prenant appui sur un corpus de textes originaux et inédits, cet ouvrage se propose d'étudier la quadrature sous ses différents aspects, et de montrer combien les quadrateurs emblématiques du XVIIIe siècle dessinent une sorte de zone d'ombre de la raison éclairée. Au-delà d'un problème strictement mathématique, c'est tout un pan de l'esprit et de la société des Lumières qui apparaît ici sous un jour nouveau.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER53,85 € -

La Première Compagnie des Indes (1664-1704). Apprentissages, échecs et héritage
Ménard-Jacob Marie ; Le Bouëdec GérardQuand Colbert crée la première Compagnie royale des Indes Orientales en 1664, il nourrit de grands espoirs sur l'entreprise asiatique, malgré le demi-siècle de retard qu'accuse la France sur les autres Européens. Dès 1665, arrivent dans la péninsule indienne, commis, marchands et directeurs qui ont la responsabilité de fonder les premiers comptoirs. Mais les Français ne connaissent pas l'Inde et doivent passer par une phase d'observation, de compréhension puis de maîtrise de l'espace. A eux de saisir les spécificités du négoce oriental, de prendre en compte la conjoncture locale mais également de déterminer les codes d'une cohabitation française entre négociants, officiers royaux, ecclésiastiques, médecins ou aventuriers. Mais toutes ces initiatives sont entravées par la distance qui prive les loges de marge de manoeuvre, car la Compagnie des Indes est fondamentalement écartelée entre Paris (pôle décisionnel) et Surate ou Pondichéry (pôles d'exploitation). Finalement, malgré quarante ans d'apprentissage laborieux, la Compagnie des Indes, accablée par trois guerres européennes, traversée par de nombreux conflits indiens, et endettée depuis sa création, ne résiste pas au poids des conjonctures. Elle échoue ainsi indéniablement sur les plans économique et administratif. Toutefois les entreprises indiennes du XVIIe siècle ne sont pas vaines, car elles posent les fondements nécessaires aux succès français du siècle suivant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 € -

Trésors enluminés de Normandie. Une (re)découverte
Hatot Nicolas ; Jacob MarieL'exposition Trésors enluminés de Normandie. Une (re) découverte, organisée par le musée des Antiquités de Rouen, s'intéresse à une facette méconnue des collections médiévales et Renaissance des musées et collections normandes. Manuscrits et feuillet enluminés souffrent d'un grand éparpillement, et si en France la majorité d'entre eux sont conservés par les bibliothèques publiques ou les centres d'archives, les pièces des musées sont le plus souvent peu documentées. Elles n'en constituent pas moins de précieux témoignages de l'art de l'enluminure. En collaboration avec l'IRHT et l'INHA, le musée des Antiquités fait état des découvertes réalisées en Normandie, de la simple somptuosité de la lettre ornée à la véritable peinture de manuscrit. En écho à la précocité archéologique qui vit le jour en Normandie au début du XIXe siècle, et à laquelle le musée des antiquités doit sa création, le catalogue propose également un voyage dans la redécouverte plus générale du patrimoine enluminé.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,01 € -

L'Antiquité entre Moyen Age et Renaissance. L'Antiquité dans les livres produits au nord des Alpes e
Blondeau Chrystèle ; Jacob MarieComment l'Antiquité était-elle perçue et interprétée dans le royaume de France et dans les Etats bourguignons aux derniers siècles du Moyen Age ? Dans quelle mesure ce regard et les usages qu'il pouvait dicter - intellectuels, moraux, politiques - se sont-ils modifiés entre les années 1350, période des premières traductions françaises de textes classiques à l'instigation du roi Jean le Bon, et la décennie 1520, traditionnellement considérée comme le début de la Renaissance en France avec le retour de captivité de François Ier après la défaite de Pavie et le coup d'envoi du chantier de Fontainebleau ? C'est autour de ces questions, centrées par souci de cohérence sur la production livresque, manuscrite et imprimée, que s'articulent les dix-huit contributions du présent volume. Elles révèlent les enjeux littéraires (traductions, réécritures et humanisme), artistiques (essor du style à l'antique, art de la perspective) et, surtout, idéologiques (moralisation des mythes, condamnation de la tyrannie, éloge de la femme, émergence d'un sentiment national) que revêtent l'histoire et la mythologie antiques au tournant du Moyen Age et de la Renaissance.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,00 €
