La norme sous la République et le Haut-Empire romains. Elaboration, diffusion et contournements
Itgenshorst Tanja ; Le Doze Philippe
AUSONIUS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782356131805
Cet ouvrage croise les compétences de spécialistes de l'histoire du droit, de l'histoire politique, militaire, intellectuelle, culturelle, sociale et religieuse, afin de faire émerger les lieux et les instances de production des normes ainsi que les espaces de résistance aux contraintes normatives. Une trentaine de contributions de chercheurs français, allemands, belges, suisses et italiens, permettent d'aborder le problème complexe de la normativité à Rome sous des angles de réflexion variés. Le rôle des traditions savantes (la philosophie, le théâtre, la poésie, l'histoire, notamment) dans la "fabrique de la norme" a été l'objet d'une attention toute particulière. La norme en matière religieuse est également évoquée grâce à une réflexion croisée menée par des spécialistes de la religion romaine traditionnelle, des cultes isiaques et des religions monothéistes. Un troisième axe aborde l'influence des institutions et des élites dans la genèse des normes, à travers l'analyse de diverses magistratures, du rôle du Sénat ou encore de la fonction de prince. Ce volet est complété par des études sur le populus, sur les tribuns de la plèbe ainsi que sur les assemblées populaires. Enfin, après une réflexion sur la place de l'armée et des guerres civiles du 1er s. a.C. dans la création de nouvelles normes, les modalités de diffusion de celles-ci (à travers la monnaie, les graffitis, les exempla ou encore la législation) font l'objet de plusieurs études.
Nombre de pages
681
Date de parution
09/03/2017
Poids
1 344g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356131805
Titre
La norme sous la République et le Haut-Empire romains. Elaboration, diffusion et contournements
Auteur
Itgenshorst Tanja ; Le Doze Philippe
Editeur
AUSONIUS
Largeur
170
Poids
1344
Date de parution
20170309
Nombre de pages
681,00 €
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Entre voyage et hymne amoureux envers sa mère patrie Rome, le De Reditu suo de Rutilius Namatianus, conservé par delà les siècles, est une véritable mine de savoir et de poésie. Il s'agissait donc de s'intéresser à cet auteur, un personnage qui peut à bon droit fasciner. Rutilius Namatianus, aristocrate païen en voyage et poète se présente comme un regroupement de textes pointus rédigés par des spécialistes reconnus et avisés. A l'automne 417, un aristocrate et haut fonctionnaire gallo-romain dont on ne sait à peu près rien en dehors de ce qu'il dit lui-même, revient de Rome en Narbonnaise où il est un grand propriétaire foncier. Il a eu l'heureuse idée de raconter ce retour sous forme poétique. L'ouvrage, en deux livres, intitulé sans doute De reditu suo, Sur son retour, est partiellement conservé. La partie qui nous reste couvre le voyage de Rome à Luna (entre les villes d'Italie actuelle de Carrare et Sarzana). Outre ses qualités littéraires, qui n'avaient pas échappé à Huysmans, Rutilius fournit dans ses vers des éléments documentaires essentiels pour une période critique de l'Empire romain : les années qui ont suivi les invasions vandales et suèves de 406 en Gaule, et la prise de Rome de 410 par les Goths d'Alaric. Son éloge de Rome, ville idéalisée, ses tirades contre les moines et les juifs sont célèbres. Mais Rutilius laisse aussi des zones d'ombre qui soulèvent de nombreuses questions : il n'explique pas, par exemple, la raison de son retour en Gaule. Le présent volume aborde le De reditu suo et son auteur en parallèle et sous des angles divers – historiques, géographiques, culturels, littéraires – et constitue à ce titre une sorte de somme du savoir actuel sur Rutilius.
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Deuxième ville du Bordelais au temps de son âge d'or au XIIIe siècle, Saint-Emilion conserve de cette période un patrimoine exceptionnel, tant sur terre... que sous terre. A partir de ses origines mythiques liées à un ermite breton venu s'installer en ce lieu au milieu du VIIIe siècle, la petite cité se développe d'abord autour d'un monastère et prospère ensuite grâce à ses bourgeois. Ces derniers élisent une jurade qui veille de près à l'économie de la ville, déjà basée sur le commerce du vin ! Des faubourgs populeux et de multiples couvents se développent bien au-delà des murailles qui nous sont parvenues. La guerre de Cent ans met un coup d'arrêt brutal à cette dynamique... Saint-Emilion a fait l'objet durant près de 10 ans de recherches universitaires qui ont permis de mieux connaître son histoire et mieux comprendre son architecture. Ce livre, richement illustré, s'attache aujourd'hui à partager auprès du grand public les résultats de ces travaux".
A la fin de l'âge du Fer, le nord-ouest de la Gaule est subdivisé en plusieurs cités indépendantes. Entre Manche et Atlantique, huit d'entre elles ont fait l'objet d'une attention particulière dans le cadre de cette enquête archéologique, qui vise à comprendre leur organisation et le rôle joué par les différents sites d'habitats. Contrairement à ce qui a longtemps été admis par les chercheurs, cette synthèse, issue d'une thèse de doctorat, met en exergue la pleine intégration de ces régions occidentales dans les processus sociaux qui marquent la fin de l'âge du Fer en Europe celtique et qui conduisent au développement de l'urbanisme et à la formation des territoires entre le IIIe et le Ier siècles a. C. La démarche consiste en une analyse des formes et des fonctions des agglomérations, mais également en un examen des espaces à caractère religieux (sanctuaires), des sites fortifiés et des établissements aristocratiques. Ce dépouillement exhaustif permet aujourd'hui de raisonner sur les liens économiques, voire administratifs, existant entre ces divers types de sites, tout en réfléchissant à la structuration sociale des cités et à l'évolution de leurs organisations jusqu'au Haut-Empire romain.