Jacques Izoard (1936-2008) a longtemps et durablement occupé dans le champ de la poésie francophone de Belgique la position d'un de ses principaux représentants, jouissant, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières du pays, d'une visibilité souvent supérieure à celle de la plupart de ses contemporains. Cette anthologie composée par Gérald Purnelle trace un cheminement de poèmes "dont on ne pourrait enlever un mot ni déplacer une virgule" (Eugène Savitzkaya) et présente une sélection des plus beaux coups de plume du poète belge. S'y donne à lire un apprentissage de la vie et de l'écriture, où la réalité du sujet dans ses sensations, son expérience existentielle, rencontre sans cesse l'usage du langage pour en rendre compte. Eminemment sensuelle, brassant les lieux, les objets, les corps et les souvenirs d'enfance, la poésie d'Izoard témoigne d'une confiance ambiguë dans le pouvoir des mots. Izoard pratique un hermétisme ouvert, qui n'impose pas un sens unique, mais où le sens n'est pas refusé, le lecteur recevant les moyens de le produire, à travers l'éclair provoqué par le contact des mots, tirés d'un lexique toujours concret.
Date de parution
04/02/2016
Poids
252g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782875680747
Titre
J'APPRENAIS A ECRIRE, A ETRE - ANTHOLOGIE
Auteur
IZOARD JACQUES
Editeur
ESPACE NORD
Largeur
120
Poids
252
Date de parution
20160204
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L'oeuvre de Jacques Izoard présente, dans la poésie belge de la deuxième moitié du XXème siècle, une ampleur et une évidence singulières qui lui valent, non seulement en Belgique, mais aussi en France et dans le reste du monde, une large reconnaissance. Cette oeuvre, il est maintenant possible à tout amateur de la lire dans sa totalité et dans son développement. Les recueils majeurs côtoient aujourd'hui les prémices de l'oeuvre, les plaquettes confidentielles, les ensembles oubliés, les périodes moins connues : bref, des pans entiers d'un long parcours qui reste largement à redécouvrir - ou à découvrir, pour les très nombreux inédits qui sont ici rassemblés pour la première fois. L'art de Jacques Izoard, dans sa spécificité, est immédiatement reconnaissable : non pas tant un simple style d'écrivain, mais une écriture, la voix d'un poète. Maints commentaires critiques (moins nombreux que ce que la place qui lui revient laisserait attendre) se sont attachés à décrire sa démarche poétique et son monde. L'occasion est offerte, et le moment venu, d'explorer à nouveau l'ensemble des poèmes de Jacques Izoard. J'invite le lecteur à faire de son côté sa propre lecture. Pour ma part, je choisis de faire quelques pas sur trois chemins entrelacés, en me fondant sur ce que permet cette édition collective : esquisser l'histoire de l'oeuvre, de sa formation et de son évolution ; baliser l'émergence, tout au long de ce parcours, d'un discours sur la poésie dont se manifeste la cohérence et la continuité de pensée ; souligner l'importance, à côté des poèmes qui ressortissent à sa manière la plus caractéristique, d'autres visages d'Izoard-poète, à travers des textes, des thèmes et des dimensions plus particuliers. Dans les trois cas, l'apport des inédits se révèle riche, voire capital."
Présentation de l'éditeur Cachaprès, le braconnier, court tel une bête sauvage à travers les bois depuis l'enfance jusqu'au jour où il aperçoit Germaine, la belle fermière. Pour la première fois, Cachaprès éprouve de l'amour, un amour fruste, sauvage mais sincère et Germaine se laisse toucher par l'emportement passionné de ce mâle terrible. Elle cède. Puis la lassitude arrive ; elle cherche à rompre ; mais le braconnier veille sur son amour avec une fureur jalouse, jusqu'à mourir. C'est l'éternelle histoire, l'éternel drame de l'amour. Publié en 1881, Un mâle est un des meilleurs romans naturalistes et a valu à Camille Lemonnier (1844-1913) la notoriété et l'enthousiasme de Zola.
Rocafrène, 1957. Un village semblable aux autres : un curé, un charcutier, des artisans. Mais il abrite aussi un artiste peintre, José Cohen, venu s'y réfugier sous l'Occupation. Et une très jolie personne : Thérèse, la fille du charcutier. Le peintre a convaincu la belle Thérèse de poser nue au bord de la rivière. Le tableau est demeuré secret jusqu'à ce qu'un article du journal local en dévoile l'existence. Le village s'enflamme. José Cohen est retrouvé mort. Les activités troubles de chacun des protagonistes durant la guerre se révèlent insidieusement.
Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. A moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses. Il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu'une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l'absurde redonne des couleurs à une existence terne.